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Nicolas Lapierre, Alexander Wurz et Kazuki Nakajima avec Toyota
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LMP1 : Toyota alignera la paire Wurz-Lapierre-Nakajima en 2012

L’engagement de Toyota en LMP1 se précise : Toyota a annoncé hier qu’ils allaient inclure des pilotes de haut rang dans leur équipe 2012 dans le championnat du monde d’endurance : Alexander Wurz, Nicolas Lapierre et Kazuki Nakajima.

Ancien pilote de Formule 1 et double vainqueur des 24 heures du Mans (1996, 2009), Alexander Wurz quitte donc Peugeot après trois éditions sous leurs couleurs. Il quitte donc un des équipages les plus compétitifs pour un nouveau challenge pour lequel il s’est montré « excité et désireux de s’y impliquer ».

L’engagement de Toyota s’accompagne d’un prototype à énergie hybride, qui témoigne de l’avancée de la technologie en faveur de l’environnement voulue par le sport automobile. Si les puristes peuvent trouver l’initiative contraire à l’esprit du sport, le son des prototypes essence étant plus en accord avec leur idée du sport, ils pourront néanmoins se réjouir d’une potentielle concurrence en haut de l’affiche, entre Audi et Peugeot. On aura en effet enfin l’occasion, sans faire injure à Aston Martin, de constater la valeur d’un prototype LMP1 essence hybride face à l’ultra-domination des diesels dans la catégorie depuis plusieurs années.

De son côté, Nicolas Lapierre était engagé par le Team Oreca, une équipe qui sera impliquée dans le projet Toyota. Comme Wurz, le pilote français a souligné l’intérêt qu’il portait à l’initiative de Toyota mais surtout les possibilités offertes au sein des locaux de Toyota Motorsport en Allemagne : deux souffleries intégrées, un département consacré au design des châssis, un autre pour les moteurs, même chose pour les pièces, etc.

Enfin, la paire est complétée par l’ancien pilote de Formule 1 et protégé de Toyota, Kazuki Nakajima. Le Japonais a déjà couru en endurance, en Super GT au Japon en 2005 et 2011. Il aura donc l’occasion d’acquérir de l’expérience en WEC aux côtés de pilotes expérimentés dans la discipline.

L’annonce de Toyota est un signe fort : ils ne veulent pas faire de la figuration, mais, selon leurs propres termes, « marquer l’histoire lors des 24 heures du Mans, tout comme dans le championnat du monde FIA endurance grâce à notre technologie hybride ». Leurs adversaires sont prévenus.

Toutefois, rappelons-nous l’engagement de Toyota en Formule 1, avec des moyens colossaux et une ambition considérable, qui s’est suivi par quelques podiums mais aucune réelle performance compte tenu des moyens mis en places alors. Rappelons-nous aussi les participations aux 24 heures du Mans dans les années 1990 : en 1998, après de belles qualifications, deux des trois GT1 engagées étaient classées dans le top 10. La numéro 29 a dû renoncer à cause de la casse de la boîte de vitesses, la seconde s’est classée neuvième au général, 25 tours derrière la Porsche 911 GT1 vainqueur. En 1999, touchée par de nombreuses crevaisons, l’équipe se battait pour la victoire et a dû changer de pneumatiques après avoir réduit l’écart avec les premiers à moins d’une minute. La victoire leur a donc échappé de peu cette fois-ci, ce qui illustre bien le fait que Toyota a toujours bien figuré mais n’est jamais parvenu à gagner.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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