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10 informations futiles sur le Grand Prix de Chine

Nouveauté pour 2014 sur ChequeredFlags.fr, nous vous proposons désormais chaque mercredi avant les Grand Prix une preview composée de dix informations futiles. Histoire de briller en société, ou de vous changer des communiqués formatés des équipes, toutes concentrées à vous expliquer le fonctionnement des nouveaux Power Unit V6 1.6 T/H.

1 – Macao acteur du premier Grand Prix de Chine

Le Grand Prix de Chine a 10 ans et organise sa onzième édition en 2014. Toujours organisé à Shanghai, celui-ci aurait toutefois dû être organisé sur le circuit international de Zhuhai. Il aurait dû, comme le Grand Prix de Malaisie, accueillir son premier Grand Prix en 1999.

Pascal Wehrlein GP F3 Macao 2012

© CGPM

Or, le circuit n’a pas convenu aux instances de la FIA. Il fallait plus pour permettre à cette puissance émergente d’accueillir le Championnat du Monde de Formule 1. Les organisateurs du très célèbre Grand Prix de Macao ont été appelés en renfort pour venir en aide au déploiement du projet. En 2002, un contrat de sept ans avec la FOM est confirmé pour débuter en 2004.

2 – Un long fleuve tranquille ?

Le tracé de Shanghai a tout du circuit moderne conçu pour la Formule 1 et les disciplines internationales : MotoGP, V8 Supercar ou encore WTCC et A1 Grand Prix. Financé par le gouvernement, le circuit voit sa rentabilité questionnée fin 2008. En 2009, l’avenir de l’épreuve devait être déterminé.

En réalité, l’extension du contrat n’a pas été formalisée en 2010. Bernie Ecclestone est monté au créneau et a dissipé les interrogations. Il a fallu attendre février 2011 pour qu’un accord intervienne. La Chine voulait diminuer les frais d’accueil du Grand Prix, parmi les plus élevés des circuits hôtes de la F1. Ils ont obtenu gain de cause pour un renouvellement du Grand Prix de Chine qui court jusqu’à 2018.

3 – Des vainqueurs diversifiés, Ferrari bien placée

Ferrari a remporté le plus de Grands Prix de Chine. Dès la manche inaugurale en 2004, Rubens Barrichello s’imposait. Ferrari a même pu remporter deux courses consécutives en 2006 et 2007.

Rubens Barrichello 2004 Formule 1 Shanghai

© Ferrari

Seul McLaren a pu en faire de même entre 2010 et 2011. Red Bull et Renault se partagent un succès chacun entre la victoire de Fernando Alonso en 2005 et Sebastian Vettel en 2009. Le constructeur McLaren comptabilise le plus de podiums avec 9 arrivées sur ce sésame.

4 – Les transports en commun pour dynamiser le nombre de spectateurs

En 2004, le Grand Prix de Chine a attiré 260 000 spectateurs. Ce chiffre n’est pas allé en s’améliorant. Des mesures ont été prises : les billets d’entrée ont été revus à la baisse en 2011.

Vitaly Petrov 2010 F1 Grand Prix de Chine

© Charles Coates/LAT Photographic

Outre cette décision, l’annonce d’une station de métro près du circuit est intervenue dans le même temps. Les organisateurs ont parié sur ces mesures pour développer sur le long-terme l’affluence. Fédérer le public prend du temps, même après la première décennie d’un Grand Prix !

5 – Un héritage architectural à la Shrek

Fait peu commun, le circuit de Shanghai a été construit sur un site qui, auparavant, faisait figure de marais. Le circuit n’est pas le seul à proposer des infrastructures originales, notamment ses tribunes. En effet, le paddock est réputé pour accueillir de manière inédite les équipes. Des plateformes s’apparentant à de typiques maisons chinoises, toutes séparées, proposent une hospitalité hors du commun.

6 – Lewis Hamilton, le plus polyvalent à Shanghai

Les succès des pilotes se résument simplement au Grand Prix de Chine. Lewis Hamilton et Fernando Alonso ont chacun engrangé deux succès à Shanghai. Ils pourraient, si Mercedes continue de dominer le plateau 2014, être départagés ou voir Nico Rosberg les rejoindre suite à sa victoire en 2012.

Lewis Hamilton 2013 F1 Grand Prix Chine

© Mercedes AMG

Kimi Räikkönen et Lewis Hamilton sont montés cinq fois sur le podium et détiennent ce record. Les pole positions sont revenues trois fois à Lewis Hamilton, à égalité avec Sebastian Vettel.

7 – Stars à domicile

Les pilotes chinois en Formule 1 n’ont pas été nombreux. Si Ho Pin Tung a obtenu sa superlicence probatoire pour quatre courses en 2010, c’est Ma Qing Hua qui a pris sa place sur les livres d’histoire de la Formule 1. En 2012 et 2013, il a en effet réalisé les essais libres 1 du Grand Prix de Chine chez HRT puis Caterham.

A une seconde et demie de son coéquipier titulaire du moment, Giedo van der Garde, Ma Qing Hua ne s’est toutefois pas classé dans les 107% de cette séance d’essais.

8 – Au-delà des six premiers ? Peu de chance de gagner !

En dix éditions, le poleman a remporté 5 fois la course et le vainqueur s’est trouvé huit fois sur la première ligne, deux fois sur la troisième ligne.

Michael Schumacher F1 2006 Shanghai

© Ferrari

La remontée la plus importante date de 2006, où Michael Schumacher était parti du sixième rang. En 2010, Jenson Button s’est imposé alors qu’il partait cinquième. Le Kaiser a conservé cette statistique à son avantage en dépit des années.

9 – Shanghai n’est pas une terre de GP2, sauf…

Le GP2 Asia a réalisé une manche lors de sa saison 2008-2009 en lever de rideau du Grand Prix de Formule 1. A l’époque, Roldán Rodríguez s’était imposé en partant depuis la pole, validant ainsi l’importance de bien se qualifier sur ce tracé. Lors de la deuxième course, c’était l’Italien Davide Valsecchi qui s’était imposé pour l’équipe Durango.

10 – Un défi pour le pilotage ?

Sur les huit vainqueurs du Grand Prix, six sont champions du monde de Formule 1. Mélange de sections lentes et de courbes rapides, le tracé de Shanghai impressionne dès son premier virage très particulier, en escargot. D’autres sections rappellent le technique virage n°8 d’Istanbul, en Turquie.

Romain Grosjean 2013 F1 Grand Prix Chine

© Lorenzo Bellanca/LAT Photographic

Tout ceci n’a rien d’étonnant quand on observe les récurrences des circuits signés Hermann Tilke. Les longues lignes droites demandent un compromis pour ne pas nuire à la vitesse de pointe tout en restant efficace sur les sections les plus lentes. De plus, la météo incertaine rend souvent délicat ce Grand Prix, surtout lorsque les pneumatiques commencent à lâcher. Lewis Hamilton a laissé filer le titre sur ce Grand Prix de Chine en 2007 en rentrant dans la voie des stands. Kimi Räikkönen a perdu de nombreuses positions sur ce même tracé, en fin de course, tant ses pneus Pirelli l’avaient lâché en fin de relais. Si ce circuit est un défi pour le pilotage, il est surtout très délicat pour les machines !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

2 plusieurs commentaires

  1. Ma Qing Hua était déjà 3e pilote chez HRT en 2012 ! 😉

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