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Monaco Grand Prix 2014 Formule 1
© Alastair Staley/Lotus F1

10 informations futiles sur le Grand Prix de Monaco

Nouveauté pour 2014 sur ChequeredFlags.fr, nous vous proposons désormais chaque mercredi avant les Grands Prix une preview composée de dix informations futiles. Histoire de briller en société, ou de vous changer des communiqués formatés des équipes, toutes concentrées à vous expliquer le fonctionnement des nouveaux Power Unit V6 1.6 T/H.

1 – Un passé riche dès ses prémices

Le premier Grand Prix de Monaco remonte à l’année 1929, en dehors du Championnat du Monde de Formule 1 bien entendu. C’est moins de vingt ans après le premier rallye Monte-Carlo, épreuve tout aussi emblématique de la Principauté.

Cette épreuve est restée symbolique à bien des égards. Elle a été remportée par William Grover-Williams, qui utilisait l’alias W Williams pour courir. Son histoire, relatée dans l’œuvre de Joe Saward, The Grand Prix Saboteurs, est celle d’un homme tantôt pilote tantôt membre des services secrets britanniques lors de la Seconde Guerre mondiale.

William Grover-Williams a remporté cette course sur le Rocher au volant d’une Bugatti 35B avec une livrée couleur British racing green. A cette occasion, il a battu Rudolf Caracciola, l’Allemand favori au volant de sa Mercedes.

2 – Le tandem Noghès-Chiron à l’honneur

Faute de reconnaissance, l’Automobile Club de Monaco ne pouvait pas se contenter que du Rallye Monte-Carlo. A l’époque, l’ACM candidate pour intégrer l’Association Internationale des Automobiles Clubs Reconnus, l’instance gouvernante des sports mécaniques de l’époque. Cette candidature se termine par un refus, au motif qu’il manque à Monaco un événement majeur de sport mécanique qui soit organisé exclusivement au sein de la Principauté.

Anthony Noghès propose de créer un Grand Prix automobile dans les rues de Monte Carlo. Jouissant du soutien du Prince Louis II, Anthony Noghès est aussi épaulé par Louis Chiron. Son statut de pilote de course renommé au niveau européen n’est pas volé, puisque Louis Chiron juge que ces lieux sont propices à l’établissement d’un circuit.

Les deux hommes sont aujourd’hui mis en valeur en se partageant l’appellation de deux virages du circuit.

3 – Grand Prix mythique recherche épreuve de haut rang pour jumelage

Le premier Grand Prix offre un premier instantané de Monaco très fidèle à son image glamour et exclusive puisqu’il est basé sur le principe de l’invitation. D’ailleurs, tous les pilotes ne peuvent pas répondre présents, à l’image de Louis Chiron. Pourquoi un tel empêchement ? Celui-ci s’explique très facilement, en réalité : le pilote était déjà pris… pour réaliser les 500 miles d’Indianapolis ! Les deux événements ont par ailleurs lieu ce week-end.

Paradoxalement, le Grand Prix de Monaco reste un événement plutôt accessible en tribune et permet aux fans de s’approcher des pilotes de Formule 1 comme jamais.

4 – Quand Schumacher jouait les embouteilleurs du dimanche

Faisons un bond dans le temps pour retrouver deux éditions du Grand Prix de Monaco organisées au XXIe siècle.

Sous le régime de la voiture de sécurité, Michael Schumacher a bloqué les roues dans le tunnel et Juan Pablo Montoya n’a pas pu l’éviter. Cet incident a rapidement été oublié, tant ces dernières années, la Rascasse est devenue le symbole du stationnement gênant en ville.

Michael Schumacher 2006 Formule 1 Monaco

© Ferrari

En 2006, le septuple champion du monde allemand prend part aux qualifications et joue la pole position. En abordant le virage de la Rascasse, le Kaiser n’arrive pas à braquer comme il se doit et s’immobilise, paralysant la suite de la qualification et empêchant son rival espagnol, Fernando Alonso, d’effectuer une amélioration. Le lendemain, Fernando Alonso s’est imposé tandis que les deux Ferrari s’étaient élancées du fond de grille, Felipe Massa devant son coéquipier allemand.

5 – Le cadeau de René Arnoux à Renault dans la Principauté

Bien avant la saison 2006, synonyme de succès de Fernando Alonso à Monaco, et l’année 1995, premier succès de Renault avec Benetton dans la Principauté, l’histoire de Renault s’enrichit en 1982.

Si le Losange a déjà réalisé 21 pole positions avant le Grand Prix de Monaco 1982, la vingt-deuxième se joue à Monte-Carlo. Le V6 turbo accompagne René Arnoux dans sa quête pour la précision, la vitesse et le meilleur chronomètre. L’année suivante, Alain Prost reste sur cette dynamique avec une deuxième pole position consécutive dans les rues de la Principauté.

Ayrton Senna en fera de même en 1985, les trois décennies suivantes se montrant plus généreuses pour Renault à Monaco. Ayrton Senna a remporté le plus de Grand Prix de Monaco avec six succès enregistrés.

6 – Un rendez-vous qui sourit aux Français

Renault n’a pas été la seule entité à glaner des victoires. Entre les deux guerres mondiales, Bugatti a glané quatre succès. Le constructeur est resté invaincu lors des trois premières éditions avant de recevoir la réponse d’Alfa Romeo en 1932.

Du côté des pilotes, René Dreyfus a succédé à William Grover-Williams en 1930 pour devenir le premier vainqueur français. Quatre ans plus tard, Guy Moll l’a imité en offrant ce succès à Alfa Romeo. Maurice Trintignant a pris le relais en 1955 avant de récidiver en 1958. Avant les nombreux succès d’Alain Prost, Jean-Pierre Beltoise et Patrick Depailler ont respectivement remporté les éditions 1972 et 1976 du Grand Prix de Monaco.

Entre 1984 et 1993, Alain Prost et Ayrton Senna se sont partagé les succès, le Français en remportant quatre en cinq ans. Enfin, Olivier Panis est régulièrement cité pour avoir remporté cette course dans des conditions dantesques en 1996, faisant de lui le dernier pilote français vainqueur d’un Grand Prix de Formule 1.

7 – Stars à domicile

La Principauté de Monaco fournit au sport automobile de nombreux pilotes, notamment vis-à-vis du nombre d’habitants qui y réside avec ses 36000 habitants recensés en 2011.

Un seul s’est imposé dans le cadre du Grand Prix de Monaco, et non des moindres puisqu’il s’agit de Louis Chiron, vainqueur de l’édition 1931 au volant d’une Bugatti. Il était pourtant parti hors du top dix, mais cela lui a permis de construire méticuleusement ce succès avec un nouveau record du tour.

La fin de la course s’est soldée par la victoire de Louis Chiron… quelques cinq minutes devant Luigi Fagioni, son poursuivant direct !

En GP2 Series, le Monégasque Stefano Coletti a remporté la deuxième et dernière course du week-end en 2013.

8 – Des constructeurs en verve… ou non !

McLaren a bien profité de la compétitivité d’Alain Prost et Ayrton Senna pour glaner quinze succès à Monaco. Ferrari arrive loin derrière avec neuf victoires, soit deux de plus que Lotus et quatre de plus que BRM. Bugatti et Mercedes se partagent encore quatre victoires, mais la firme allemande a les capacités de dépasser la Française suite à un début de saison 2014 tonitruant. Un autre constructeur, Lancia, a connu une mésaventure inédite à Monaco comme l’expliquent nos confrères d’AUTOcult.

9 – Les antichambres de la Formule 1 en concurrence

Ce week-end, la Formula Renault 3.5 Series et le GP2 Series vont se partager la piste avec la Porsche Supercup et, bien entendu, le Championnat du Monde de Formule 1.

Ces deux antichambres ont amené leurs petites sœurs, l’Eurocup Formula Renault 2.0 et le GP3 Series, sur ce même circuit de Monaco. Pour éviter les problèmes sur ce circuit très difficile pour les hommes, ces disciplines adoptent un système de groupe en qualifications, ce qui minimise le trafic et aide les pilotes à se concentrer sur leur tour rapide plutôt que sur une gestion du trafic incessante.

Stefano Coletti 2013 GP2 Series Monaco

© Glenn Dunbar/GP2 Series Media Service

Voilà qui offre aussi du spectacle le vendredi, jour où l’activité en piste se calme pour permettre au Rocher de souffler un peu. Ce même spectacle débute en effet une journée plus tôt exceptionnellement à Monaco !

10 – Quand le Bois de Boulogne a répondu à Monaco

Les Grands Prix entre les deux guerres ont été évoqués, au même titre que ceux inscrits dans le Championnat du Monde de Formule 1. Mais entretemps, lors de la reprise des courses, le Bois de Boulogne a ouvert le bal le 9 septembre 1945.

Monaco a dû attendre 1948 pour retrouver un Grand Prix disputé dans la Principauté. Nino Farina a remporté cette édition au volant d’une Maserati 4CLT, avant de se diriger vers le titre mondial deux ans plus tard.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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