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Le schéma des qualifications de la Superleague Formula a de quoi inspirer les autres disciplines !
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Better F1 rules: 3 bonnes idées, 2 à éviter

Faisons un état des lieux des différentes disciplines incluant des monoplaces, et observons quels atouts bénéficient ces différentes séries. Comment la F1 pourrait-elle s’inspirer de telles idées ? Que doit-elle éviter de faire, à l’inverse ?

Bonnes initiatives

Modifier le système de qualifications en s’inspirant de la Superleague Formula

Un tirage au sort détermine deux groupes de 8 monoplaces réparties dans les groupes A et B. Chaque groupe de pilotes dispose de quinze minutes pour signer le meilleur temps possible. Les quatre voitures les plus rapides sont autorisées à continuer dans des quarts de finales, puis demi-finales et enfin la finale. Ce sont alors des combats face-à-face, où un pilote part pour un tour et son adversaire s’élance quelques secondes plus tard. A chaque fois, le plus rapide est autorisé à continuer, et à l’issue des qualifications, celui qui gagne le duel part en tête de la première course. Pour plus d’informations sur ce format, je vous invite à consulter le site de la Superleague Formula.

Permettre aux pilotes de repartir sans aide extérieure grâce à un démarreur, comme en GP3

Cela éviterait des polémiques quand quelqu’un est repoussé, ou mieux de sortir un drapeau jaune (ou la Safety Car !) alors que la monoplace est toujours en état de marche. Un tel système est envisagé pour 2014 avec les nouveaux moteurs.

Adapter le DRS en s’inspirant du push-to-pass et en allouant un nombre limité d’utilisations

Le DRS est un bon outil, mais il doit être optimisé. Si son usage est limité, alors la notion de stratégie opère. Nous ne parlons pas de délimitations de zones, mais disons que pour chaque Grand Prix, comme pour les push-to-pass, un pilote est autorisé à l’utiliser un certain nombre de fois où il le souhaite (en qualifications, l’usage est illimité, où est le problème ?). Si le DRS se révèle trop dangereux à un endroit, la FIA pourra simplement le notifier et pénaliser ceux qui tenteraient de l’utiliser à cet endroit précis.

Si vous voulez tuer le sport, inspirez-vous de celles-ci !

Ne jamais envisager de grilles inversées

Une grille inversée pénalise davantage encore un pilote qui a abandonné dans la course 1, lorsque seuls les huit premiers sont inversés. Lorsque la grille est totalement inversée, le problème est certes moindre, mais certains peuvent se distinguer, alors qu’ils n’auraient jamais pu montrer de telles choses sans cette règle. Beaucoup estiment que c’est une bonne chose, mais dans la mesure où les formules de promotions sont des véritables tests de préparation à la F1, il faut identifier les meilleurs au plus vite. Pour ce faire, il ne faut pas avantager les derniers pour leur permettre de s’illustrer facilement, et ce au détriment des pilotes plus rapides !

Dans la mesure du possible, ne plus ajouter d’artifices au détriment de la contribution du pilote

Eddie Irvine a récemment déclaré que la Formule 1 ressemblait à une pagaille dans laquelle il était impossible de distinguer un dépassement mémorable d’un dépassement facilité par un artifice quelconque. Un pilote n’aurait donc plus qu’à appuyer sur la pédale d’accélération et sur un bouton pour prendre l’avantage. Bien entendu, cela a permis à bien des luttes impossibles auparavant de se décanter. Toutefois, le DRS a montré ses limites : là où le dépassement n’est pas possible, l’amélioration est moindre. Débloquer les dépassements, la principale utilité du système, serait donc partiellement superflue. Son principal défaut cependant, à savoir de rendre les dépassements trop simples à certains endroits, se confirme davantage.

Autre chose : avec les bridages de tours moteur, et bien d’autres ajouts électroniques, le pilote ne fait plus la différence comme auparavant. Un bon pilote tirera toujours mieux, mais l’homme à la voiture plus rapide, s’il est assez bon, pourra gagner des courses sans être inquiété. Sebastian Vettel le prouve aujourd’hui. Il s’agit d’un très bon pilote qui se trouve, certes, dans un état de grâce, mais il lui suffit de lui creuser un petit écart pour être tranquille. Eh oui, le DRS n’est pas autorisé au-delà d’une seconde d’écart. Pendant qu’il gère sa course, les autres derrière se partagent le rôle du second. Aucune pôle position n’a été ratée par l’écurie Red Bull cette saison. Les départs de Fernando Alonso ou d’autres ne suffisent même pas à changer la donne.

Le pilote est donc principalement dépendant du rythme de sa monture. Combien de personnes sont nostalgiques de la magie d’un pilote qui, avec une voiture très modeste et dans un très bon jour, joue des coudes avec les favoris ? A votre avis, pourquoi la saison 2009 a été qualifiée du début à la fin de comte de fées ? Brawn est née des cendres de Honda, certes avec un développement bien plus long et un budget conséquent alloué par les Japonais. Toutefois, dès que le scénario David contre Goliath opère, la magie vient immédiatement.

Plus de soixante années de Formule 1 pourraient tout de même permettre à ceux qui mettent au point la règlementation d’être plus réalistes dans leurs décisions, non ? L’Overtaking Commission n’est-elle pas allée trop loin, comme nous l’avions souligné dans le passé ?

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

Un commentaire

  1. voila des commentaires que j’aime bref j’adore votre blog et votre style ! Merci de me rendre visite 🙂 Continuez ainsi !

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