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Ce qu’il faut retenir de la Commission F1

La Commission F1 s'est réunie le jeudi 3 novembre 2011

La guerre des Lotus devrait enfin prendre fin. Du moins, officiellement, la Commission F1 a accouché d’une issue positive à la résolution du conflit. Mais ce n’était pas le seul but de la Commission F1 aujourd’hui.

Genèse d’une guerre

La guerre avait commencé fin 2009, lorsque Tony Fernandes a fait entrer en F1 une équipe baptisée Lotus Racing, sous licence de Group Lotus, qui avait signalé à Fernandes que l’appellation historique « Team Lotus » appartenait à David Hunt, et non à Group Lotus.

Néanmoins, Fernandes avait fait tout son possible pour récupérer cette appellation historique, en la rachetant à David Hunt, puis en l’exposant sur son avion et des t-shirts. Une brèche au sens de l’accord passé avec le Group Lotus, qui dans le même temps avait décidé de se concentrer sur un team plus huppé, Renault, pour promouvoir le nom Lotus. Fernandes et Group Lotus ont donc stoppé leur collaboration et se sont poursuivis dans les tribunaux jusqu’en mai, où le juge a décidé que Fernandes pouvait faire courir Team Lotus sous ce nom mais que Group Lotus gardait le droit d’utiliser la marque Lotus sur ses voitures et en F1 s’ils voulaient avoir leur propre structure.

Fernandes avait cependant un plan B, en rachetant Caterham en Avril. L’homme d’affaires tenait ainsi l’occasion de réaliser le plan sport automobile et industrie civile qu’il avait formé pour Lotus, mais avec Caterham. Team Lotus utilisera donc autant que possible la marque Caterham afin de redynamiser le constructeur anglais possédé par Tony Fernandes, spécialiste dans ce domaine (cf. Air Asia au fond du trou il y a dix ans, puis puissant outsider ensuite sous son égide). Ce rachat a mené à de nouvelles discussions avec le Group Lotus, d’où la requête pour les changements de noms qui a atteri en Commission F1 aujourd’hui.

Dénouements du Lotus-gate

Ainsi, Team Lotus 2011 construira des châssis Caterham en 2012, et changera son nom en conséquence. Team Lotus devra impérativement changer le sien. Un alignement ou un rapprochement avec le nom de léquipe soeur en GP2, Caterham Team Air Asia, devrait être parmi les solutions logiques.

De son côté, Lotus Renault GP, qui construit des châssis Renault en 2011, construira des châssis Lotus en 2012. Lotus Renault GP pourrait changer de nom, mais cela reste à l’appréciation des propriétaires de l’écurie, Genii. Par ailleurs, il semble que le Group Lotus n’était pas vraiment favorable à un retour de l’étiquette Team Lotus en F1. Maintenant que les rôles sont inversés, voyons ce qu’il en deviendra. L’implication de Lotus avec Genii (ou de Genii dans Lotus via un consortium ?) devrait s’intensifier également, puisque l’écurie d’Enstone sera désormais officiellement affiliée au constructeur Lotus, tandis que Renault désire se désengager pour se concentrer sur l’activité motoriste.

Le cas Marussia

Marussia Virgin Racing, qui faisait rouler des châssis Virgin depuis son arrivée, va également changer le nom de ses châssis en Marussia. Une décision peu surprenante après la prise de capital majoritaire de Marussia durant l’hiver dernier. On pourrait épiloguer également sur le naming de Virgin qui pourrait prendre fin plus tôt que prévu (l’accord initial avec Manor se termine fin 2012), mais Virgin déclare que la présence sera toujours d’actualité dans le futur. Plutôt en simple sponsor ? A voir.

Le calendrier 2012 en question ?

Contrairement aux changements de noms, le calendrier 2012 est resté inchangé. Les doutes concernant les émeutes de Bahreïn ou les difficultés de la Corée du Sud ont été estimés comme négligeables semble-t-il. Quant à la question d’Austin, les membres de la Commission F1 semblent optimistes pour le retour aux Etats-Unis qui se déroulera dans un peu plus d’un an.

Un safety-car remis à plat ?

Des discussions sur les règles du Safety Car avaient également lieu. La question principale sur le sujet était de revenir à la règle de permettre aux pilotes à un tour de dépasser le safety-car pour rejoindre la fin de la file. Une solution qui avait ses avantages, comme celui de dégager la route pour les luttes en tête, mais également ses inconvénients, celui d’un SC trop long. Rien n’a encore filtré, mais la solution la plus simple serait peut-être d’éliminer les SC en F1. La présence de l’ECU permettrait un bridage électronique. Cependant Mercedes ne devrait pas apprécier cette solution.

Aucune équipe n’a communiqué, pourquoi ?

Les changements doivent cependant être ratifiés le 7 décembre lors du prochain Conseil Mondial du Sport Automobile (WMSC), le corps législatif de la F1. Mais il ne devrait pas y avoir de surprise ou de retournement de dernière minute, dans la mesure où le président de la FIA, Jean Todt, fait partie de la Commission F1. Cependant, dans la mesure où l’annonce est un moment délicat pour les PR des équipes concernées, aucune des trois ne devrait faire d’annonce avant le 7 décembre.

Pas de communication également sur la question des commissaires, où le recyclage des commissaires sur plusieurs GP était souhaité, afin d’obtenir plus de cohérence dans les décisions. On devrait en apprendre plus le 7 décembre.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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