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Choisir entre sport et show

Pirelli, fournisseur officiel de pneumatiques F1

DRS, KERS, ECU, quota de pneumatiques… Le nombre de termes techniques et d’additifs au règlement a transformé la Formule 1 de façon drastique.

Le nombre de données entrant en ligne de compte semble avoir augmenté de manière exponentielle ces dernières années. Blâmer l’évolution du flux d’informations disponible ne résumerait pourtant pas toute l’histoire. La Formule 1 a pu, du et su évoluer au fil des années, grâce à des personnalités clés du microcosme, et beaucoup soulignent que ces transformations se sont révélées nécessaires, même si certaines d’entre elles ont suscité et déclenché quelques polémiques.

Les amateurs du sport et ceux du spectacle se livrent depuis quelques années à des débats animés… voire mouvementés. En regardant les disciplines telles que le NASCAR, où le show est plus développé qu’en Formule 1, et en regardant l’intérêt que les Etats-Unis portent à la discipline, pourquoi le spectacle dérange-t-il tant ?

Spectacle ne rime pas forcément avec artifice, voilà tout. Lorsque les règlements des dix dernières années, et plus largement l’historique de la réglementation de la discipline, prouvent à quel point le spectateur peut se délecter d’une course grâce à un règlement bien calibré côté sportif, cela crée du mécontentement. Après tout, pour schématiser à l’extrême, si la dégradation forcée et soudaine des Pirelli invoque un intérêt des pneumatiques semblable à l’intérêt de la guerre de manufacturiers de pneus, pourquoi aller chercher jusqu’à ce point-ci ? A l’heure où Pirelli et le GPDA semblent trouver facilement un arrangement pour éviter de fournir des pneus durs non utilisés et pourtant systématiquement détruits, le problème fait plus que jamais débat.

En ce qui concerne le DRS, digne successeur du F-duct mais seulement autorisé dans une ou plusieurs zones définies avant chaque épreuve, la façon dont il a été introduit fait débat. Pourquoi autoriser son usage illimité en qualifications et le limiter durant la course ? Peut-être est-ce là une erreur de jeunesse pour l’outil ?

En résumé, les amateurs du sport restent plus nombreux que les amateurs de show, de crash et autres événements mondains et bling-bling. Le sport restera toujours ainsi mais changera au fil des années, comme pour réagir aux technologies nouvelles, aux problématiques environnementales et aux impératifs financiers. Si bien que choisir entre le sport et le spectacle ne se fera pas : les deux aspects complémentaires s’imbriqueront encore pour de nombreuses années. Il ne restera qu’aux hommes décideurs de la réglementation de trouver les meilleurs compromis, en accord avec les principaux acteurs de la discipline.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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