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© Circuit of Wales

Circuit of Wales : Silverstone questionne les subventions

Le circuit de Silverstone voit d’un mauvais œil les aides gouvernementales dont pourraient bénéficier le Circuit of Wales, circuit situé au nord d’Ebbw Vale. Son organisation, Silverstone Circuits Limited, a écrit au premier ministre britannique à ce sujet. Objectif : s’assurer que le gouvernement n’accordera pas de soutien financier au Circuit of Wales.

Rappel des faits

En 2012, l’idée de ce circuit international au Pays de Galles a été avancée. Le projet est censé dynamiser la région grâce à l’investissement dans plusieurs secteurs pour contrecarrer un taux de chômage plus élevé et des emplois davantage attribués à des personnes extérieures à la région.

Le problème de cet investissement est qu’il favoriserait ce projet aux frais du contribuable et au détriment de circuits déjà établis. Silverstone avait par ailleurs sollicité l’aide gouvernementale pour soutenir son circuit, qui reçoit le Championnat du Monde de Formule 1 et qui a beaucoup évolué. Cette aide aurait été jugée illégale et la demande s’est soldée par un refus.

Ce qui inquiète le circuit de Silverstone

Dans un communiqué, la société Silverstone Circuits Limited a salué le projet du circuit, soulignant les bienfaits de la concurrence entre circuits. En revanche, c’est bien la possible différence de traitement du gouvernement qu’elle conteste, au même titre que la difficulté de rentabiliser un circuit.

Silverstone a rappelé qu’un précédent avait été tenté à Donington. Or, avoir sous-estimé les réalités financières de l’accueil d’un Grand Prix de Formule 1 a mené à l’échec de l’évolution du circuit en raison d’un investissement insuffisant.

Pourquoi un gouvernement irait-il financer un Grand Prix ?

En théorie, un Grand Prix de Formule 1 coûte excessivement cher et, compte-tenu de la concurrence entre les pays, chacun tente de tirer son épingle du jeu. Pourtant, les retombées économiques pour les régions qui organisent des Grands Prix sont réelles.

Ces retombées économiques ne sont peut-être pas à la hauteur des investissements. Or, les pays qui s’en sortent le mieux aujourd’hui peuvent se permettre de se prendre au jeu et de payer une certaine somme pour accueillir la Formule 1. Et ce au grand dam des détracteurs de Bernie Ecclestone. Si un circuit ne bénéficie pas du statut de circuit historique, alors il ne sera pas sauvé coûte que coûte.

C’est pour cette raison que la France, qui a accueilli longtemps la Formule 1 sur des circuits distincts, est en difficulté face à des circuits comme Monza. Malgré tout, les circuits historiques restent exposés à des difficultés financières réelles, parfois liées aux rénovations, et sont parfois boudés : le Grand Prix de Belgique 2006 n’a pas eu lieu en raison de travaux d’envergure entrepris à Spa-Francorchamps.

Le problème va plus loin que la Formule 1 et concerne tous les événements d’envergure : coupe du monde, jeux olympiques, même Eurovision dans une moindre mesure. La question n’est donc pas vraiment de savoir si le gouvernement doit financer un Grand Prix mais si la population est prête à investir dans un spectacle qui plaira à une niche et quelques curieux.

Pire : dans le cas où le circuit est abandonné, voir les infrastructures dépérir n’est jamais agréable. Pensez au circuit urbain de Valence, où des vols ont été commis après la désertion de la Formule 1.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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