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Course Spa : la deuxième de Jenson Button

Jenson Button 2012 Formule 1 Spa

Sur le circuit de Spa-Francorchamps, la course de Formule 1 aurait pu prendre une envergure dramatique. Avec une telle grille, il était possible de s’attendre à un carton au premier virage, mais qui s’attendait à cela ?

McLaren

Commençons d’abord par le vainqueur de la course, Jenson Button. La route a été longue avant que le Britannique ne puisse retrouver la première marche du podium, décrochée lors de la première manche, puis il lui a fallu attendre la douzième ! Une course parfaite, dans laquelle il n’a pas connu de grande adversité, il faut le dire. Course contrôlée de A à Z, cherchée à l’issue de casse-tête chinois incessants avec les Pirelli et la marche à suivre pour le développement de la monture.

Quant à Lewis Hamilton, il n’y a rien à dire de sa course, ruinée dès le départ par Romain Grosjean, qui a embarqué avec lui également le leader du championnat, Fernando Alonso. La responsabilité du Britannique n’est pas en cause, l’accident étant l’affaire d’un seul homme. Nous y reviendrons.

Red Bull

Sebastian Vettel n’a pas eu tâche facile aujourd’hui, et a dû se battre pour remonter jusqu’à la 2e place suite à une qualification serrée. La bonne opération au championnat est pour lui, d’autant plus qu’il dépasse son coéquipier Mark Webber, classé 6e. Après une pénalité pour changement de boîte de vitesses, l’Australien n’est pas parvenu à maintenir le même rythme que son coéquipier même s »il reste au contact au championnat.

Red Bull a d’ailleurs toutes les cartes en main au championnat des constructeurs, son duo de pilotes étant plus fiable et régulier que la plupart des équipes de pointe ! Mais McLaren sera à surveiller, les deux pilotes étant capables d’en faire de même s’ils ne jouent pas de malchance.

Lotus

Commençons par une statistique édifiante : Kimi Räikkönen est en tête du classement des kilomètres parcourus, Romain Grosjean est bon dernier. Pourtant, c’était un domaine dans lequel le Finlandais peinait à se distinguer auparavant ! Pour lui, la déception de ne pas s’imposer sur son circuit de prédilection doit subsister, mais son dépassement au Raidillon et sa 3e place finale font qu’il a très bien rempli le contrat et qu’il reste en lice pour le titre mondial. Le scepticisme de début de saison sur son retour est déjà bien loin, comme à l’accoutumée il n’a rien à prouver à qui que ce soit et vise toujours le meilleur, d’où ses sollicitations auprès de son équipe d’utiliser encore et toujours plus de puissance pour se distinguer.

Quant à Romain Grosjean, difficile de ne pas être catégorique sur son cas. Deux participations en Belgique, deux résultats similaires, mais la manière est encore pire que la dernière fois. Sa suspension pour le prochain Grand Prix à Monza, où Jérôme d’Ambrosio le remplacera, parle d’elle-même. Un réel gâchis pour un pilote qui dispose d’un potentiel. Certains pensaient que sa saison de GP2 l’an passé lui avait fait tirer les conclusions nécessaires, mais ce n’est pas encore le cas. Ce qui est sûr, c’est que s’il ne parvient pas à se débarrasser de ces départs le poussant à l’abandon, la Formule 1 lui tournera le dos bien assez vite. Espérons que sa suspension le laisse méditer et comprendre ce qu’il n’est pas acceptable de faire.

Force India

Soyons honnête : Force India n’était pas dans le coup ce week-end, mais a réussi à bien faire avec Nico Hülkenberg, et dans une moindre mesure Paul di Resta. La quatrième place de l’Allemand lui permet de passer devant son coéquipier au championnat. L’écart reste serré entre les deux hommes, preuve de l’homogénéité du duo. Hülkenberg ne pouvait faire mieux aujourd’hui, et la satisfaction doit être de rigueur. De quoi donner du baume au coeur, également, à quelques manches du Grand Prix d’Inde où il serait bien vu de bien figurer.

Paul di Resta sauve sa peau avec la 10e performance, mais inévitablement la comparaison avec son coéquipier ne joue pas en sa faveur ce week-end. Mais l’Ecossais n’est pas du genre à baisser les bras, il prendra sa revanche.

Ferrari

Cette fois-ci, c’est Felipe Massa qui sauve les meubles ! Fernando Alonso ne se fera jamais au circuit des Ardennes aujourd’hui, mais il n’y pouvait absolument rien. Il n’était alors qu’une victime du premier virage qu’il tentait d’aborder de la façon la plus normale possible. Au mauvais endroit au mauvais moment, il a failli se faire guillotiner par un Français. Voilà qui continue d’alimenter le débat sur les cockpits fermés : pour le moment ça passe, mais les cas de figure ont été nombreux et on observe même une recrudescence des cas où la tête du pilote est exposée. Faudra-t-il attendre qu’un pilote perde la vie pour prendre les décisions qui s’imposent ? Nul le ne sait aujourd’hui, mais le fait de se pencher sur des solutions est un début. Trouver un compromis entre la forme d’un championnat monoplace et les impératifs de sécurité est primordial.

La cinquième place de Felipe Massa est en soi une bonne performance, mais comme toujours elle n’impressionne pas. Le Brésilien a eu quelques difficultés à dépasser certains de ses adversaires, et au championnat il ne quitte pas son ancien coéquipier Michael Schumacher. Tout un symbole.

Mercedes

Si les incidents du départ ont souri aux flèches d’argent, décrocher les 7e et 11e places pour Schumacher et Nico Rosberg demeure un résultat mitigé. Parti des tréfonds de la grille, Rosberg n’a pu entrer dans les points malgré un gain de places conséquent. Schumacher est quant à lui resté aux avant-postes durant la course avant de sombrer petit à petit jusqu’à la 7e place. Se faire dépasser au Raidillon par Räikkönen n’a pas dû être facile pour celui qui s’est imposé davantage en Belgique que le Finlandais, mais il était clairement dominé par la Lotus à ce stade-là, au contraire du début de course. Un sentiment de ne rien pouvoir faire pour hausser son niveau de jeu, voilà ce que renvoie Mercedes. L’équipe arrêtera-t-elle les frais ? La question reste ouverte, mais la saison est encore longue !

Toro Rosso

Comment doubler son nombre de points ? Regardez Toro Rosso et vous comprendrez : les deux pilotes égalent leurs meilleurs résultats et entrent tous deux dans les points. Il faut bien une course agitée dès le départ pour cela, mais les deux hommes ont fait le boulot. Pour les Français, Jean-Eric Vergne devance son coéquipier de quelques secondes, mais il s’agit d’un fait incontestable. La course a été solide, les dépassements inspirés et la prestation mérite une bonne note pour chacun des deux. Sera-ce suffisant pour s’assurer un avenir dans la discipline ? Seul le temps le dira, mais les deux pilotes sont très bien estimés par les observateurs. Un bon début !

Williams

Avec cette voiture et le meilleur tour en course de Bruno Senna, l’absence des montures dans les points n’est pas acceptable. Pastor Maldonado, qui a écopé d’une pénalité sur la grille pour avoir gêné un pilote en Q1 qui n’a pas été éliminé de cette Q1, a volé le départ, admettant avoir fait une erreur avec l’embrayage. Cinq places de pénalité pour cela. Ajoutez la même pénalité pour avoir heurté Timo Glock au nouveau départ, et vous obtenez une double pénalité. Si cette dernière pénalité semble se justifier, les deux autres – et surtout celle du départ volé, puisqu’il n’a pas été impliqué dans l’incident du départ et qu’il a finalement abandonné, semble très injuste, voire incompréhensible. Pourquoi Grosjean écope-t-il d’un ban et pas Maldonado ? La gravité de l’accident à Spa doit jouer dans cela, indéniablement, mais aujourd’hui beaucoup s’interrogent sur la raison pour laquelle Maldonado n’en a jamais écopé pour l’ensemble de son oeuvre. Signe que les pénalités semblent délivrées de façon assez hétérogène et qu’une standardisation des règles est désormais urgente. Pour plus d’informations sur ce point, je vous invite à lire Will Buxton qui tape dans le mille dans son analyse du problème.

Sauber

Qualifier ses montures dans le top 5 était un exploit pour Sauber, mais les réjouissances n’auront pas duré. La monoplace de Kobayashi est restée scotchée un temps sur la grille, tandis que Sergio Perez envoyait malgré lui Maldonado en toupie, le Mexicain étant poussé par l’accident du premier virage. Ce sera l’abandon. La 13e place finale de Kobayashi est donc extrêmement décevante, tant Sauber était dans un bon rythme. Un véritable week-end chat noir, donc.

Caterham

Vitaly Petrov a tiré son épingle du jeu, réalisant une performance qui semblait impossible il y a encore peu de temps : dépasser Heikki Kovalainen au championnat. Pour le Finlandais, tout s’est mal passé : parti en tête à queue alors qu’il était monté au 10e rang, il a connu des problèmes au stand. Même si Petrov a lui aussi perdu de précieuses secondes dans ces mêmes stands, la perte était bien moindre et la 14e place finale est solide. Difficile pour le Finlandais d’espérer trouver un baquet recherché dans ces conditions, alors qu’on l’attendait plus dominateur face au Russe. Attention cependant, nous venons juste de passer la mi-saison et il sera encore temps de se ressaisir ! Les choses changent vite, la hiérarchie entre coéquipiers ne déroge pas à la règle.

Marussia

Elles se suivent et se sont même battues : Timo Glock et Charles Pic terminent dans cet ordre. Si Glock avait pris l’ascendant, Pic le lui avait repris avant de céder sa position une bonne fois pour toutes pour l’Allemand. C’est positif pour ce dernier, tant les dernières courses ont été dures face au Français dont le travail paie sans aucun doute. Il est intéressant d’observer les comparaisons faites entre Pic et d’Ambrosio face à Timo Glock. Il est difficile de trancher, les Belges estimant que la prestation est similaire tandis que les Français considèrent que Pic a fait du meilleur travail que d’Ambrosio. Ce qui est sûr, c’est que ce seront aux équipes de trancher sur le cas Pic, qui fait parler de lui de façon positive ça et là dans le paddock !

HRT

Il s’agissait d’une erreur qui a coûté cher à Narain Karthiyekan. Mordre la bordure et l’herbe l’a conduit dans le mur, et sa roue s’est même décrochée dans le choc, signe d’un problème de sécurité à résoudre, lui aussi. Pedro de la Rosa franchit la ligne bon dernier à un tour. La 18e place n’est toutefois pas son meilleur résultat, celui-ci étant classé 17e à domicile, à Valence. L’Espagnol fait ce qu’on lui demande et ne peut faire mieux que terminer les courses et amener son expertise à la petite équipe.

A l’issue de la 12e manche en Belgique, l’avance de Fernando Alonso n’est plus aussi importante qu’auparavant et, comme il le souligne, il ne fait plus figure de favori pour le titre, même s’il luttera pour l’obtenir coûte que coûte. Pas de répit pour les hommes, dès ce week-end ils batailleront à nouveau à Monza, en Italie, aux horaires habituels soit 14h le samedi pour la qualification, 14h le dimanche pour la course !

Formule 1 2012 – Spa-Francorchamps – Course
1. Jenson Button – McLaren – 44 tours
2. Sebastian Vettel – Red Bull – +13.624s
3. Kimi Räikkönen – Lotus – +25.334s
4. Nico Hülkenberg – Force India – +27.843s
5. Felipe Massa – Ferrari – +29.845s
6. Mark Webber – Red Bull – +31.244s
7. Michael Schumacher – Mercedes – +53.374s
8. Jean-Eric Vergne – Toro Rosso – +58.865s
9. Daniel Ricciardo – Toro Rosso – +1m02.980s
10. Paul di Resta – Force India – +1m03.783s
11. Nico Rosberg – Mercedes – +1m05.111s
12. Bruno Senna – Williams – +1m11.529s
13. Kamui Kobayashi – Sauber – +1m56.119s
14. Vitaly Petrov – Caterham – + 1 tour
15. Timo Glock – Marussia – + 1 tour
16. Charles Pic – Marussia – + 1 tour
17. Heikki Kovalainen – Caterham – + 1 tour
18. Pedro de la Rosa – HRT – + 1 tour
NC. Narain Karthikeyan – HRT
NC. Pastor Maldonado – Williams
NC. Sergio Perez – Sauber
NC. Fernando Alonso – Ferrari
NC. Lewis Hamilton – McLaren
NC. Romain Grosjean – Lotus

Formule 1 2012 – Classement pilotes – Course 12/20
1. Fernando Alonso – 164 points
2. Sebastian Vettel – 140
3. Mark Webber – 132
4. Kimi Räikkönen – 131
5. Lewis Hamilton – 117
6. Jenson Button – 101
7. Nico Rosberg – 77
8. Romain Grosjean – 76
9. Sergio Perez – 47
10. Michael Schumacher – 35
11. Felipe Massa – 35
12. Kamui Kobayashi – 33
13. Nico Hülkenberg – 31
14. Pastor Maldonado – 29
15. Paul di Resta – 28
16. Bruno Senna – 24
17. Jean-Eric Vergne – 8
18. Daniel Ricciardo – 4
19. Vitaly Petrov – 0
20. Heikki Kovalainen – 0
21. Timo Glock – 0
22. Charles Pic – 0
23. Narain Karthikeyan – 0
24. Pedro de la Rosa – 0

Formule 1 2012 – Classement constructeurs – Course 12/20
1. Red Bull – 272 points
2. McLaren – 218
3. Lotus – 207
4. Ferrari – 199
5. Mercedes – 112
6. Sauber – 80
7. Force India – 59
8. Williams – 53
9. Toro Rosso – 12
10. Caterham – 0
11. Marussia
12. HRT

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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