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De la bonne gestion des calendriers F1

Alors que Bernie Ecclestone souhaite augmenter le nombre de courses par an, la F1 est-elle prête à franchir ce cap ?

Le Grand Prix du Japon à Suzuka est très apprécié des amateurs de sport automobile. Cependant, aujourd’hui certains ont été unanimes : on s’est ennuyé ferme devant notre poste de télévision. Pourquoi un tel décalage ?

Une réponse m’est alors venue à l’esprit alors que je m’interrogeai durant le Grand Prix. Je me suis rappelée les finales haletantes qui se déroulaient traditionnellement là-bas, entre par exemple Hakkinen et Schumacher, mais ils ne furent pas les seuls. Suzuka 1989 est une date qui est gravée dans la mémoire collective, pour cet exemple d’équipe employant deux pilotes compétitifs qui tourne mal, car Prost et Senna, à l’époque coéquipiers, s’étaient alors accrochés.

Certes, le Grand Prix du Japon s’est pourtant déroulé vers la fin de saison. Mais ce n’était pas le dernier Grand Prix pour autant. Si l’épreuve en Corée a lieu, il restera encore trois courses à dater de ce jour. L’épreuve peut être stratégique car certains protagonistes peuvent être éliminés de la course au titre, mais le dénouement n’était pas orchestré à Suzuka comme ce fut le cas par le passé.

La grande idée dans tout cela, c’est qu’il existe des Grand Prix qui sont fait pour être placés à tel ou tel endroit dans le calendrier. Le début de saison est mieux perçu des fans à Melbourne qu’à Bahreïn, mais d’un autre côté, Bahreïn n’est pas un Grand Prix qui apporte énormément de spectacle. Le premier Grand Prix de la saison clôt une période de plusieurs mois sans F1, ce qui lui confère un intérêt supplémentaire. Cet intérêt est nécessaire pour Sakhir, car la piste ne fait pas encore l’unanimité.

Un autre exemple : le Grand Prix d’Espagne est le juge de paix qui marque le début des Grand Prix européens, là où on dit stop à toute hiérarchie bancale et où un top team en déclin peut rebondir pour montrer qu’il n’était pas bien loin.

Quant aux fins de saisons, je pense qu’il est plus pertinent qu’elles se déroulent au Japon, ce que j’appuie sur le spectacle d’aujourd’hui qui fut loin des courses dantesques qu’on a l’habitude de voir au Japon. Et pourtant, ça a failli avec la tempête de samedi ! La fin de saison au Brésil est une bonne chose aussi, mais au contraire de Bahreïn, la piste de Sao Paulo permet le spectacle et les dépassements ne nécessitant pas forcément de clore une saison. Quant à Abu Dhabi, nous n’avons pas pu juger sur pièces puisque le titre était déjà joué l’an dernier.

Il faut néanmoins, car je parle au conditionnel tout le long de cet article, ne pas oublier d’être incohérent. Je n’ai fait entrer en ligne de compte que l’argument du spectacle. Il y a d’autres paramètres qui font d’un calendrier un échec cuisant. Le premier est d’ordre météorologique. En 2000 si je ne m’abuse avait eu lieu le Grand Prix de Grande Bretagne en avril, un désastre sur le plan météo. Mais ceci n’est qu’anecdotique face aux soucis de logistique. La F1 fait chaque année sa tournée mondiale, autant être cohérent dans les déplacements et classer les épreuves par géo-localisation dans un souci non seulement de respect de l’environnement, mais surtout de bon sens.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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