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De l’importance des us et coutumes face au règlement

Autorisées depuis peu, les consignes d'équipe ne font pourtant pas l'unanimité.

Je ne rentrerai pas dans des critiques plus ou moins partisanes concernant ce domaine, celui des consignes de courses. De toutes façons, mon amour envers Ferrari est ironique, mais sait-on jamais, je préfère prévenir. On ne reviendra pas sur non plus sur les faits d’hier, tout le monde a plus ou moins vu ce qu’il s’est passé, et s’accorde plus ou moins à trouver des responsables tout trouvés car déjà couverts de passifs. Soit. Ainsi, je ne parlerai ni Ferrari, ni Alonso, ni partialement. Mais seulement consignes.

Soyons clairs d’entrée. Je ne suis pas spécialement favorable aux consignes. Uniquement en fin de saison, lorsque l’un des coéquipiers n’est plus en lice pour le titre, et encore. Ceci étant dit, je me pose maintenant la question du règlement. Le règlement interdit les consignes d’équipe. Les commissaires auront d’ailleurs mis hier l’amende maximale qu’ils pouvaient. Mais hormis cet article, qui n’a jamais vraiment été appliqué depuis 2002, rien d’autre. Et je me pose la question existentielle : La F1 est-elle un sport individuel ou un sport d’équipe ? Après tout, en WRC, le format se prête plus à des consignes plus discrète, mais en F1, cela reste flagrant.

Alors, effort individuel ou collectif ? A vrai dire, je ne sais pas. Le fait qu’il n’y ait que deux voitures par équipe me fait penser relativement non collectif. Le fait qu’on oblige deux voitures et non un minimum de un et un maximum à déterminer, me fait penser l’inverse. En cyclisme, huit gars courent pour le leader. Personne ne s’en offusque, ou très peu. Le classement par équipe force aussi au caractère collectif, tandis que le pilote à l’individuel. La répartition du matériel, collective, mais des ingénieurs, individuelle.

On est là dans toute la dualité de ce sport. Et si au fond, ça laisse coi lorsque cela se passe, cela reste très marginal. Lorsque c’est subtil, on s’en moquerait presque. Doit-on alors se plaindre ? Régler ce problème d’une façon qui sera impossible à résoudre ? Ou bien l’accepter ? Contrairement à ce que Gide pensait, nous n’entrons pas ici dans le langage de l' »Accepter, c’est renoncer », mais juste d’une simple lucidité des enjeux marketing-sportifs-économiques-financiers (l’ordre est choisi non au hasard, ndlr) qui entourent la F1. F1 qui n’entre alors plus dans une dualité, mais une pluralité complexe, comme dans tous ses aspects. Doit-on s’en lamenter pour autant ?

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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