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F1 – Daniel Ricciardo remplacera Mark Webber chez Red Bull

AUTO - WORLD SERIES BY RENAULT MOTORLAND 2013

L’Australien Daniel Ricciardo, 24 ans, occupera le second baquet de l’équipe Infiniti Red Bull Racing Renault aux côtés de Sebastian Vettel pour la saison 2014 de Formule 1.

Le natif de Perth va donc remplacer Mark Webber, en partance pour le championnat du monde d’Endurance avec Porsche. Les débuts de Ricciardo remontent à 2005 à travers trois courses d’Australian Formula Ford.

Rapidement pris sous l’aile du Red Bull Junior Team, l’Australien rejoignait le championnat asiatique de Formule BMW avec Eurasia Motorsport. Meilleur pilote de l’équipe, il se classait troisième derrière Earl Bamber et Sam Abay. Disco Dan rentrait également dans le top dix à Snetterton pour son unique meeting en Formula BMW UK avec Motaworld Racing avant d’être cinquième de la World Final remportée par Christian Vietoris.

Daniel Ricciardo poursuivait son ascension en 2007 avec la Formule Renault Italie. Placé dans l’équipe RP Motorsport, la structure Epsilon Red Bull Team étant complète avec Mika Mäki, Jaime Alguersuari et Brendon Hartley, le tiercé de tête du championnat, l’Australien se classait sixième et meilleur pilote de l’équipe italienne avec six top cinq et neuf top dix en quatorze courses. Ses quatre courses en Eurocup le voyait prendre une quinzième place comme meilleur résultat.

C’est en 2008 que Daniel Ricciardo explose. Mis sur un double-programme entre WEC et Eurocup avec la structure française SG Formula. Dominant la catégorie WEC devant Roberto Mehri avec huit victoires et onze podiums en quinze courses, le protégé de Red Bull échouait en Eurocup lors du tout dernier meeting à Barcelone face à Valtteri Bottas malgré six victoires et sept podiums en quatorze manches.

La même année, Ricciardo goûtait à la Formule 3 en préambule de sa saison 2009. Engagé au Nürburgring avec SG Formula en F3 Euro Series, Daniel Ricciardo se classait sixième de sa première course, devant ses deux coéquipiers plus expérimentés. Moins de chance pour l’Australien aux Masters de Zolder où il se qualifiait vingt-septième avant d’abandonner dans un crash au départ.

La Formule 3 devenait son programme principal en 2009 avec la British F3 chez Carlin, référence de la discipline. Malgré une fin de saison ternie par les débuts de Jules Bianchi, inéligible aux points avec ART Grand Prix, Ricciardo signait sept victoires et treize podiums en vingt courses, en imposant une domination rarement vue dans la catégorie.

Les Masters de F3, à Zandvoort cette fois, se déroulaient à nouveau moins bien. Treizième sur la grille, sa boite de vitesse rendait l’âme au départ. Quant à son premier (et unique) Grand Prix de Macao, il dominait ses équipiers en se qualifiant cinquième, puis sixième de la course de qualifications avant d’être une fois de plus victime d’un accident au départ.

Comme Red Bull en a pris l’habitude, le jeune homme avait le droit à ses premiers essais en F1 avec la Red Bull RB5 mais aussi son premier goût de la Formule Renault 3.5 à Portimão chez Tech 1 Racing, aux côtés de Charles Pic. Daniel Ricciardo abandonnait lors de la première course avant de se classer quinzième.

Promu au rang de troisième pilote chez la Scuderia Toro Rosso, Daniel Ricciardo s’attaquait à la Formule Renault 3.5 chez Tech 1 Racing. Ecrasant son équipier et compère du Red Bull Junior Team Brendon Hartley, remplacé par Jean-Eric Vergne, de suite dans le rythme au point de s’imposer une fois et de monter quatre fois sur le podium, l’Australien jouait le titre face à Mikhail Aleshin et Esteban Guerrieri. Le Russe avait le dernier mot dans l’ultime course de la saison en dépassant Ricciardo sous la pluie. Daniel Ricciardo terminait toutefois vice-champion avec quatre victoires et huit podiums.

Toro Rosso choisissant de continuer avec Sébastien Buemi et Jaime Alguersuari en 2011, Daniel Ricciardo était contraint de redoubler en Formule Renault 3.5, chez ISR. L’Australien manquait deux meetings pour pouvoir rouler le vendredi matin en F1 mais terminait cinquième du championnat, s’imposant à Monaco et signant six podiums en douze courses, à nouveau devant son équipier, Nathanaël Berthon cette fois.

L’important pour Ricciardo était toutefois ailleurs en 2011. Narain Karthikeyan arrivant à court de budget chez HRT, Red Bull offrait ses grands débuts à l’Australien en juillet pour dix courses. Face à Vitantonio Liuzzi, autrefois recalé par Red Bull, l’Australien prenait progressivement le dessus tandis qu’il n’arrivait pas à devancer un Narain Karthikeyan de retour, et motivé pour le premier Grand Prix d’Inde de Formule 1.

La suite, vous la connaissez, Daniel Ricciardo et Jean-Eric Vergne, seul homme à avoir rivalisé avec le premier cité dans les formules de promotion, arrivaient du côté de la Scuderia Toro Rosso comme titulaires en 2012.

Si l’Australien domine assez nettement le Français dans le domaine des qualifications (16-4 en 2012, 7-4 en 2013), le bilan est plus contrasté en course. Jean-Eric Vergne a marqué plus de points que Daniel Ricciardo (16-10 en 2012, 13-12 en 2013) et le duel lorsque les deux pilotes étaient à l’arrivée ne permet pas de dégager l’un de l’autre (8-7 pour Ricciardo en 2012, 3-2 pour Vergne en 2013).

La décision de Red Bull semble donc avoir été prise sur d’autres critères que la performance pure. La fiabilité semble plus maitrisée chez Ricciardo (4 abandons à 8 depuis leurs débuts, dont la plupart pour des problèmes mécaniques), mais l’image véhiculée par l’Austalien lui est peut-être plus profitable.

Là où Ricciardo affiche toujours le sourire, le Français est plus franc-parler et tranchant dans ses déclarations. Aurait-il eu les dents trop longues chez Red Bull ou n’aurait-il pas su attendre son heure avec le sourire face à Vettel ? Peut-être. Dans tous les cas, c’est son équipier et adversaire qui est promu chez Red Bull, et il est le premier dans ce cas depuis Sebastian Vettel.

Alors, Ricciardo chez Red Bull Racing, la bonne affaire pour les deux parties ?

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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