Accueil / F1 / F1 – Format des qualifications, c’est grave docteur ?
Départ du Grand Prix d'Australie 2016 - Melbourne
© Getty Images/Red Bull Content Pool

F1 – Format des qualifications, c’est grave docteur ?

La FIA est revenue sur le nouveau format des qualifications de Formule 1 après de longues semaines de négociations. Le retour aux règles de 2015, s’il est « approuvé par les instances dirigeantes de la F1 », démontre à quel point le changement est difficile, quand l’essor de polémiques sur des mesurettes n’est plus à démontrer.

Avant même l’arrivée du F1 Circus à Melbourne, les avis négatifs étaient déjà exprimés et largement relayés par les médias. Y a-t-il eu boycott du format de qualifications ? Les plus paranoïaques l’ont certainement envisagé…

Pas de changement dans l’intérêt des fans, vraiment ?

Pourquoi ce format a-t-il échoué ? Pensez à cette situation : les pilotes doivent rentrer aux stands après une seule tentative. Sur ce point, c’est formidable car cela les pousse dans leurs derniers retranchements. Or, pourquoi faire patienter le spectateur, quitte à ce que le pilote manque de temps et jette l’éponge, quand on peut se contenter d’un tour unique ?

Quel gâchis. C’est à se demander pourquoi le GPDA a pris la peine de demander aux supporters ce qu’ils voulaient. Souvenez-vous des résultats du sondage : mettre fin au manufacturier unique de pneumatiques, voilà ce que le plus grand nombre souhaitait.

Sauf que cela coûte cher, et la Formule 1 ne veut pas adresser le dilemme entre vitrine technologique et réduction des coûts, ou du moins partiellement. Que voulez-vous… user de la gomme, amener moult moteurs, c’est terminé !

Les qualifications : micro-problème, maxi-bordel ?

La Formule 1 souffre aujourd’hui d’un problème d’image, mais ce n’est paradoxalement pas en raison du spectacle en piste. Ce sujet a été analysé de fond en combles par les observateurs, avec à la clé des analyses souvent intéressantes. Communiquer sur le fait d’avoir une Rolex n’est en effet pas la priorité numéro 1 des jeunes spectateurs…

La polémique des qualifications n’est finalement qu’un symptôme. La Formule 1 ne semble pas évoluer aussi vite que le monde qui l’entoure. Elle découvre le réseau social Facebook en 2016, elle censure les publications des pilotes sur les circuits car les vidéos au sein du paddock, par exemple, sont tout bonnement interdites sans autorisation… C’est à peine si les dirigeants ont déjà entendu le mot « disruption »…

Elle souffre également de la concurrence des catégories inférieures ou alternatives. Regardez la popularité de l’IndyCar, par exemple. Ces disciplines monotypes ne remplaceront jamais la Formule 1, car son statut de pinacle la protège, mais le plaisir de regarder des courses, c’est une autre histoire. La faute, donc, à notre envie de voir du changement en tête de course, grâce au nivellement des performances ? Il y a un peu de cela.

En résumé

Au final, les supporters habituels suivront la Formule 1 quoi qu’il arrive, car ils sont tombés dans la marmite étant petits. L’acquisition de nouveaux passionnés va être plus délicat, puisque le passage en crypté dans de nombreux pays va mathématiquement toucher moins de gens. Les médias généralistes se contentent souvent des crashs et des images les plus spectaculaires, oubliant parfois de citer le vainqueur.

Ne transgressons pas les valeurs du sport, ne touchons pas trop à son ADN et rendons-le accessible au plus grand nombre – nous aurons alors fait le plus dur.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Motor Racing League plugin by Ian Haycox