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F1 – La course aux talents va-t-elle trop loin ?

F1 - BAHRAIN GRAND PRIX 2012

Pour Eric Boullier, débourser des sommes astronomiques pour débaucher des talents en Formule 1 ne fait pas forcément sens. Une équipe ne se base pas seulement sur un talent, mais certains parviennent-ils à faire la différence ?

Un mythe

L’homme qui, à lui seul, parvient à mener à bouts de bras toute une équipe en avant impose le respect. Il est cité en exemple, en icône par les médias, les équipes et aussi les fans. Ceux qui viennent rapidement à l’esprit sont Fernando Alonso du côté des pilotes, Adrian Newey du côté des hommes clés.

Ce qui les rend si spéciaux, c’est le pas en avant qu’ils parviennent à insuffler à la fois au sein d’une même équipe qui connaît des hauts et des bas, comme auprès de différentes équipes.

La Formule 1 est un lieu de compétition exacerbée, où le perfectionnisme est poussé à l’extrême : c’est le cas pour exigences de sécurité, de performance et même d’audience pour ne citer qu’elles. La limite, l’un des mots magiques qui régit ce sport, cet objectif ultime où le pilote est au summum de son art.

En bref, ces belles histoires mettent l’émotion au premier plan. Le meilleur moyen pour perdre la tête, et pour débourser toujours plus. Une manœuvre qui ne plaît pas toujours, et qui contraste beaucoup avec la volonté du patron de Lotus de parier sur Romain Grosjean, malgré le scepticisme ambiant.

Le meilleur onze

En football, l’entraîneur Arsène Wenger a coutume de dire que le succès ne tient pas au meilleur joueur, mais au meilleur onze. Fort heureusement pour Eric Boullier, la cohésion d’équipe compte plus qu’une ou deux personnalités clés, ce qui explique aussi les difficultés de Mercedes. L’arrivée de Lewis Hamilton a beaucoup fait parler ; serait-elle un déclic pour les flèches d’argent, dont les décisions trouveraient comme par magie une certaine logique si les résultats suivent en 2013 ?

Difficile à dire. Aucune règle absolue n’existe, si ce n’est le travail et l’innovation permanents. Une bonne dose entre une cohésion d’équipe et quelques moteurs fait souvent bon ménage : c’est aussi pour cela que les équipes cherchent souvent des leaders, qui s’imposent plus ou moins naturellement. D’où l’arrivée en fanfare de Lewis Hamilton chez les Allemands, alors même que la saison n’a pas encore commencé !

Le plus beau paradoxe aujourd’hui est de voir à quel point la performance de Sebastian Vettel, triple-champion consécutif, est sous-estimée alors que l’Allemand n’a pas toujours eu la tâche facile ou la meilleure voiture à tout instant. Cette incohérence fait ainsi le charme du sport, et rend les débats si disputés. 2013 ne dérogera pas à la règle, quelle qu’en soit l’issue !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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