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F1 – Nico Rosberg vainqueur autoritaire à Silverstone

Nico Rosberg Mercedes AMG Blackberry W04 F1 testing 2013 Jerez

Mercedes trustait la première ligne au départ du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone. En revanche, le soleil et les températures élevées pouvaient changer la donne sur un circuit où les dépassements ne sont pas rares. La course allait-elle sourire à Red Bull, dont les deux monoplaces étaient qualifiées en deuxième ligne ?

Lewis Hamilton s’élançait sans encombre, au contraire de son coéquipier Nico Rosberg et d’une des deux Red Bull, celle de Mark Webber. Romain Grosjean, qui perdait de nombreuses places au départ, tirait parti de l’extérieur pour en récupérer quelques-unes au cœur du premier tour. Fernando Alonso et Jenson Button se livraient une bataille propre, tournant à l’avantage du pilote Ferrari.

A l’issue du premier tour, Hamilton devançait Vettel, Rosber, Sutil, Massa auteur d’un départ tonitruant, Räikkönen, Ricciardo, Grosjean, Alonso et Button. Le Franco-suisse était sous la menace de la Ferrari de l’Espagnol, tandis que Mark Webber était prévenu à la radio qu’il rencontrait un problème à l’aileron avant similaire au Grand Prix du Canada. Grosjean avait par ailleurs heurté Webber au départ, l’entraînant légèrement hors-piste. L’Australien optait pour rester en piste, toutefois.

En tête, Lewis Hamilton tentait de s’échapper vis-à-vis de son poursuivant direct Vettel. La grande question était de savoir si le Britannique pouvait tenir ce rythme au volant de sa Mercedes, pour aller s’imposer à domicile. En fin de peloton, Jean-Eric Vergne et Paul di Resta prenaient le dessus sur Pastor Maldonado, qui se tenait auparavant quinzième derrière la Sauber d’Esteban Gutiérrez.

Les températures élevées convenaient davantage à la Ferrari. Alonso s’en donnait à cœur joie dans le peloton. En revanche, Daniel Ricciardo devait composer avec la pression du double-champion du monde espagnol. Jenson Button ne connaissait pas un bon début de course, Sergio Perez le croquant sans difficulté à Hangar Straight des suites d’une surchauffe des gommes les plus dures du Britannique.

Le Britannique allait concéder une position supplémentaire au profit de Mark Webber. La Red Bull de Vettel se mettait dans le même instant, au septième tour, en mode chasseur. Il n’en avait cependant pas besoin : la délamination d’un pneu arrière gauche intervenait à nouveau et sanctionnait le leader de la course Lewis Hamilton. Il lui fallait regagner les stands depuis la fin du premier secteur et ainsi perdre un temps considérable.

A l’entrée du dixième tour, Romain Grosjean et Paul di Resta passaient par les stands. Felipe Massa connaissait le même incident que Lewis Hamilton. Or, la Ferrari connaissait cette déconvenue en virage et partait en tête-à-queue. Mark Webber ne connaissait pas le même problème mais entrait aux stands au tour suivant pour changer d’aileron et de pneumatiques.

Pirelli avait beau avoir apporté des gommes plus dures que prévu, les délaminations restaient d’actualité. Les équipes n’ayant pas trouvé un accord pour les nouveaux pneumatiques, cela n’arrangeait certainement pas la situation. Vettel héritait en tous cas de la tête. Kimi Räikkönen perdait de son côté deux positions au profit de Romain Grosjean et Ferando Alonso. Grosjean se faisait croquer dans la foulée par la Ferrari, alors que Nico Rosberg reprenait la piste après son arrêt à la fin du douzième tour.

Jean-Eric Vergne était la prochaine victime de l’Espganol, déchaîné dans le peloton. Le leader Vettel choisissait le tour suivant pour passer par les stands, repartant en tête après un arrêt réussi. Vergne connaissait une délamination au quinzième tour, certes dans le dernier secteur mais au cœur du peloton. Cela intervenait juste après la directive donnée à Romain Grosjean de laisser passer son coéquipier Kimi Räikkönen, Lotus se prenant de nombreux débris de gommes dans le même temps.

Face à ces incidents en cascade, le nettoyage de la piste devenait critique et la voiture de sécurité intervenait au seizième tour. Les ingénieurs donnaient les directives les plus précises possibles aux pilotes, les incitant à éviter les vibreurs. L’inquiétude était de rigueur en ce début de course.

La voiture de sécurité s’effaçait au vingt-deuxième tour, Vettel prenant un avantage immédiat de plus d’une seconde devant Rosberg, Sutil, Alonso, Räikkönen, Grosjean, Ricciardo, Perez, Webber et Button. L’Australien trouvait rapidement l’ouverture sur la McLaren du Mexicain.

Lewis Hamilton était à la lutte pour la treizième place face à Esteban Gutiérrez, la Sauber résistant pendant plusieurs virages. Les luttes étaient pléthore dans le peloton entre Vergne, Massa et Valtteri Bottas. La Toro Rosso perdait deux places et laissait les deux pilotes s’affronter quelques virages de plus. Massa prenait ensuite l’ascendant, alors que Jean-Eric Vergne passait par les stands à la fin du vingt-cinquième tour. Nico Hülkenberg en faisait de même suite à une crevaison lente.

La Toro Rosso transportait un fond plat endommagé et évoluait au dernier rang après son arrêt aux stands, le deuxième de la course. Romain Grosjean n’était pas épargné par les soucis, concédant plusieurs positions au profit des Australiens Daniel Ricciardo et Mark Webber. C’était pourtant Räikkönen qui passait par les stands au début du trentième tour. Pendant ce temps, Esteban Gutiérrez avait déposé un débris sur la piste provoquant la sortie du drapeau rouge pendant une brève période.

Grosjean n’allait attendre qu’un tour de plus que son coéquipier pour repasser aux stands, imité par Alonso. En claquant les meilleurs secteurs absolus dans les deuxième et troisième portions du circuit, la Lotus de Räikkönen effaçait son rival Alonso. Ce dernier évitait Grosjean lors de l’entrée aux stands de la Lotus, évitant par la même occasion une pénalité.

Paul di Resta, qui cédait du terrain, était sommé de repasser par les stands. Il bénéficiait pendant un temps d’un peu d’air, la lutte entre Räikkönen et Hamilton tournant à l’avantage du Finlandais. Hamilton allait concéder une position supplémentaire à Alonso quelques boucles plus loin. Mark Webber allait passer le poleman dans la foulée, les arrêts aux stands s’intensifiant pour la deuxième salve.

Webber ne s’arrêtait pas là en débordant Fernando Alonso. Cela se passait moins bien entre Nico Hülkenberg et Adrian Sutil qui entraient en contact, l’aileron de la Force India se retrouvant endommagé. En tête au tour 36, Sebastian Vettel et Nico Rosberg devançaient Kimi Räikkönen, Mark Webber et Fernando Alonso. Jean-Eric Vergne renonçait de son côté, sa monoplace étant trop endommagée.

La passe d’armes qui suivait impliquait Paul di Resta et Lewis Hamilton, les Britanniques assurant le spectacle à domicile en se dédoublant. L’avantage revenait toutefois à la Force India, même si Lewis Hamilton ne renonçait en rien dans la lutte. La résistance de l’Ecossais était virile mis propre. Or, Lewis Hamilton n’étant pas champion du monde pour rien, celui-ci prenait l’ascendant juste avant la zone de DRS, ce qui lui permettait de pouvoir l’activer juste après avoir pris l’ascendant sur l’Ecossais. Le bras de fer se concluait en faveur de l’Anglais.

Les Lotus étaient sous pression : Räikkönen devait se battre pour conserver son podium provisoire face à Webber, tandis que Button prenait le dessus sur Grosjean pour le gain de la neuvième position. Le Franco-suisse concédait une position supplémentaire au profit de Lewis Hamilton.

La monoplace de Sebastian Vettel ne rencontrait pas une délamination en chemin mais un problème mécanique, reportant une perte de boîte de vitesses au 42e tour. Nico Rosberg héritait de la tête et la position de la Red Bull à cheval sur la piste obligeait la voiture de sécurité à entrer en piste. Rosberg devait ainsi se dépêcher pour passer par les stands sans perdre trop de temps. Mark Webber l’imitait, tout comme Romain Grosjean.

Avant la reprise, Rosberg menait devant Räikkönen, Sutil, Ricciardo, Webber, Perez, Buttn, Alonso, Hamilton et Grosjean. La Mercedes du leader avait peut-être eu chaud : son équipe indiquait un début de délamination sur les pneus qu’il venait de changer. Räikkönen, qui ne s’était pas arrêté, demandait à son équipe si cette stratégie était la bonne, ce à quoi Lotus a répondu ne pas savoir. Tout dépendait en effet de la durée de la neutralisation de la course.

Au 46e tour, la voiture de sécurité s’effaçait pour les derniers tours de course. Mark Webber prenait la quatrième place à Daniel Ricciardo, Fernando Alonso se chargeant de Jenson Button avant d’avoir en ligne de mire Sergio Pérez. Une nouvelle délamination était constatée pour le pilote Mexicain. A nouveau, l’accident était évité. Felipe Massa dépassait Jenson Button, tandis que la troisième place d’Adrian Sutil revenait désormais à Mark Webber.

McLaren préférait faire renoncer Perez une fois son retour aux stands effectué. Ricciardo devait désormais composer avec un Fernando Alonso désireux de reprendre des points à un Sebastian Vettel désormais absent. Alonso, puis Hamilton, trouvaient l’ouverture sur l’Australien.

Mark Webber se débarrassait de Kimi Räikkönen sans trembler face à la résistance du Finlandais. En ligne de mire pour l’Australien, qui vient d’annoncer son retrait de la Formule 1, la victoire – pourvu qu’il trouvât l’ouverture sur Nico Rosberg. Sutil continuait de concéder des poistions, Alonso et Hamilton le débordant rapidement.

Nico Rosberg attaquait fort pour éviter le retour de Mark Webber, mais celui-ci attaquait de son côté. Le temps était compté, il ne restait en effet moins de quatre tours de course. Avec plus d’une seconde d’avance, la Mercedes allait cependant être difficile à rattraper.

Räikkönen n’avait pas son podium assuré, la Ferrari de Fernando Alonso étant revenue au contact. Le DRS avait raison du Finlandais. Les meilleurs tours en course ne cessaient d’être battus tour à tour par Rosberg et Webber, les deux pilotes haussant de rythme, ce qui laissait intact leur écart. Pour ne rien arranger, les deux pilotes s’étaient arrêtés au même moment, juste après la sortie de la voiture de sécurité.

Hamilton continuait de suivre l’exemple d’Alonso en dépassant Räikkönen, le Finlandais étant désormais cinquième. Romain Grosjean s’arrêtait aux stands dans le même temps pour abandonner. Dans le dernier tour, Webber était revenu très fort sur Rosberg dans le premier secteur. C’était néanmoins insuffisant, Nico Rosberg s’imposant de manière autoritaire devant Mark Webber et Fernando Alonso. Hamilton, Räikkönen, Massa, Sutil, Ricciardo, di Resta et Hülkenberg complétaient le top 10 devant les deux Williams de Maldonado et Bottas.

Malgré avoir été trop rapide sous drapeau jaune, Nico Rosberg a simplement été réprimandé et conservait sa victoire, le classement final demeurant inchangé. Le prochain Grand Prix n’était pas loin, l’occasion pour Sebastian Vettel de se venger à domicile, au Nürburgring, le week-end du 7 juillet.

Pos Pilote Equipe Tours/Ecart
Formule 1 2013 – Grand Prix de Grande-Bretagne – Classement course
1 Nico Rosberg Mercedes 52 tours
2 Mark Webber Red Bull +0.765s
3 Fernando Alonso Ferrari +7.124s
4 Lewis Hamilton Mercedes +7.756s
5 Kimi Räikkönen Lotus +11.257s
6 Felipe Massa Ferrari +14.573s
7 Adrian Sutil Force India +16.335s
8 Daniel Ricciardo Toro Rosso +16.543s
9 Paul di Resta Force India +17.943s
10 Nico Hülkenberg Sauber +19.709s
11 Pastor Maldonado Williams +21.135s
12 Valtteri Bottas Williams +25.094s
13 Jenson Button McLaren +25.969s
14 Esteban Gutiérrez Sauber +26.285s
15 Charles Pic Caterham +31.613s
16 Jules Bianchi Marussia +36.097s
17 Max Chilton Marussia +1m07.660s
18 Giedo van der Garde Caterham +1m07.759s
19 Romain Grosjean Lotus + 1 tour
20 Sergio Perez McLaren + 6 tours
NC Sebastian Vettel Red Bull + 11 tours
NC Jean-Eric Vergne Toro Rosso + 17 tours

 

Formule 1 2013 – Classement pilotes – Grand Prix 8/19
Pos Pilote Points
1 Sebastian Vettel 132
2 Fernando Alonso 111
3 Kimi Räikkönen 98
4 Lewis Hamilton 89
5 Mark Webber 87
6 Nico Rosberg 82
7 Felipe Massa 57
8 Paul di Resta 36
9 Romain Grosjean 26
10 Jenson Button 25
11 Adrian Sutil 23
12 Jean-Eric Vergne 13
13 Sergio Perez 12
14 Daniel Ricciardo 11
15 Nico Hulkenberg 6
16 Pastor Maldonado 0
17 Valtteri Bottas 0
18 Esteban Gutiérrez 0
19 Jules Bianchi 0
20 Charles Pic 0
21 Max Chilton 0
22 Giedo van der Garde 0

 

Pos Team Points
Formule 1 2013 – Classement constructeurs – Grand Prix 8/19
1 Red Bull 219
2 Mercedes 171
3 Ferrari 168
4 Lotus 124
5 Force India 59
6 McLaren 37
7 Toro Rosso 24
8 Sauber 6
9 Williams 0
10 Marussia 0
11 Caterham 0

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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