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F1 – Sergio Perez peut-il redresser la barre chez McLaren ?

Sergio Perez 2012 Formule 1 Singapour

Tous les pilotes de Formule 1 sont sous pression : l’équipe, votre coéquipier, vous-même… les adversaires et obstacles au succès sont nombreux. Ce qui est peut-être le plus intéressant à suivre, c’est l’arrivée d’un jeune pilote dans une équipe de pointe, donc Sergio Perez et McLaren.

Difficile de dire si cette prise de risque est un fait rare : d’un côté, on a le sentiment que le GP2 et la Formule Renault 3.5 préparent très bien les pilotes, les très bons étant capables de s’imposer très rapidement. De l’autre, le manque d’essais et des pilotes arrivant au sommet de plus en plus jeunes ont forcément un impact sur leur performance de débutant.

Le transfuge de Sergio Perez chez McLaren s’est décidé rapidement, presque dans la précipitation. Beaucoup voyaient Nico Hülkenberg, Paul di Resta ou d’autres bien plus adaptés au poste. Dans le même temps, on voyait très bien Perez remplacer Felipe Massa cette saison lorsque le Mexicain avait tenté de tenir tête à Fernando Alonso. Comme les années changent les choses, d’autant plus que Felipe Massa était lui-même passé de Sauber à Ferrari en son temps…

Perez a de quoi s’adapter. Lewis Hamilton l’a dit lui-même, il est dans une meilleure situation que le Britannique en 2007 car il a déjà de l’expérience en Formule 1. L’univers de McLaren est différent aujourd’hui, même si Ron Dennis et sa quête ultime de perfection restent prégnants à Woking. L’équipe dans laquelle les latins ont souvent eu du mal à s’adapter, à quelques exceptions près, n’est pas parvenue à mettre de très bons pilotes dans le moule.

En 2013, Sergio Perez a tout de même un désavantage par rapport à Lewis Hamilton : en 2007, la McLaren semblait être la meilleure monture. Son duo de pilotes était plus explosif, avec l’arrivée de Fernando Alonso dans l’équipe, fort de deux titres mondiaux. Mais on connaît la capacité de l’équipe à se ressaisir. Elle attend donc la même chose de ses pilotes.

Jenson Button mène la danse à Woking aujourd’hui. La fougue de Perez est censée drainer l’équipe vers l’avant, mais l’émulation qu’il y a pu avoir entre Hamilton et Button ne va pas se recréer en un jour. Du reste, Perez doit marquer des points ce week-end : d’aucuns vont penser que s’il en était capable chez Sauber, il n’y a pas de raison qu’il faille dans ce domaine dans une équipe au palmarès plus fructueux !

Sergio Perez se dirige peut-être vers un destin à la Heikki Kovalainen, qui, après deux années dans l’équipe et une victoire chanceuse au Hungaroring, n’avait pas su se mettre à la hauteur d’Hamilton. Contrairement à Kovalainen, qui s’est donc reconverti en pilote de développement pour deux séances du vendredi, Perez a la fougue de ces pilotes à la pointe de vitesse impressionnante. Il est capable de coups d’éclat, mais avant cela, il doit passer outre une phase d’adaptation, souvent complexe, mais après laquelle lui-même et tous les acteurs et observateurs sauront s’il a ce qu’il faut pour remporter le titre.

Si Hamilton a été sacré chez les gris en 2008, le titre constructeurs échappe à l’équipe depuis le siècle dernier. Il y a urgence, la transition ne peut pas durer indéfiniment. Perez est prévenu. Pour d’autres pilotes, ceci n’est qu’un problème de riche et s’il faille, ils seront prêts à ramasser les miettes et prendre son baquet dès que possible !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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