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Ferrari poussera-t-elle Force India à titulariser Bianchi ?

Jules Bianchi Formule Renault 3_5 2012 Spa

Force India est l’une des deux seules équipes à ne pas encore avoir annoncé son deuxième pilote pour la saison 2013. Et si Paul di Resta n’a pas encore été confirmé, les diverses déclarations de l’équipe vont dans le sens d’une bataille entre Jules Bianchi et Adrian Sutil pour un baquet aux côtés de l’Ecossais.

Attendue courant décembre, la décision de l’équipe de Vijay Mallya tarde à venir à moins de quelques semaines du lancement de la future VJM06. En cause, des négociations moteurs d’après les différents bruits de couloirs. L’arrivée des futurs V6 turbo en 2014 poussera ces futures années les motoristes à facturer plus cher les moteurs que les V8 actuels, et ce afin d’amortir les coûts de recherche et développement des nouveaux moteurs, ayant pesé sur les manufacturiers uniquement jusqu’ici.

Force India bénéficiait ces dernières années d’une réduction de la facture du moteur Mercedes grâce à un accord technique ayant été prolongé par la présence d’un pilote allemand au sein de l’équipe ou celle de Paul di Resta, couvé par Mercedes jusqu’à son titre en DTM. Hélas pour la structure de Silverstone, la firme à l’étoile ne serait plus partante pour prolonger l’accord avec l’arrivée des futurs blocs propulseurs, ce qui pousserait Force India à voir ailleurs, notamment du côté de Maranello.

Ferrari pourrait ainsi jouer de son rôle pour proposer un moteur moins cher à ce client en l’échange d’une titularisation de Jules Bianchi. Malgré ses performances en GP2 Series et Formule Renault 3.5, le Français n’a pas assez convaincu les patrons d’équipe pour lui proposer un volant gratuitement, que cela soit en 2012 ou en 2013. Du moins pour l’heure. Et si Force India parait intéressée pour transférer certaines charges de son budget moteur à son budget développement, les avantages de Ferrari dans l’opération peuvent sembler léger. Rappelons par ailleurs que Ferrari n’a jamais fait de cadeaux aussi visibles concernant ses jeunes pilotes, même lorsqu’ils se montraient assez convaincants après deux saisons en F1, l’exemple Pérez en est d’ailleurs éloquent. La tâche qui attendra Jules Bianchi s’annonce donc compliquée.

Plus que de superviser Jules Bianchi, qui serait la cerise sur le gâteau, l’intérêt de la Scuderia serait plutôt de conserver deux équipes clientes à disposition lorsque les nouveaux moteurs seront introduits. Si Sauber restera probablement avec Ferrari, Toro Rosso pourrait se retourner vers un moteur Renault, laissant Ferrari en infériorité numérique face à Mercedes et Renault, un scénario assez handicapant dans la remontée de données moteurs qui aura lieu en 2014.

Ainsi, Ferrari pourrait surtout assurer ses arrières d’un point de vue technique, offrant un rabais financier ainsi qu’un pilote que la structure Force India connait. Reste à voir désormais si Force India trouve l’opération rentable, tant financièrement que techniquement, elle qui jouit encore d’une collaboration technique avec McLaren, tout comme Marussia. Concernant les difficultés supposées de l’empire de Vijay Mallya, les autres activités n’ont qu’un impact marginal, voire nul, sur l’activité F1 de l’Indien.

Chez les autres candidats au baquet Force India, au nombre d’une douzaine il y a encore peu, Sébastien Buemi a jeté l’éponge tandis que Jaime Alguersuari se dirigerait vers le DTM avec BMW. Jules Bianchi et Adrian Sutil semblent donc les mieux placés, même si certains ne sont pas encore à enterrer.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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