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Formula One 2.0.

Relations tendues entre social media et F1

A l’heure où le magazine F1i lance son site internet et le magazine Autosport lance une version digitale de son édition papier, il est temps d’aborder le sujet épineux de la représentation de la Formule 1 sur Internet.

Vous n’êtes pas sans savoir que les disciplines moins médiatisées que la Formule 1 – la Superleague Formula pour n’en citer qu’une – proposent des streamings pour suivre la course via Internet. En ce qui concerne la Formule 1, c’est loin d’être le cas. On peut envier nos voisins britanniques pour qui la BBC offre un live en streaming, mais ça ne change pas le problème.

Qui doit s’en charger ? Les chaînes de télévision doivent-elles suivre l’initiative de la BBC (ou d’ITV en son temps) ou bien est-ce la FOM qui doit se rendre compte que dans la situation actuelle, il serait bénéfique de pouvoir suivre les courses via Internet ? A-t-on envie de réécouter les commentaires de Moncet, Malbranque et Laffite ou voudrions-nous des commentaires typés FOM tels qu’on peut les trouver dans les « Official Review » ? Un autre problème à ce propos, les résumés saisons en France n’existant plus, on doit taxer pour les obtenir du Royaume-Uni. Il faut ainsi débourser 38€ pour obtenir ces « review » qu’on ne trouve pas comme ça. Quand j’ai été à Londres en juillet dernier, j’ai trouvé pour £6 (oui, 6 livres !) The 2007 Official F1 Review. Je sais qu’il y a des différences entre les valeurs de chaque monnaie, mais quand même, on voit bien l’économie réalisée.

Autre problème d’ordre linguistique, cette fois-ci : pourrait-on avoir la possibilité de voir les Grand Prix retransmis par les chaînes étrangères ? Il n’y a pas que les lorrains qui ont le droit d’avoir le privilège d’avoir RTL + la RTBF quand TF1 leur pose (si souvent) un lapin. Même chose pour la TSR ! Bon, je sais, avec une parabole on peut trouver le moyen de recevoir certaines chaînes si on la tourne d’une certaine façon. Allez expliquer à mes parents que l’on doit tourner la parabole vers le Royaume-Uni. Quelle injustice pour ceux qui n’y comprennent rien à la langue de Shakespeare ! Enfin, ce domaine m’est relativement personnel et a plus à voir avec l’apprentissage des langues en France que la F1 en elle-même.

Et aussi, j’y pensais l’autre jour car Guillaume et moi voulions retrouver le Grand Prix de France 1997 – auquel il avait assisté mais jamais il n’a pu le voir à la télévision – et je me suis faite la réflexion (enfin, refaite, ça fait longtemps que ça me travaille voyez-vous) qu’on n’avait pas la possibilité de trouver dans le commerce ce genre d’événements comme on pourrait trouver des DVD ou de la musique. Télécharger ? C’est fou comme le téléchargement légal a été boosté dans les DVD ou les MP3. Rien pour les événements sportifs.

La question est simple : Sommes-nous des éternels égoïstes qui en voulons toujours plus, ou alors la demande est si supérieure à l’offre que la FOM se perd dans des censures Youtube ?

Espérons que le dernier sondage FOTA/LG puisse changer la donne. Ils avaient en effet demandé si nous étions intéressés par des streamings en live. Mesurons notre propos, cependant, pour les malheureux qui n’ont que le 512k au mieux, aucun streaming ne peut être regardé sans s’énerver, si vous voyez ce que je veux dire…

En tous les cas, rendez-vous dimanche prochain pour le premier Grand Prix de la saison ! Je sais que vous n’en pouvez plus d’attendre – nous non plus.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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