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Formule 1 : Ce qui va changer en 2011. Et après.

Découvrez les changements qui attendent la Formule 1.

Après la réunion du Conseil Mondial du Sport Automobile ce vendredi, la FIA a donné de nouvelles directions à la Formule 1, tant en douceur pour les deux prochaines saisons, qu’en profondeur, pour 2013 et après. Faisons un tour de revue de ces règles, dont je suis assez satisfait. Pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas vraiment à me dire « Mais pourquoi ? ». Tant mieux !

Pour 2011, nous verrons donc le retour de la règle des 107% en Q1, ce qui ne devrait poser de problèmes à personne, hormis Hispania, dont la présence sur la grille est en doute tant financièrement que sportivement. Pirelli remplacera Bridgestone pour les pneumatiques. Afin qu’aucune équipe n’en tire un avantage déterminant, le partage des informations sur les gommes sera total, et la répartition des masses est imposée, à savoir un ratio 46-54. Les pilotes n’utilisant pas les deux types de gommes pour piste sèche devraient voir leurs pénalités augmenter. De même, les pneus intermédiaires reviendront l’an prochain, sans que personne ne sache vraiment s’il s’agira d’un changement de nom ou d’un type de gomme supplémentaire.

Les double-diffuseurs seront interdits, et la hauteur maximale du diffuseur simple sera fortement réduite de 175 millimètres à 125. Les F-Ducts seront également bannis, du moins, ceux impliquant une action du pilote, tandis que le KERS fera son grand retour même si celui-ci restera optionnel, comme en 2009. Néanmoins, le poids des monoplaces étant porté de 620 à 640kg, le KERS deviendra peut-être fondamental par la suite. On pourra regretter que la Formule 1 connaisse l’un de ses rapports poids-puissance des plus faibles de l’histoire. De plus, l’aileron avant amovible cèdera sa place à l’aileron arrière ajustable, utilisable sous certaines conditions : être à moins d’une seconde de la voiture précédente, attendre l’autorisation de l’utiliser, inutilisable les deux premiers tours de course sauf safety-car exceptionnel, et désactivation dès le freinage. Le système doit encore faire ses preuves, et il pourrait être rapidement abandonné s’il ne parvenait pas à produire les effets escomptés. Autre point, les boîtes de vitesses ne devront plus durer 4 courses consécutives mais 5. Des définitions plus claires concernant le plan de référence pour les mesures de la carrosserie et des tests de flexibilité renforcés pour l’avant du plan de référence seront mis en place.

D’un point de vue sécuritaire, le nombre de câbles rétenteurs de roues sera doublé en raison des problèmes récents, et la largeur de la voie des stands sera limitée de sorte à éviter les roues-à-roues dans les pits. Cette même voie des stands pourra être fermée pour raisons de sécurité, afin d’éviter des scénarii façon Monza 2010 avec l’accident de Yamamoto et son mécanicien. De nouvelles règles pour dépasser le Safety-Car devraient être introduites ou réintroduites, la course d’Interlagos pointant les défaillances existantes au jour d’aujourd’hui. Enfin, dans le but de protéger les jambes des pilotes, des panneaux anti-intrusion feront leur apparition.

Dans le domaine extra-sportif, l’amende maximale que les commissaires pourront infliger connaitra une inflation, de 100000$ à 250000$, tout comme la suppression du ban des consignes d’équipes, ce dont je me réjouis tant cela était une hypocrisie totale au vu de l’histoire, bien que n’approuvant pas. Néanmoins, le Conseil a rappelé aux équipes que toute action préjudiciable au sport pouvait entrainer d’éventuelles sanctions. Toujours le même flou artistique. Et enfin, comme nous l’avions annoncé il y a quelques mois, les excès des pilotes sur la route seront désormais passibles de sanctions sur la superlicence, et le staff-clé des équipes sera soumis à une sorte d’accréditation afin de pouvoir sanctionner des abus dans le futur, ce que la FIA ne pouvait légalement faire lors de l’affaire Singapour 2008.

Pour 2012, il ne devrait pas y avoir autant de changements, ce qui fera du bien après de nombreuses années marquées par des règlements radicaux. La suppression de la répartition obligatoire des masses introduite en 2011 n’a pas vu de réponse pour l’heure. Mais trois domaines ont vu des réponses, eux. Les carburants devront augmenter leur part de composition issue de la biomasse (biocarburant chimique d’origine végétale ou animale), les triangles de suspension seront l’objet d’une certaine limitation, et l’ensemble des communications d’équipes sera rendu disponible pour les chaînes de télévision. En feront-ils bon usage, cela reste à voir.

Pour 2013, le Conseil a mis fin au suspense qui ne faisait plus vraiment de surprise. Nous aurons donc le droit à de nouvelles règles moteurs, avec des 4 cylindres turbo, 1.6l à injection directe, pression de suralimentation plafonnée à 500 bars et un régime moteur limité à 12000 tours/minutes. Aucun mot n’a été dit concernant l’architecture moteur en revanche, à voir s’il y aura une suite à cela. Le nouveau moteur est censé épouser la nouvelle image écolo-friendly de la F1 et du sport automobile dans son ensemble. En revanche, on peut faire nos adieux aux cris stridents des F1, ceux qui n’ont connu que les V8 et V10 seront déçus, mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Les moteurs sont espérés moins gloutons, et devraient être couplés à des systèmes de récupération d’énergie (KERS, par exemple) afin de maintenir des niveaux semblables de performances. Le nombre de moteurs annuels par pilotes passera de 8 par saison à 5. Avant de passer à 4 dès 2014. Concernant le domaine aérodynamique, beaucoup de rumeurs parlent d’un retour à l’effet de sol, mais il faudra probablement attendre une année de plus pour en savoir davantage.

Il n’y a plus qu’à voir maintenant, comme souvent en F1. Espérons que ces changements feront arriver quelques motoristes de plus, mais la tendance actuelle étant à la convergence, on pourrait en douter.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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