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HRT, Karthikeyan et Tata ?

Ce n'est pas à Force India qu'on parle le plus de pilotes indiens

Un indien peut en cacher un autre. Narain Karthikeyan va donc faire son retour en F1, six ans après ses débuts, et en prenant la place que son compatriote Karun Chandhok avait il y a moins d’un an.

L’officialisation reste encore à venir du côté de l’équipe, mais l’Indien est sûr de lui en l’annonçant ce soir sur son Twitter. Il remercie le groupe Tata, un instrument pour arriver à l’accord, selon lui. Le tout dans un timing sans faille pour le premier Grand Prix d’Inde cette saison.

Narain Karthikeyan, premier pilote indien de F1 en 2005, avait été nommé par Colin Kolles et Trevor Carlin chez Jordan, dont Alex Shnaider venait de prendre le contrôle. Carlin connaissait l’indien puisqu’il était pilote dans son équipe en World Series Nissan. Le pilote a ensuite été essayeur chez Williams, grâce à Tata encore, avant d’être en A1GP. Depuis le chemin est plus dur, à base du Mans en 2009 chez… Kolles et en 2010 le Nascar Camping World Truck ainsi que quelques manches de Superleague Formula.

Karthikeyan éclipse alors Chandhok dans l’objectif d’avoir un indien en F1 en 2011. Mais d’un certain aspect, on pourrait se dire que la puissance de Tata Group a eu raison de l’ambition du Jaypee Group. Tata est un vaste et puissant empire, possédant entre autres les marques Jaguar et Land Rover depuis 2008. De plus, il y a juste à jeter un œil au site du groupe Tata pour comprendre qu’il pourrait s’agir de bien plus qu’un soutien financier, tant les champs d’activité du groupe sont larges, malgré la part grandissante du groupe dans l’automobile.

Le choix de Karthikeyan est peut-être critiquable sportivement. Tata aurait pu déplacer le sponsoring vers Chandhok, mais les liens devaient être trop forts. Mais financièrement et techniquement, il est peut-être une nouvelle preuve que Kolles peut maintenir en vie les équipes les plus faibles. Au détriment de la performance, certes, mais la méthode Kolles impose ce sacrifice. Nuançons ceux qui ont critiqué ou critiquent le fait que Karthikeyan a toujours été un pilote payant. Fin 2003, ses performances en World Series Nissan lui avaient valu un test avec Minardi à la suite duquel un volant pour 2004 lui a été proposé. Sans suite car Narain n’avait pu réunir les fonds nécessaires.

Ne reste donc plus qu’à voir la suite.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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