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Kimi Räikkönen 2013 Formule 1 Grand Prix d'Australie
© Andrew Ferraro/Lotus F1 Team

10 informations futiles sur le Grand Prix d’Australie

Nouveauté pour 2014 sur ChequeredFlags.fr, nous vous proposons désormais chaque mercredi avant les Grands Prix une preview composée de dix informations futiles. Histoire de briller en société, ou de vous changer des communiqués formatés des équipes, toutes concentrées à vous expliquer le fonctionnement des nouveaux Power Unit V6 1.6 T/H.

1 – Australia Begins

Si le Grand Prix d’Australie est apparu au calendrier du Championnat du Monde de Formule 1 en 1985, les origines de l’événement remontent à 1928, voire à 1927 pour certains. Le consensus commun indique toutefois 1928. À l’époque, le course se dénomme « 100 Miles Road Race » et doit avoir lieu le lundi 26 mars sur le circuit de Phillip Island. La course est reportée au samedi 31 mars en raison de la pluie. Elle comprend trente pilotes inscrits, dont dix-sept prendront le départ.

L’épreuve est divisée en deux courses ; les concurrents sont répartis par cylindrées. Vainqueur de la seconde manche en 1h46m40s, Arthur Waite devient « Champion of the Day » au volant de son Austin 7. Le pilote n’est autre que l’époux d’Irene Austin, fille de Herbert Austin, le fondateur de l’Austin Motor Company. Joignant l’entreprise de son beau-père après la Première Guerre Mondiale, Arthur Waite sera l’homme créant la filière de distribution d’Austin en Australie, en plus de ses activités de pilote.

2 – Le vainqueur le plus prolifique

Michael Schumacher n’est pas le seul homme à s’être imposé quatre fois au Grand Prix d’Australie. Bien avant lui et l’ère F1 de l’épreuve, Lex Davison s’était imposé en 1954, 1957, 1958 et 1961. Issu des courses de côte, l’Australien était l’un des pilotes locaux les plus brillants, disputant aussi les 24 Heures du Mans en 1961 avec Aston Martin.

Départ Grand Prix Australie 2002 Formule 1

© Ferrari

Epoux de Diana Davison, également pilote, sa descendance sera aussi compétitive puisque ses enfants, Jon et Richard, et ses petits-enfants, Alex, James et Will Davison, seront pilotes. Malheureusement, son attaque cardiaque lors d’essais en 1965 lui enlève la vie à 42 ans, l’empêchant de voir la progéniture émerger.

Michael Schumacher peut toutefois se rassurer, il reste le seul à avoir remporté trois Grands Prix d’Australie consécutifs (2000, 2001 et 2002).

3 – Meilleur palmarès pour McLaren

Avec douze succès, McLaren est le constructeur ayant le plus souvent connu les lauriers en Australie. Cependant, trois constructeurs ont eu le privilège d’avoir remporté l’épreuve quatre éditions de rang. Bugatti fut la première (1929-1932), avant d’être imitée par Ralt (1981-1984), puis Ferrari (1999-2002).

4 – Venu d’ailleurs

Créée en 1928, l’épreuve ne sacre son premier « étranger » qu’en 1938. Cette année, l’édition se tient sur le Mount Panorama Circuit de Bathurst, inauguré pour l’occasion. Peter Whitehead et Alan Sinclair sont invités. Les Britanniques apportent une ERA B-Type et une Alta, aux performances supérieures.

Si Sinclair ne prend pas le départ, Whitehead s’impose malgré un handicap, les voitures plus puissantes démarrant après les autres selon le règlement de l’époque. Un handicap visiblement trop faible puisque Peter Whitehead part quinze minutes après Les Burrows et sa Terraplane, finalement deuxième avec plus d’une minute de retard.

Malgré une carrière gâchée par la Deuxième Guerre Mondiale, Peter Whitehead s’offrira un podium au Grand Prix de France 1950 et se classera neuvième du premier Championnat du Monde de Formule 1 de l’histoire. Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1951, il meurt en 1958 lors du Tour de France Auto, son demi-frère perdant le contrôle de sa Jaguar et terminant la course dans un ravin. Entretemps, ce n’est qu’en 1956 qu’un autre étranger s’imposait en Australie, un certain Stirling Moss.

5 – Des hôtes peu nombreux ?

Seuls Adélaïde et l’Albert Park ont eu l’honneur de recevoir la Formule 1. Mais avant cela, vingt-et-une autres pistes ont accueilli le Grand Prix d’Australie : Phillip Island, Victor Harbor, Bathurst, Lobethal, Point Cook, Leyburn, Nuriootpa, Narrogin, Southport, Port Wakefield, Caversham, Longford, Lowood, Mallala, Warwick Farm, Sandown, Lakeside, Oran Park, Surfers Paradise, Wanneroo et Calder.

La première manche à l’Albert Park a eu lieu en 1953, déjà autour du plan d’eau. Doug Whiteford s’imposait avec sa Talbot-Lago T26C auparavant utilisée en F1, reléguant la MG TC Special de Curley Brydon à cinq tours.

6 – Une histoire de la F1 bien orientale…

Vainqueur de l’épreuve en 1974 et 1975, Max Stewart possède un point commun avec Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. L’ancien motard a ainsi remporté le Grand Prix de Singapour en 1972, plus de 30 ans avant ses illustres prédécesseurs.

Un Grand Prix de Singapour en 1972, dites-vous ? Oui.

Singapour a eu son épreuve de 1966 à 1973, issue de l’Orient Year Grand Prix créée en 1961 sur le Thomson Road Grand Prix Circuit, avant d’être rebaptisé Grand Prix de Malaisie, puis de Singapour après l’indépendance de la cité en 1965. Et certains critiquent le manque de culture automobile de quelques destinations du F1 Circus…

7 – Le V6 Turbo en reconquête

Un V6 Turbo s’imposera en Australie ce dimanche pour la première fois depuis… le Grand Prix d’Australie. La dernière victoire d’un tel moteur a eu lieu le 13 novembre 1988 avec Alain Prost et sa McLaren MP4/4 à moteur Honda RA168E V6 1.5l Turbo. À Adelaïde, trente-et-un engagés, vingt-six qualifiés, sept pilotes à l’arrivée pour onze classés dans un peloton mêlant turbos et atmosphériques. Quels seront les chiffres à Melbourne dimanche ?

8 – Oligopole des motoristes

Fernando Alonso remporte le Grand Prix d'Australie 2005 avec Renault

© Lorenzo Bellanca/LAT Photographic

Les trois motoristes engagés cette saison, Ferrari, Mercedes et Renault, se sont partagés les vingt dernières victoires au Grand Prix d’Australie. En l’absence de concurrence, on voit mal la victoire échapper à l’un des trois une vingt-et-unième consécutive. En attendant le premier succès de Honda depuis 1992 ?

9 – Il vaut mieux partir devant

Depuis la tenue du Grand Prix à Melbourne, seul un vainqueur s’est élancé hors des dix premiers sur la grille de départ. En 2003, David Coulthard était parti onzième alors que plus de 60% des vainqueurs ont débuté la course en première ligne. Une édition chaotique avec les débuts des nouveaux blocs moteurs pourrait-il changer la donne ?

10 – Stars à domicile

Si les Australiens ont dominé leur épreuve de 1928 à 1980 avec trente-trois succès en quarante-cinq éditions, aucun Aussie ne s’est imposé depuis Alan Jones en 1980. Pire, seuls Geoff Brabham (1981) et John Smith (1983) sont montés sur le podium. L’arrivée du Grand Prix au calendrier de la F1 n’a pas aidé. Mark Webber sera le premier à rentrer dans les points avec une cinquième place en 2002, un résultat égalé en 2005 et 2011, puis amélioré avec une quatrième position en 2012. Neuvième en 2013, son remplaçant Daniel Ricciardo fera-t-il mieux ?

Mark Webber 2005 Formule 1 Melbourne

© Formula One Pictures / BMW AG / John Townsend

Les Français attendent aussi un nouveau vainqueur depuis Alain Prost, victorieux en 1982, 1986 et 1988. Le quadruple Champion du Monde avait d’ailleurs obtenu sa première victoire face à Jacques Laffite, tous deux sur une Ralt RT4 Ford, à l’époque machine de référence dans un Australian Drivers’ Championship converti au règlement de la Formula Pacific.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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