Accueil / F1 / Ecuries et pilotes / Insane rivalries

Insane rivalries

Mettre deux coéquipiers compétitifs ensemble peut s'avérer périlleux.

Vettel et Webber, c’est le duo du moment avec la voiture du moment (en tout cas pour la performance). Seulement voilà, il faut toujours qu’il y ait un couac dans cette situation.

A l’instar de Lewis Hamilton et de Jenson Button dont l’entente est plus que cordiale, il semblerait que cela s’envenime après l’incident de dimanche dernier en Turquie. Bien entendu, on en fera beaucoup trop et il n’y aura pas grand chose au fond. Une rivalité intra muros fait vendre, voilà tout. Les gens veulent lire, veulent savoir ce qu’il en est, et quelque part ils aiment les rivalités tout en les décriant.

Mais est-ce que la rivalité entre Lewis et Jenson qui est en apparence inexistante, est simplement cachée pour le moment ? On aurait affaire aux bons élèves chez McLaren (pas l’écurie réputée pour avoir une entente cordiale entre deux pilotes) et aux cancres diaboliques chez Red Bull, l’écurie qui cultive une image jeune et belle qui s’effrite de course en course.

Une image qui est d’ailleurs, très loin de la réalité. Au niveau communication, chaque détail compte et Red Bull est passé maître en la matière. Seulement, si l’on gratte un peu, que peut-on trouver ?

D’un côté, Mark Webber le sous-estimé ; de l’autre, Sebastian Vettel surestimé. L’Australien semble être mentalement plus fort, plus expérimenté et semble être à l’apogée de son art. De l’autre côté, on a l’Allemand au talent incontesté (et incontestable, sans doute) mais qui est si fougueux qu’il en est arrogant. C’est sur le plan humain que Webber devrait être plus apprécié, mais il n’en est rien. On a l’image d’un violent Webber qui ne fait pas de cadeau et d’un pauvre Vettel qui n’a rien demandé. Mais pendant ce temps-là, Webber est souvent considéré comme second couteau, il a subi des tas de revers qui, pour d’autres, sonnaient la fin de leur carrière après moult décisions. Mais il est resté là et atteint aujourd’hui son apogée alors que peu y croyaient encore. De l’autre côté, on a un Vettel chouchouté, défendu envers et contre tout, désigné comme numéro 1 non-officiel parce que Bernie le veut. Mais quand Bernie veut, Bernie n’obtient pas ses caprices et son prétendant subit toujours des revers. Vettel n’est pas assez fiable ; Vettel a été tout bonnement stupide ; Vettel doit se réveiller s’il veut prétendre au titre cette année.

Il ne fait donc pas bon d’être bon pilote et co-équipier d’un autre bon pilote en F1. Mais, là encore, nihil nove sub sole. En parlant de duos, celui de Ferrari que l’on attendait explosif est bien bas dans la hiérarchie. La Scuderia s’effondre et les fautes commises par l’écurie n’arrangent rien. Il faut rebondir, et vite.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Motor Racing League plugin by Ian Haycox