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John Love, l’homme qui fit fumer la Formule 1

John Love n’est pas qu’un réalisateur de films pornographiques. Celui qui nous intéresse n’est pas le pseudonyme d’un Français, mais le véritable nom d’un pilote de Formule 1. Un homme passé près d’un exploit inédit en 1967 avant de faire fumer le monde du sport automobile pendant plus de quarante ans.

Qui est John Love ?

En Rhodésie, mieux connu aujourd’hui comme le Zimbabwe, un homme appelé John Love nait à Bulawayo en 1924. La vie de cet employé municipal change avec la seconde guerre mondiale.

En service au Moyen-Orient puis en Italie, il y découvre le plaisir de conduire… un tank ! Stationné près de Monza avec sa division armée, ses collègues et lui en profitent pour découvrir le circuit à moto. John tombe amoureux, mais la fin de la guerre est synonyme de retour en Rhodésie.

En 1947, John Love investit dans une moto pour débuter la compétition. Il arrête en 1953 et vend l’année suivante sa moto à Jim Redman, un ami qui veut débuter. Celui-ci deviendra six fois champion du monde de moto. Avec l’argent, John passe sur quatre roues puisqu’il achète une Cooper pour la course automobile.

Un animateur des courses africaines

Arpentant les circuits rhodésiens, Love enchaîne les courses. Entre nombreux succès et quelques accidents, sa notoriété s’accroît. Cela l’encourage à déménager vers la frontière pour disputer plus de courses en Afrique du Sud.

John Love Salisbury 1956

John Love (n°24) au départ d’une course à Salisbury, 15 avril 1956 (Photo : Rob Young)

Un certain flair pour acquérir des véhicules lui permet d’enchaîner les succès. Plein d’ambition, il tente sa chance au Royaume-Uni mais rien ne vient. Il retourne au pays en ayant acheté une Jaguar Type D du Mans, édition 1954. Eblouissant troisième au Grand Prix d’Angola 1959, il s’inscrit sans hésiter au premier Grand Prix d’Afrique du Sud depuis la guerre.

En 1960, l’épreuve n’est pas encore au calendrier du championnat du monde et les règles permettent aux prototypes de participer. Love fait belle impression avec une septième place. Un ami lui arrange dans la foulée un rendez-vous avec Eric Broadley, le propriétaire de Lola. Celui-ci offre à Love une place dans l’équipe Fitzwilliam en European Formula Junior Championship.

Expérience difficile en Europe

Love fréquente enfin les circuits européens dans les années 60. La victoire n’est pas au rendez-vous, mais ses podiums attirent l’attention de Ken Tyrrell, qui lui offre un test à Goodwood.

Convaincu, le Britannique lui propose un volant tout en acceptant que John continue de fréquenter les pistes africaines. Ses performances européennes sont toutefois irrégulières. Une voiture moins puissante que celles de ses concurrents l’oblige à surconduire, parfois avec brio, parfois sans.

John Love F1

L’un des plus beaux potentiels à rouflaquettes de l’histoire de la F1…

La saison 1962 marque un tournant dans sa carrière. A Albi, il se casse le bras gauche et s’abime la hanche dans un accident. Malgré la confiance renouvelée de Tyrrell, Love décline les propositions en Europe, pensant qu’il n’aura plus jamais le niveau pour atteindre un jour la Formule 1. Cela ne l’empêche pas d’être sacré en BTCC.

Retour au volant et débuts en F1

John Love retourne en Rhodésie courant 1962 pour développer ses affaires, notamment une concession automobile. Au volant, il adopte un nouveau style de conduite pour surmonter la douleur et le manque de mobilité de son poignet gauche.

Il acquiert dans le même temps une Cooper T55-Climax en Angleterre dont il prend le volant pour le Natal GP ainsi que pour le Grand Prix d’Afrique du Sud, pour la première fois intégré au championnat du monde de Formule 1 et disputé le 29 décembre 1962. Engagé à titre privé, il termine huitième à quatre tours du vainqueur. Cela conclut une fin de saison où il remporte une course du championnat sud-africain.

Il revient à plein-temps en 1963. Le South African Drivers’ Championship est alors une interprétation du règlement de la F1. Sa Cooper est éligible, Love saute le pas. Malgré des problèmes mécaniques lors des débuts, il s’impose au Grand Prix de Rhodésie 1963. Sa plus grande déception reste toutefois de n’avoir pu se rendre aux 24 heures du Mans où il était engagé.

Le 28 décembre, il dispute au volant de sa Cooper-Climax son deuxième Grand Prix de Formule 1, toujours en Afrique du Sud. Sur le Prince George Circuit d’East London, il termine neuvième à cinq tours du vainqueur.

Nouveau rendez-vous manqué

John hausse son niveau de jeu en 1964. Sa monture et son talent lui permettent de remporter six courses et le premier de ses six titres consécutifs de champion d’Afrique du Sud de F1. Le tout face à des rivaux surpris de la bonne forme du quadragénaire.

Appelé par l’équipe Cooper pour prendre le volant d’une voiture d’usine au Grand Prix d’Italie, John Love accepte sans hésitation. Engagé aux côtés de Bruce McLaren, sa préparation est perturbée après quatre tours en essais par un problème mécanique. Ne pouvant vraiment défendre ses chances, il participe aux qualifications en sachant que son week-end n’irait pas plus loin.

Déçu, le Rhodésien retourne au pays. Il dispute le Grand Prix d’Afrique du Sud 1965, organisé le 1er janvier, mais abandonne après une casse de son essieu. Cette série n’a toutefois pas raison de sa passion.

Domination africaine…

Les saisons nationales se suivent et se ressemblent. Love écrase la concurrence dans le championnat sud-africain avec treize succès en quatorze courses en 1965, ainsi que sept et huit victoires en 1966 et 1967.

Si l’Afrique du Sud est absente du calendrier du championnat du monde de Formule 1 en 1966, la manche fait son retour en 1967, pour la première fois sur le circuit de Kyalami. Et John Love va réaliser la meilleure performance de sa carrière en F1.

Lors du Grand Prix, disputé le 2 janvier, sa reconnaissance en Rhodésie mais aussi en Afrique du Sud atteint les sommets dans des pays soumis à des déchirements identitaires.

…pour un quasi-exploit international

Imaginez le prochain Grand Prix d’Australie se déroulant le 2 janvier. Red Bull et Ferrari, ou deux autres équipes de pointe, décident de ne pas venir. Les écuries présentes viennent toutes avec leurs modèles de l’année précédente. Sur la liste des engagés, quatre pilotes sont des locaux, au volant de machines privées, et ne viennent que pour cette course du calendrier. Et l’un d’entre eux, 43 ans et une voiture ayant deux ans, se qualifie cinquième et va mener la course à sept tours du but.

John Love 1967 Kyalami Cooper T79 Climax

John Love à la une des journaux

Impensable aujourd’hui, à l’heure d’une Formule 1 ultra-professionnelle et régulée, ce scénario existe pourtant en 1967. Le sport est radicalement différent, l’esprit amateur règne même si l’argent du sponsoring commence à se faire sentir. Et les piges de locaux sont fréquentes, d’autant que la connaissance de la piste leur permet souvent de se mêler aux stars de la discipline en difficulté.

La saison 1966 s’est terminée fin octobre. Ferrari et McLaren ne font pas le déplacement et les autres n’ont pas encore fini le développement de leurs nouvelles machines. On cite ainsi Brabham et Cooper tandis que Lotus se contente d’une Lotus 43 à l’imposant moteur BRM à architecture H16. Les pilotes locaux, sud-africains et rhodésiens inclus, sont quatre : Sam Tingle, Dave Charlton, Luki Botha et John Love.

John s’engage avec une Cooper-Climax T79, construite pour Bruce McLaren lors de la Tasman Series en 1965. En parallèle, la F1 en est à sa seconde saison avec les nouveaux moteurs d’une cylindrée obligatoire de 3 litres. Manquant de fiabilité et encore lourd, ces détails n’auraient pas dû augmenter les chances théoriques de Love. Cependant, le redoutable et inconnu circuit de Kyalami allait faire souffrir les H16 des BRM et Lotus ainsi que les V12 Maserati équipant les Cooper.

Les belles histoires n’existent pas

Parmi les meilleurs pilotes de F1, John Love signe le cinquième temps des qualifications malgré sa monture accumulant les années. Jack Brabham se hisse en pole, plus d’une seconde devant Love qui se glisse entre les deux Cooper d’usine de Rodriguez et Rindt, victimes de surchauffe.

Son départ est moyen, Love glisse en dixième position. Hulme bondit en tête et établit le meilleur tour de la course dès le troisième passage ! En essayant de tenir le rythme, Brabham part en tête-à-queue tandis que le moteur de Stewart casse, piégeant Rindt et Hill. John Love remonte ainsi rapidement en septième place.

Grâce à une excellente connaissance de la piste et profitant des abandons, John Love voit Brabham et Rindt prendre le dessus sur Surtees. Dans le même temps, le moteur de Jim Clark explose et la boite de vitesse de Rodriguez se bloque sur les troisième et cinquième rapports avant même le trentième des quatre-vingt tours.

L’hécatombe continue lorsque le moteur Maserati de Rindt succombe au style agressif de l’Autrichien. John Love continue sa remontée en dépassant Surtees pour la troisième place, peu avant que Brabham rencontre des problèmes à son tour.

Deuxième à mi-course, John Love pointe à une minute du leader Hulme et voit Gurney et Rodriguez dans ses rétroviseurs. La casse de suspension de Dan Gurney continue le ménage. A vingt tours de la fin, c’est au tour de Hulme de s’arrêter à deux reprises en raison de problèmes de freins.

John Love 1967 Grand Prix d'Afrique du Sud F1

John Love, en route vers la victoire…

John Love hérite alors de la tête et se défend bien face à un Rodriguez préférant assurer après une attaque sans succès. L’histoire est toutefois trop belle pour être vraie. Il reste sept tours et le moteur Climax de Love commence à tousser. L’équipe pense à un manque d’essence car la Cooper T79 n’a jamais eu à parcourir autant de kilomètres en une course.

Le Rhodésien ravitaille pour rajouter l’essence devant une foule éberluée. Le héros revient en piste, deuxième, trente secondes derrière Rodriguez. Malgré un baroud d’honneur, Love ne peut rattraper Rodriguez qui signe sa première victoire, mais aussi la dernière de Cooper et de Maserati en F1, en ayant seulement eu deux vitesses la grande majorité du Grand Prix.

Love termine deuxième, seul dans le tour du vainqueur. Il découvre à l’arrivée qu’il ne manquait pas d’essence. L’injection dans l’un de ses réservoirs supplémentaires avait rendu l’âme. Ironie du sort, Love avait prêté un réservoir à Jo Siffert suite au problème du Suisse en essais.

Loin de blâmer quiconque, John Love joue le fairplay, met de côté ses espoirs déçus et célèbre sa performance admirable. Et l’un des exploits manqués de justesse de la F1 allait devenir aussi l’un des plus oubliés malgré l’exploit, une foule acquise à la cause d’un pilote, et un jour où l’imprévisible a failli triompher.

Autre constat ironique, celui qui est l’un des derniers avatars de la F1 à l’ancienne allait également être un des acteurs déterminants de la professionnalisation du sport.

John Love et le tabac en F1

De retour aux championnats nationaux, John laisse sa Cooper pour une Brabham-Repco BT20. Il surfe également sur la libéralisation du sponsoring en peignant sa monoplace en rouge et jaune pour Shell. Fin 1967, il crée l’histoire lors du Grand Prix de Rhodésie. Sa Brabham, tout comme la LDS Mk3B de Sam Tingle, sont aux couleurs des cigarettes Gunston.

Lancement du Team Gunston, décembre 1967

Lancement du Team Gunston, décembre 1967

L’imaginaire collectif a retenu que le génial Colin Chapman a été le premier à trouver un accord avec les manufacturiers de tabac. Même si Colin Chapman aimait exploiter les faits de cette façon, la vérité était légèrement différente car au Grand Prix d’Afrique du Sud de Formule 1, le 1er janvier 1968, les Lotus sont toujours peintes dans la traditionnelle couleur du British Racing Green avec la bande jaune centrale. La même couleur que les premières Lotus 49 sorties de l’usine en 1967.

Si John Love termine neuvième, loin de son exploit de la saison précédente, l’essentiel est ailleurs. En renommant son équipe Team Gunston, du nom de la marque de cigarettes du groupe Winston, il est le premier à s’afficher avec un sponsor tabac dans un Grand Prix du Championnat du Monde de F1 grâce à un accord visant à attirer des fonds étrangers vers la Rhodésie.

John Love et sa Brabham aux couleurs du tabac Gunston, première F1 au tabac

John Love et sa Brabham aux couleurs du tabac Gunston, première dans l’histoire au cours du Grand Prix d’Afrique du Sud 1968

La libéralisation du sponsoring voit les partenaires techniques arriver dans un premier temps. L’équipe Yeoman Credit/UDT Laystall sponsorise de 1959 à 1962 des Cooper, Lotus et BRM clientes mais le règlement interdit tout logo et sticker. John Love pousse le concept plus loin mais cela passe relativement inaperçu. Ce n’est pas le cas de l’accord entre Gold Leaf et Lotus quelques jours plus tard.

John Love, avant Colin Chapman

Le 20 janvier 1968, dix-neuf jours après le Grand Prix d’Afrique du Sud, les Lotus 49 apparaissent dans une livrée rouge, crème et or pour le Lady Wigram Trophy, troisième manche des Tasman Series 1967-1968.

Après plusieurs mois de négociations secrètes avec Imperial Tobacco, Colin Chapman a signé un contrat juteux avec les cigarettes Gold Leaf. Un accord de trois ans pour 100 000 £ à une époque où la saison coûtait 90 000 £.

Là où John Love n’a rencontré aucun problème, cela n’est pas le cas de Colin Chapman. A une époque où la règle veut que les voitures soient identifiées, les officiels à Wigram refusent que la décoration fumée de Clark prenne le départ. Jouant sur la notoriété et l’aura de son équipe, Chapman reste ferme. Avec raison. Les officiels ne veulent pas disqualifier l’un des principaux atouts et attraits de la course. Clark remporte le trophée, Chapman une première bataille.

A Brands Hatch, pour la course des champions, la réaction est différente. Le Royal Automobile Club est silencieux, mais un cadre d’ITV, la chaîne qui possède les droits, appelle Chapman dès les essais. Il lui demande de retirer les logos de Gold Leaf, sans quoi la retransmission de la course est annulée. Conscient de la faible qualité de la retransmission, Chapman ordonne à ses hommes de mettre du scotch sur les logos.

Conscient du potentiel marketing, le monde de la F1 sent le bon coup et la FIA ne tarde pas à donner son feu vert. La décoration Gold Leaf des Lotus fait son apparition en Espagne pour la première fois dans le cadre d’un GP du championnat du monde. Cinq mois après John Love.

Graham Hill Lotus Gold Leaf Grand Prix d'Espagne 1968

Cinq mois après John Love, la Lotus « Gold Leaf » fait son apparition.

Division de British American Tobacco, Yardley s’associe dans la foulée à BRM. Les pilotes ne cèderont pas longtemps, entre puissance des écoles de pilotage financées par le tabac et grasses primes au sommet.

Les législations nationales et l’hygiénisme avancé par le lobby anti-tabac auront toutefois raison dans les années 2000, après 40 ans de guerre à coup de pressions. Les vannes de la nicotine coupée, le sport automobile doit encore apprendre à vivre et obtenir des budgets équilibrés sans les manufacturiers. L’ironie veut d’ailleurs que la dernière équipe à céder soit Ferrari. Quand bien même Il Commendatore s’était montré condescendant sur cette source de revenus.

Le gentleman John Love

Revenons à John Love. Il domine à nouveau le championnat sud-africain en 1968, en remportant six courses. John devient le propriétaire d’une Lotus 49/R3, faisant de lui le premier pilote client à utiliser le légendaire moteur Cosworth DFV. En parallèle, il lance le Team Gunston en CanAm avec une certaine réussite.

En 1969, l’opposition commence à grandir avec John McNicol, Sam Tingle et Dave Charlton. Si le moteur Cosworth est un avantage, l’âge de sa Lotus non. Le duel entre McNicol et Love voit les deux hommes rencontrer des problèmes dans la saison.

Le titre est en jeu lors de la finale. Dans le tour de formation, on découvre que le châssis Lola de McNicol a un problème. Menés par Love, les autres pilotes demandent aux organisateurs le report de la course avec succès. John Love va même aider son rival pour réparer l’auto à temps !

En course, Love mène devant McNicol dont une deuxième place lui permet de mettre un terme à la domination de John Love. Mais à huit tours du but, la suspension de McNicol casse et Love remporte finalement un sixième titre national.

La fin d’une époque

La série de titres de John Love s’arrête en 1970. Sponsorisé par Lucky Strike, Dave Charlton prend le relais et gagne à son tour six titres nationaux consécutifs.

John Love ne part pas sur cet échec mais ses acquisitions sont moins inspirées que dans le passé. Il vend sa Lotus pour une March 701 à la fiabilité douteuse. Succès et podiums se font moins fréquents. En 1971, il abandonne la March pour une Surtees TS9 pleine de défauts techniques. Il termine troisième du championnat sud-africain malgré un accident à Kyalami où il manque de peu la décapitation après que son accélérateur se bloque.

John Love, proche de la décapitation

John Love, proche de la décapitation

Revenu au volant de la March 701, il attend 1972 pour retrouver sa Surtees TS9 réparée et désormais équipée du bloc Cosworth DFV. Love participe en mars à son dernier Grand Prix de F1, toujours un Afrique du Sud, un évènement qu’il n’aura finalement jamais manqué jusqu’à cette saison. Une crevaison provoque un accident et John achète une Brabham BT33/1 pour continuer dans la série nationale.

John déclare que c’est probablement la meilleure voiture qu’il ait eu mais qu’elle manque encore de vitesse. Il en fait donc trop pour essayer de battre Charlton. S’il y parvient lors du Grand Prix de Rhodésie à l’issue d’un duel épique avec son adversaire, il échoue sur l’ensemble de la saison.

Sa dernière saison a lieu en 1973. Après trente ans de courses et le demi-siècle s’approchant, Love réalise qu’il faut faire de la place même si la condition physique est encore au top. De plus, le règlement a changé et Gunston investit en F2 plutôt qu’en F1 pour des raisons politiques. Dégoûté, Love doit se contenter d’une Chevron B25 loin de lui offrir ses chances face à la Lotus 72 de Dave Charlton qui écrase ainsi la saison.

John Love se concentre ensuite sur sa concession, John Love Motors. A la demande populaire, John Love était invité pour deux courses en Formula Atlantic fin 1979. A 54 ans, le Rhodésien se classe sixième à la surprise générale.

Dans les années 1980, il retourne au tourisme au Zimbabwe, nouveau nom de la Rhodésie depuis 1980, et en Afrique du Sud. Vingt ans après son titre en BTCC, John Love est encore au niveau avant de prendre une retraite bien méritée.

Mélange d’entrepreneur, gentleman driver, passionné et redoutable business loin d’être manchot au volant, John Love voyait sa carrière atypique prendre définitivement fin le 25 avril 2005, toujours dans sa ville natale de Bulawayo, à l’âge de 80 ans. Cette fois, c’est le cancer qui franchissait en premier la ligne d’arrivée, emportant l’un des personnages les plus insolites et oubliés du sport automobile.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

2 plusieurs commentaires

  1. Merci pour ce sujet qui m’a fait découvrir ce pilote dont je n’avais jamais entendu parler, ayant commencé à suivre la F1 au début des années 80.

  2. Excellent sujet, sur un pilote que j’avais complètement oublié et sur lequel je n’en savais pas autant

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