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Le Mexique travaille sa présence en F1

Un GP du Mexique sur le retour

Le Mexique travaille de plus en plus activement à un retour de son Grand Prix national au calendrier de la Formule 1. Le fils de Carlos Slim, le PDG de Telmex, travaille de concert avec la compagnie mexicaine CIE afin de ramener la F1 au pays.

L’histoire des GP du Mexique en F1 a été tumultueuse. L’autodrome des frères Rodriguez de Mexico a accueilli hors-championnat la F1 de 1962, l’année de sa construction, avant d’être intégré au calendrier officiel de 1963 à 1970, date à laquelle la surfréquentation du circuit incite les organisateurs à arrêter la F1. Jusqu’en 1986, la F1 délaisse Mexico, mais ce n’est pas réciproque car le tracé est revu, la sécurité améliorée et de nouveaux bâtiments construits. Malgré une piste encore bosselée, le Grand Prix trouve son public, mais la FISA arrêtera l’expérience mexicaine en 1992. Néanmoins, d’autres séries, à l’image de l’A1GP, utilisait l’Autodromo Rodriguez sans problème. Un retour de la Formule 1 au Mexique était espéré avec un Grand Prix à Cancun prévu dès 2006, mais le projet est resté au stade de l’arlésienne.

Il est intéressant de noter que le fils de Carlos Slim travaille avec CIE, la Corporación Interamericana de Entretenimiento, qui n’est autre que l’exploitant nommé par la ville de Mexico, le propriétaire qui a mis le circuit Rodriguez en concession. On peut alors imaginer une synergie financée par CIE et Telmex afin de réaliser les travaux nécessaires pour upgrader le circuit aux normes FIA actuelles. L’autre direction de travail serait sur un circuit urbain à Guadalajara.

La FIA a déjà déclaré être favorable à un retour du Mexique au calendrier, sur base de son économie forte et de son passé dans l’industrie automobile, mais que la sécurité devait être le chantier principal des Mexicains. Espérons néanmoins que l’on ne tombe pas dans la sécurité pathologique, tant le tracé mexicain de Mexico possède son charme, en raison de sa situation peu commune : surface bosselée, dûe à l’activité géologique de Mexico, altitude de 2 285 mètres, avec un air plus difficile à respirer à la fois pour les pilotes et les moteurs. A l’heure d’un retour au turbo, cela serait particulièrement intéressant comme défi.

Après avoir retrouvé son premier pilote en F1 depuis Hector Rebaque en 1981, le Mexique travaille donc sérieusement à reconstruire son image sportive, à travers Sergio Perez et Esteban Gutierrez, tous deux chez Sauber et jouissant de l’appui de l’Escuderia Telmex de Carlos Slim. Il faut néanmoins veiller à ce que cela ne soit pas une énième mode pour le Mexique, après les deux premières périodes du Mexique en F1.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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