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Les cinq derniers champions du monde à la loupe

Sebastian Vettel en 2010, Jenson Button en 2009, Lewis Hamilton en 2008, Kimi Räikkönen en 2007 et Fernando Alonso en 2006 : l’année 2011 pourrait bien clore l’alternance de différents champions du monde en F1, si Sebastian Vettel continue dans sa lancée.

Graphique champions du monde de F1 2006-2010

Ils ont été les meilleurs

  • Personne n’a effectué plus de pôles et de podiums que Fernando Alonso en 2006. Concernant son nombre de victoires, seul Michael Schumacher en a signé autant.
  • Kimi Räikkönen a gagné plus de Grand Prix que quiconque en 2007, et a signé le même nombre de podiums que Fernando Alonso et Lewis Hamilton (12 pour tous les trois).
  • Lewis Hamilton a signé le plus de pôles positions que ses adversaires en 2008, et il est monté sur le podium autant de fois que Felipe Massa.
  • Jenson Button a signé le plus grand nombre de victoires et de podiums en 2009. Son nombre de pôles est le même que Sebastian Vettel et Lewis Hamilton.
  • Sebastian Vettel a signé 10 pôles positions, ce qui est le double de pôles positions du second recordman de l’année, Mark Webber, avec cinq seulement. A lui seul, il a signé 52,6% des pôles possibles. Son nombre de podiums est le même ; 10 podiums furent également signés par Fernando Alonso et Mark Webber la même année.

Sur certains domaines, quelques uns ont laissé de la place aux autres

  • Kimi Räikkönen n’a signé que trois pôles positions, ce qui est la moitié des six pôles qu’ont tous les deux signé Felipe Massa et Lewis Hamilton.
  • Lewis Hamilton a peut-être gagné cinq Grand Prix en 2008, mais Felipe Massa avait fait mieux : sa sixième victoire avait en effet été glanée dans son pays natal, le Brésil. Je vous passe les détails de ce Grand Prix, vous devez vous en souvenir…

Points forts et caractéristiques

A en juger par les statistiques de Fernando Alonso en 2006, on comprend bien pourquoi certains l’identifient comme un pilote complet. Il a su signer des victoires et être présent quasiment tout le temps : ses quatorze podiums en une saison le prouvent en effet. De plus, il fallait bien contenir Michael Schumacher, qui, prêt à se retirer, avait à l’esprit de faire un grand coup.

Kimi Räikkönen a suivi la tendance de son prédécesseur, mais son nombre de pôles fut relativement faible. Ce chiffre a de quoi étonner, d’autant plus qu’en 2005, il avait pratiquement fait jeu égal avec cinq pôles. Peut-être que cette fois-ci, le fait d’être moins rapide lui a permis d’être plus lucide en course. Et n’oublions pas l’affaire d’espionnage et la rivalité entre les deux pilotes McLaren Mercedes qui ont certainement eu un impact sur le dénouement du championnat.

Plus de pôles que de victoires : Lewis Hamilton a eu du mal à concrétiser ses bons résultats en qualifications en 2008. Certains jugent même que le Britannique a obtenu son titre mondial lors d’une année qui ne fut pas sa meilleure saison. Beaucoup l’estimèrent davantage en 2009, où malgré le manque de vitesse de sa McLaren, surtout en début de saison, il fut à même de se battre pour quelques bons points. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que les années où il n’a pas signé le titre, son nom apparaît dans les statistiques d’autres champions du monde de cet article.

A l’inverse, Jenson Button était absent des statistiques des autres pilotes champions du monde. Cela peut naturellement s’expliquer par un manque de performance de l’écurie dans laquelle il courait. En 2010, il était encore en phase d’adaptation chez McLaren Mercedes. Cette année, il fait jeu égal avec son coéquipier (trois points d’écart au championnat, l’avantage au plus expérimenté pour le moment). Ce pilote se distingue des autres et fait parfois penser à Mark Webber. Seulement, celui que beaucoup avaient déjà enterré a réussi à s’en tirer avec les honneurs. Beaucoup auraient fui l’équipe Honda après 2008, mais pas lui. Bien lui en a pris !

Le nombre de pôles de Sebastian Vettel a de quoi effrayer : il a signé le même nombre de pôles et de podiums. Certains penseront qu’on avait de la chance, en 2010, qu’il fasse des erreurs. Ces erreurs, l’Allemand ne les commet plus, et on voit le résultat cette année. Que le pilote soit apprécié ou non d’un fan, force est de reconnaître sa supériorité actuelle.

Conclusion

Nul doute que ces statistiques seront obsolètes à la fin de l’année, où les autres champions du monde, malgré leur statut tant respecté, feront pâle figure quelque peu.

NDLR : merci à StatsF1 pour leur site si utile dans le paysage des sites Internet sur la Formule 1.

Un dernier mot : répondez à notre sondage sur Facebook ! Quand Sebastian Vettel sera-t-il sacré champion du monde ?

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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