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Lewis Hamilton : brillant ou trop osé ?

Quel pilote est Lewis Hamilton ? Brillant, trop osé ?

Lewis Hamilton, comme chacun sait, est le protégé de McLaren Mercedes. Depuis son arrivée en F1 en 2007, il n’a connu que l’écurie de Woking et a débuté sa carrière à toute vitesse. Contrairement à d’autres pilotes, il n’a pas eu le temps de progresser dans l’ombre. Ajoutons à cela une presse friande de commentaires sur sa vie privée ou encore sa couleur de peau, et vous obtenez des conditions de carrière inédites.

Bien entendu, nous n’avons pas encore mentionné l’affaire d’espionnage de McLaren en cette même année 2007, ni encore la rivalité entre Hamilton et l’Espagnol Fernando Alonso cette même année. L’année a été tellement riche en péripéties que Maurice Hamilton a publié un ouvrage, Chequered Conflict, qui reporte la quête du titre des pilotes 2007 et qui la compare avec une quête similaire en 1986, l’affaire d’espionnage en moins.

Les statistiques le montrent : Lewis Hamilton, auteur de seize victoires en carrière à l’heure actuelle, n’a jamais signé moins de deux victoires par saison. De nombreux débats posent la question de la meilleure saison effectuée par le Britannique, mais celle qui l’a vu sacré champion était sa seconde saison en 2008. Depuis, il s’est classé 5ème puis 4ème du championnat. Pour 2011, à l’heure actuelle il figure à la cinquième place derrière Mark Webber. En outre, pour le moment, il est classé derrière son coéquipier qui le rattrape petit à petit en qualifications. L’expérience de Jenson Button, couplée à d’autres facteurs sans doute, fait que l’écart se creuse pour le moment.

Néanmoins, il serait stupide d’enterrer Lewis Hamilton. L’écart de points n’est pas si conséquent, et leur nombre de victoires cette saison s’élève à deux chacun. Lewis Hamilton a été sanctionné à différentes reprises au cours de la saison 2011 par des pénalités diverses. Certains questionnent son management ou son entourage, d’autres déplorent le nombre d’altercations dans lesquelles Hamilton a été impliqué. A ce sujet, réfléchissons à ce que serait la Formule 1 sans des pilotes qui tentent et qui sont à la limite de commettre des erreurs sanctionnables et sanctionnées. Le sport a besoin de divers profils de pilotes. Sans ce type de pilotes, n’en serait-elle pas plus insipide ?

La situation en 2011 est la suivante : domination de Sebastian Vettel, qui ne commet pratiquement jamais d’erreur. Aucun scandale à déplorer, il fait figure d’élève parfait, sans tache. Et il y a Lewis Hamilton, celui que d’aucuns voient comme le mauvais gars de l’histoire. Son coéquipier, le gendre idéal pourrait-on dire, brille de par sa régularité, son travail et son expérience. Si le tableau pourrait faire office d’une affiche de film d’action sujet à devenir un blockbuster, il en demeure très attractif. Nous opterons, en tous les cas, pour l’adjectif brillant pour qualifier Lewis Hamilton. En somme, peu importe la manière, seul le résultat compte. Il faut se réjouir d’une telle diversité des personnalités chez les pilotes professionnels à un moment où la F1 est considérée parfois comme aseptisée. Tout le monde trouve son compte.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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