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Le projet 2010 de Lola

Lola Cars en eaux troubles

Comme je l’évoquais sur Twitter il y a quelques jours, Lola Cars a confirmé ses difficultés financières en officialisant son processus de « financial administration », à commencer par la Lettre d’intention pour nommer un Administrateur. Cette procédure est connue outre-Manche pour être la procédure type en cas d’insolvabilité. Lola continue néanmoins de chercher de nouveaux investisseurs.

Le groupe formé en 1958 montre du doigt la crise économique, causant un problème de flux de trésorerie, poussant Lola à prendre cette délicate décision. Lola pose également la responsabilité du HRMC qui n’aurait pas payé des crédits de taxe sur les opérations de Recherches et Développement. HMRC (Her Majesty’s Revenue and Customs) est un département non-ministériel du gouvernement du Royaume-Uni, chargé de la collecte des taxes et du paiement de certains services fournis par l’État. Ses services incluent le Research and Development Relief, une sorte de taxe professionnelle qui peut réduire la facture de taxes d’une entreprise, à travers un crédit de taxe par exemple.

Lola Cars a été fondée en 1958 par Eric Broadley, qui avait dû passer la main en 1998 au millionnaire irlandais Martin Birrane, également gentleman driver et dix fois présent aux 24 heures du Mans, dont deux victoires en GT. Déjà à cette époque, Lola avait accompli ce processus, complètement vidée et décrédibilisée après l’échec retentissant des Lola MasterCard en F1 lors de la saison 1997. Poussé par MasterCard à avancer son arrivée de 1998 à 1997, la monoplace n’était jamais passée en soufflerie. En Australie, pour la première manche, les deux monoplaces étaient reléguées à plus de dix secondes en qualifications, bien au-delà des 107%. Fort de cet échec, MasterCard s’est enfui, ce qui a entraîné la perte de l’équipe.

Malgré ce restart, Lola avait réussi à reprendre du poil de la bête. Malgré une présence en monoplaces décimées par la toute-puissance de Dallara, Lola s’est rattrapé en Endurance où ses prototypes ont remporté cinq fois les 24 heures du Mans depuis 2000, ainsi que des titres en ALMS et LMS. Lola avait également soumis un projet d’entrée en F1 en 2010, refusé par la FIA, tout comme son projet d’IndyCar a été refusé la saison passée. Il se murmurait que Lola en 2014 voulait faire une apparition en F1 en 2014 ainsi qu’un retour en Formule 3.

En monoplace actuellement, le fleuron de Lola est son modèle d’A1GP recyclé en AutoGP. Enzo Coloni avait annoncé il y a quelques semaines vouloir introduire une nouvelle version, soit à partir d’un tout nouveau modèle Lola ou Coloni, soit en gardant le châssis Lola tout en modifiant la carrosserie. Il semble de plus en plus probable que la solution Coloni par Coloni tienne désormais la corde.

Lola a indiqué qu’aucun commentaire supplémentaire ne viendrait avant le 21 mai.

Mise à jour : Lola Cars a cessé toute activité le vendredi 5 octobre. Les actifs de la société devraient être cédés dans les prochains mois selon le conseil d’administration. Concernant Lola Composites, l’activité continue, deux repreneurs possibles étant cités.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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