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(Lotus) Renault, restylage sur cinq ans

LRGP

Du temps s’est écoulé depuis les dernières années où Renault a tout gagné, titres pilotes et constructeurs. Cinq ans après, la situation a évolué.

Le départ de Fernando Alonso a été le point de départ qui a brisé cette stabilité au plus haut niveau dont l’écurie franco-britannique jouissait. Heikki Kovalainen et Giancarlo Fisichella ont ainsi dû dompter une R27 peu encline à délivrer les mêmes résultats que l’année précédente. Il faut dire que les pilotes de l’écurie championne du monde ronronnaient au lieu de lutter pour obtenir le leadership interne. Cela dit, c’était la première année du Finlandais. Il s’est révélé petit à petit, sans pour autant afficher la carrure d’un Alonso ou un Hamilton plus tard. Ensuite, Kovalainen a emprunté le même chemin que l’espagnol d’Oviedo : il est parti chez les gris de Woking.

Qui, pendant ce temps-là, revenait au bercail ? Fernando Alonso ! Il était accompagné d’un nouveau débutant, en la personne de Nelson Piquet Jr. Pour faire court, c’était le début des problèmes. Cette paire de pilotes a indirectement réussi à pousser vers la sortie Flavio Briatore et Pat Symonds. Nom de code de l’arme de destruction massive : Crashgate. Maintenant, que le crash de Nelson ait ou non contribué à la victoire de son équipier au Grand Prix de Singapour en 2008 n’a guère plus d’importance. Ce qui perdure encore aujourd’hui, et pour encore quelques temps, c’est l’évincement de ces deux fortes personnalités du monde de la F1. Fernando Alonso a ensuite vogué vers de nouveaux horizons (rouges) et Renault s’est métamorphosé lors de son virage à l’est.

Ces changements durant les intersaisons témoignent du désengagement progressif de Renault, qui a toujours tenu selon ses dirigeants une position de cul entre deux chaises entre la F1, les moteurs et les châssis.

En 2010, l’homme à la tête de l’écurie nouvelle génération se nomme Eric Boullier. Outre sa capacité à se figer en statue, comme l’a si bien relevé Sidepodcast, il a instauré un restylage rétro à la Renault R30. Boullier a indirectement profité du recrutement de Robert Kubica par Briatore, et devait stabiliser l’écurie sur le plan financier par le choix délicat du second pilote. Au final, Vitaly Petrov et Robert Kubica ont réalisé une saison honorable, même si le Russe doit confirmer en termes de régularité. L’arrivée de Boullier a également permis à l’organigramme interne de l’équipe d’être mieux structuré ; ainsi le départ de Bob Bell a laissé les mains libres à James Allison. Il faudra également voir si Tim Densham n’était pas aussi conservateur comme Bob Bell le fut, ce qui déterminera si son départ contribuera à donner un poids accru à James Allison.

En 2011, en l’espace de trois courses au jour d’aujourd’hui, l’écurie a réalisé deux podiums grâce à un surprenant Petrov en Australie, et à Heidfeld en Malaisie. Ce dernier remplace au pied levé Kubica à la suite de son accident en rallye – tout cela suite à une alliance avec Lotus qui aura fait beaucoup d’encre.

Eric Boullier a un objectif clair pour cette année : tout mettre en œuvre pour effectuer des week-ends de course parfaits. Il y a encore du travail, mais le restylage de Renault aura eu le mérite de me faire adhérer à leur cause ! Le futur de l’équipe semble en effet prometteur, mais il faudra veiller à ce qu’il n’y ait pas de futures dissidences entre Lotus et Genii si jamais Lotus vient à acheter des parts de l’équipe, entre autres problématiques potentielles.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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