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Monza ou le ridicule de Bridgestone

Légende Monégasque

A la fin de l’ennui habituel de Monza, uniquement animé par les pits, un seul sujet me venait à l’esprit. Non pas le championnat magnifiquement serré auquel nous assistons, mais quelque chose de plus burlesque. Quelque chose qui, s’il n’existait pas, rendrait le championnat encore plus somptueux.

Alors certes, on ne peut pas tout avoir. Il a déjà fallu attendre de longues années pour voir cinq pilotes lutter jusqu’en septembre, au moins. Mais le ridicule de Bridgestone, qu’on avait pu apercevoir à Valence grâce à Kobayashi, a refait surface. Quand on observe les magnifiques relais d’endurance de Vettel ou Petrov à Monza, bien qu’aidés par les plus rudes gommes nippones, l’on se dit que cette règle de passer un relais de chaque gomme est pour le moins stupide. Cela nuit même à ceux qui savent préserver leurs gommes tout en conservant leur compétitivité.

N’ayant déjà aucun aspect « écologique » – où est l’intérêt d’utiliser au moins 8 pneus en course -, rappelons que cette mesure n’a rien d’original puisque Bridgestone a poussé pour son application lors de son monopole. Utilisant déjà cette recette en ChampCar, Bridgestone l’a voulue en F1 pour que l’on parle d’elle alors que la guerre du pneu appartenait déjà au passé. Un aspect sportif plus que critiquable. Purement marketing même.

Bien évidemment, on sait que de Bridgestone, il n’y a plus rien à attendre. Mais Pirelli pourrait, dans un élan de sportivité et de compétition (hum…), revenir sur cette règle. Dans ces temps plus ecolo-friendly que jamais, plutôt que d’imposer un arrêt aux stands, autant imposer un nombre d’arrêts maximum (voire aucun, si cela ne tenait qu’à moi). On éviterait les débats ineptes sur quelles gommes choisir car la piste est difficile à appréhender. Plus, on favoriserait à nouveau la lutte en piste que celle des stratégies sur le muret.

Certains me répondront que cette idée est saugrenue ou inutile pour diverses raisons. Il y aura les partisans de la liberté totale aux écuries et pilotes. Plus rare, les partisans de la solution actuelle de Bridgestone. Ceux-là diront que la stratégie est nécessaire tant l’aspiration est inexistante en raison des double-diffuseurs. Mais n’est-ce pas un faux prétexte ? Car au final, c’est le manufacturier unique qui a toujours été le cœur des problèmes et des règlements iniques qui en découlent.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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