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Ne tirez pas sur le pneu moqueur

Ne tirez pas sur le pneu moqueur !

Si l’on résume les propos de Jarno Trulli, ce dernier a indiqué lors du Grand Prix d’Australie que les pneus Pirelli étaient complètement différents de ceux que Pirelli a proposés durant les tests. Selon lui, les pneus étaient censés se dégrader rapidement. Or, pendant le Grand Prix, ils ne sont pas montés en température et ne se sont donc pas usés comme prévu. Il a indiqué que les pneus n’étaient ni bons, ni mauvais, mais différents. Il a conclu en se basant sur le fait que beaucoup dans le paddock ont été mécontents des conséquences entraînées par ces différences.

Comme toujours, les pneumatiques sont une cible de choix, prisée par les équipes et les pilotes. C’est d’autant plus le cas lorsque l’équipementier effectue sa première saison de F1 depuis 1991.

On pourrait comprendre les arguments de l’Italien : on a critiqué les pneus pour leur dégradation rapide et soudaine, pourquoi auraient-ils changé en l’espace de quelques semaines ?

La colère de Jarno Trulli serait-elle donc justifiée ? En partie, oui, pour les raisons que je viens d’évoquer. Mais ce n’est pas suffisant. Les pneus sont les mêmes pour tous, donc chacun doit se débrouiller avec ce qu’on lui fournit. Et si la controverse des pneus fournis par Pirelli a été entendue par le manufacturier italien, ne serait-ce pas une bonne chose qu’ils aient rectifié le tir ?

En tous les cas, si l’on veut que les manufacturiers de pneus apportent des gommes performantes et durables, le meilleur moyen est toujours le même : rompre cette idée saugrenue du manufacturier unique et permettre la concurrence des manufacturiers ! Lorsque Michelin avait rejoint Bridgestone dans l’offre de pneumatiques aux équipes, les performances ont été améliorées de façon significative. Aujourd’hui, un manufacturier bénéficie d’un contrat solide qui oblige simplement à fournir des pneus globalement corrects, du moment que tout le monde en dispose. Le manufacturier unique a donc le monopole et n’a pas besoin de sortir des innovations constantes pour battre un adversaire.

Malheureusement, la réduction des coûts contient du bon et du mauvais. La F1 doit réduire les coûts, c’est une certitude. Cependant, de telles coupes budgétaires ne devraient pas entraver le spectacle et plutôt favoriser la création et l’imagination pour faire mieux en disposant de moins de moyens. Les petites équipes y gagneraient au change, également. Mais dans tout business, il y aura toujours des personnes satisfaites et des gens mécontents.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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