Accueil / F1 / Business / Nouveau (pseudo) rebondissement entre Lotus et Enstone

Nouveau (pseudo) rebondissement entre Lotus et Enstone

LRGP

Lotus F1 Team a décidé de stopper le sponsoring-titre que lui accordait le constructeur Group Lotus mais conservera le nom quoiqu’il arrive, comme Gérard Lopez l’avait annoncé au soir de la présentation de la Lotus E20. L’homme d’affaires luxembourgeois avait alors déclaré qu’il avait pris les précautions nécessaires pour garder le nom Lotus quoiqu’il arrive au constructeur, une situation qui n’était pas sans rappeler les précautions prises par Colin Chapman en son temps, en séparant l’activité route et l’activité F1. Le tout dans le but que la chute d’une des deux affaires n’entraîne pas automatiquement celle de l’autre.

Gérard Lopez a déclaré que la décision avait été prise en raison de l’incertitude financière autour de Group Lotus, dont le conglomérat DRB-Hicom est désormais le propriétaire via Proton, que le Gouvernement a privatisé le mois dernier. Lopez a alors décidé d’annuler un accord pour le sponsoring titre de l’équipe, qui était fortement lié à une clause de rachat d’Enstone à 50% par Proton. Il apparait cependant que Lotus Group ne désire pas prendre de parts dans Lotus F1 dans un avenir immédiat, d’où la fin de la clause.

Le Luxembourgeois a admis que cela remettait en jeu les possibilités financières de l’équipe, qui gardera le nom Lotus. Genii a ainsi compensé les pertes de l’écurie d’Enstone depuis 2010, mais espère qu’un sponsoring important vienne, voire même un nouveau sponsoring titre qui semblait impossible avec l’action de Lotus jusque-là.

Unilever via Rexona et Clear, ainsi que Microsoft, ont rejoint Lotus F1 comme sponsors durant l’hiver. En parallèle, l’accord de sponsoring de Lotus Group devait durer de 2011 à 2017 avec une quinzaine de millions d’euros annuels à la clé. Enstone pourra ainsi continuer à utiliser le nom Lotus alors que le constructeur automobile pourra utiliser l’image de l’équipe au niveau marketing. Une situation quasiment similaire à l’accord entre Tony Fernandes et Lotus Group en 2009 avant qu’une des deux parties n’entrent dans les brèches du contrat de la licence, puis en 2011 avec une écurie portant le nom d’un constructeur dont elle n’assure pas les ventes civiles.

Lopez avait également été lié par un rachat de Group Lotus, ayant même été en négociations avec Proton avant sa vente, mais le rachat par DRB-Hicom jette le doute naturel post-rachat des désirs et priorités du nouveau propriétaire. Gérard Lopez semble néanmoins toujours intéressé par Group Lotus mais attend que DRB-Hicom ne se décide à une quelconque vente.

Pour les inconditionnels insatisfaits, on rappellera qu’avant 1994, Team Lotus et Lotus Cars étaient séparés. Puis, en 2010, on a vu une licence Lotus du constructeur, qui ne satisfaisait pas tout le monde, avant de voir en 2011 un sponsoring Lotus du constructeur, qui ne convenait toujours pas, puis début 2012, une équipe devenir Lotus, ce qui a fait grincer des dents. Désormais, on revient à une situation similaire à l’ère Chapman et post-Chapman, ça ne va toujours pas. Il est toujours dur de faire l’unanimité en F1 !

Les développements du rachat de Proton par DRB-Hicom sont également attendus sur les autres engagements du constructeur Lotus en sport automobile. On se rappelle ainsi que le gel des comptes en période de rachat avait provoqué un certain retard (volontaire ou non) dans le développement des moteurs Lotus-Judd d’IndyCar Series. L’histoire est encore loin d’être finie.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Motor Racing League plugin by Ian Haycox