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Parfum Spadois sur la saison

Il y avait déjà foule pour la Pit Lane !

Après avoir assisté à ce Grand Prix de Belgique 2010, laissons parler en toute subjectivité de nos impressions qui rejoignent, pas mal, celles qui nous avaient été laissées par les écrans jusque là. Faisons donc une revue de détail des 24 pilotes.

Chez McLaren, à la rue il y a un mois, on sait toujours rebondir sur ses deux pieds. Hamilton a su faire parler tout son talent naturel et ne laisse passer aucune opportunité. L’expérience de son titre lui assure également un ascendant psychologique dans la dernière ligne droite. Button, lui, même quand il n’est pas dans le rythme de son coéquipier, sait faire le travail, à savoir récolter le plus de points possibles en roulant le moins vite possible. Dommage que sa course ait été fauchée par Vettel, puisque ses chances deviennent de moins en moins grandes course après course.

Du côté des adversaires, Red Bull continue de dilapider des points offerts. Que ce soit chez le 5 ou le 6. Néanmoins, Webber est en train de réaliser une des campagnes les plus éloquentes depuis longtemps, alliant grande maturité, sang froid, intelligence, compromis entre audace et raison, ainsi que des aspects à subir les coups dans une ambiance d’équipe qui n’est pas parmi les meilleures. Le cas Vettel est plus difficile. Le garçon, bien que très doué, accumule les bévues et les énervements inutiles. Sa course Spadoise le démontre encore, énervé derrière Button jusqu’à commettre la faute, d’où il écopera d’une pénalité pas imméritée dès lors qu’il achève Button, quelques erreurs (bien que Liuzzi soit plus fautif à ce coup) lui couteront encore des points. Il ne semble pas encore posséder toutes les armes permettant d’envisager un dénouement heureux pour le titre. Au bout de la quatrième saison, il faudrait s’y mettre jeune homme.

Pour Ferrari, on continue la descente. Alonso, aussi brillant puisse-t-il être, continue son chemin de croix en Belgique. Bien que toujours en course, la Ferrari ne semble pas à la hauteur de ses rivales. Alonso aura d’ailleurs mis du temps à devancer Petrov. Quant à Massa, une course insipide qui lui permet de scorer. L’opportunisme. Voilà qui semble résumer en grande partie la saison de Ferrari. Pareil chez Mercedes, qui semble avoir réussi à sauver sa course grâce à un réglage typé légèrement plus humide que le reste, permettant une bonne remontée aux jeux des pneus et safety-car. Rosberg ne peut plus grand-chose, tandis que Schumacher a réussi une course convenable. Sans plus. Les deux équipes doivent déjà prier pour 2011.

Renault continue à récolter les fruits de sa stratégie de développement. Un grand Kubica, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Petrov, lui, continue de souffler le chaud et le froid. Tellement pressé de signer un chrono avant la pluie, il se sortira. Une course solide le mènera aux points. Quand les deux bouts seront joints, comme en Hongrie, sa reconduction n’aurait été qu’une formalité. Pendant ce temps, Force India se fait distancer. Sutil sait toujours manier à merveille sa monoplace sous certaines conditions. Un peu moins le cas pour Liuzzi. Les deux ne peuvent pas grand-chose de plus.

Williams est fidèle à ces dernières années. Barrichello alterne le bon et le pire, mais son retour est certainement précieux à l’équipe. Hülkenberg continue l’apprentissage. Il s’en sort bien. Peut mieux faire à Grove, mais les prochaines années devraient être plus radieuses. Pareil pour Sauber, si l’argent vient. Le nerf de la guerre pour les deux teams. Chez les Suisses, de la Rosa casse beaucoup trop, malgré un travail honnête. Kobayashi attaque, parfois trop, mais pour l’instant ça rapporte. L’un des meilleurs japonais pour l’heure, et il a tout pour devenir le meilleur. Pour Toro Rosso, Buemi mène l’équipe à ce qu’elle peut espérer. Pas grand-chose. En face, Alguersuari a du mal. Les deux ont un niveau assez semblable. Correct pour la F1, mais sans plus.

Du côté des nouvelles équipes, Kovalainen réalise probablement la meilleure saison de sa carrière. Il semble avoir compris qu’il faudrait du temps pour arriver à quelque chose, mais il s’en satisfait pleinement. Trulli n’a pas l’air aussi convaincu, et cela se voit. A l’instar de Glock chez Virgin d’ailleurs. Pour di Grassi, ça reste du di Grassi. On ne le voit que dans ses instants d’égarements. Je ne dis pas qu’il y a que du mauvais, mais on ne voit que cela. Enfin, s’il trouve 6 millions l’an prochain, il aura le droit à une autre chance. Chez HRT, je ne sais que penser. Chandhok est le grand lésé de l’histoire, car le garçon était loin d’être le mauvais du trio. Senna déçoit, malgré l’éclaircie en qualifs samedi. Et Yamamoto finance l’équipe à lui seul, mais à le mérite de finir. Enfin, si cela peut sauver l’équipe, on ne s’en plaindra pas.

Au final, pour la première fois du championnat, deux leaders se distinguent de leurs trois autres concurrents au championnat. Hamilton et Webber se tiennent en trois points alors que Vettel, Button et Alonso sont relégués à 31, 35 et 41 points. Mais rien n’est joué, rappelons-nous que cette saison, Webber a su par exemple rattraper 32 points en deux courses. La saison est encore longue. Heureusement.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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