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Pourquoi la FIA n’est pas (la seule) à blâmer pour les points doublés

L’annonce lundi d’une course finale compte double en Formule 1 a provoqué le mécontentement des fans et même de Vettel, qui a décrit le projet comme « absurde ».

La cible idéale était toute trouvée. L’annonce était faite par la Fédération Internationale de l’Automobile, donc il fallait tirer sur le corps dirigeant du sport. Un raccourci simpliste car la situation est plus complexe.

L’un des points ayant retardé la ratification des accords Concorde venait d’une volonté de la FOM et des détenteurs des droits commerciaux : celle de prendre plus de prérogatives sportives afin que la F1 soit plus impliquée dans les changements la concernant. Après de nombreuses négociations, Jean Todt concédait un peu de lest, se traduisant par un accord bilatéral signé en septembre.

Nouveau-né de l’accord, un groupe de stratégie de la F1, composé de six équipes dont cinq permanentes (Mercedes, Red Bull, McLaren, Ferrari et Williams), une temporaire (Lotus), ayant chacune une voix, d’un représentant de la FIA possédant six voix, et de représentants des droits commerciaux, dont Rolex et Philip Morris, représentant au total six voix.

Le rôle de la FIA est donc réduit à un tiers, et à l’époque – pas si lointaine – les petites équipes craignaient publiquement que leur rôle et celui de la FIA soient réduits à portion congrue. Car si les décisions du F1 Strategy Group doivent être ratifiées par la F1 Commission, cette dernière inclut toutes les équipes, les fournisseurs, les promoteurs de Grand Prix, etc.

Auparavant, le Conseil Mondial du Sport Automobile gardait son veto, mais ce dernier cédait mercredi son droit de regard au profit du F1 Strategy Group et à la Formula One Commission. Ces deux groupes étaient ainsi libérés de l’aval nécessaire, et le rôle de FIA dans les décisions annoncées lundi était devenu mineur.

La morale est désormais connue. Don’t shoot the messenger. Une situation souvent vue quand un corps plus ou moins indépendant perd ses prérogatives sportives au profit des détenteurs commerciaux et des acteurs du sport.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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