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Que cache la rumeur Cepsa/Scuderia Toro Rosso ?

Sponsoring de Toro Rosso
La Scuderia Toro Rosso serait sur le point de signer un contrat de sponsoring avec le géant espagnol de l’exploration, exploitation et commercialisation du pétrole et du gaz. Un deal attendu avec impatience par les dirigeants de l’équipe semble-t-il.

L’écurie italienne bénéficie cette année d’une situation financière meilleure que les saisons précédentes, en ne dépendant plus totalement de la générosité de Dietrich Mateschitz. L’accord avec la banque suisse Falcon Investments est d’ailleurs largement visible sur la monoplace 2011. Mais l’histoire ne pourrait pas s’arrêter là. Falcon Investments est une propriété du fonds d’investissement Aabar.

Aabar semble d’ailleurs vouloir prendre une part majoritaire dans la structure italienne, qui devrait annoncer d’ici le Grand Prix d’Italie un nouveau sponsoring avec Cepsa. Cepsa est étroitement lié à Aabar à travers l’International Petroleum Investment Company, le principal actionnaire de Cepsa depuis le mois dernier. C’est donc l’IPIC, un fonds émirati, qui devrait directement prendre la majorité de la Scuderia Toro Rosso. Une prise de participation qui renforcerait le poids du Moyen-Orient dans la Formule 1, à l’instar des différents acteurs de la région au sein de Ferrari, McLaren et Mercedes. Mercedes GP est d’ailleurs détenue à 40% par Aabar, les 60% autres étant pour Daimler.

L’arrivée de Cepsa pourrait faciliter l’avenir de Jaime Alguersuari selon certains, mais ce serait oublier les liens entre la famille Alguersuari et Repsol. Et comme Cepsa n’est pas Repsol. Quoiqu’il en soit, Toro Rosso ne devrait prendre une décision concernant ses pilotes qu’en décembre, mais on comprend aisément pourquoi Ricciardo a été placé chez Hispania plutôt que chez Toro Rosso. Comme un symbole de l’influence décroissante de Red Bull dans la sœur italienne. Tost aura peut-être des mains plus libres qu’auparavant pour choisir ses pilotes.

IPIC pourrait également profiter d’une prise de contrôle de Toro Rosso pour promouvoir ses diverses compagnies, à commencer par Nova Chemicals et Falcon Investments, qui sont déjà présents, puis par Cepsa et d’autres avec le temps. Le but est donc d’utiliser la F1 pour promouvoir les activités détenues par l’IPIC, comme les fabricants de tabac en leur temps.

Ces dernières années, Toro Rosso a concentré et développé ses activités opérationnelles en raison de la nécessité de devoir dessiner et construire sa propre voiture, ce qui avait mis fin au sous-traitement de celle-ci via Red Bull Racing et Red Bull Technology. L’embauche de personnel ainsi que le développement de l’équipe débouchera dans le mois à venir sur des travaux pour agrandir l’usine de Faenza, l’ancienne base de Minardi. Des constructions réparties sur trois ans.

Certaines rumeurs parlent d’une nouvelle usine en construction au Moyen-Orient, vers le circuit de Yas Marina. Malgré l’avantage que pourrait procurer la présence d’une piste à proximité, le format des essais privés actuels rendrait cet avantage caduc, même si la Scuderia Toro Rosso est actuellement divisée entre une usine à Faenza et une soufflerie en Angleterre. D’un point de vue logistique, un tel déménagement parait un peu ambitieux. Moins ambitieux que le plan – abandonné – de Fernandes de déplacer Team Lotus d’Hingham à Sepang cependant. Mais dans ce cas, quid des nouvelles facilités qui devaient prendre trois ans en Italie ?

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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