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Quel futur pour les petites équipes ?

Les petites équipes sont pleines d'ambition, mais tiendront-elles la pression ?© Marussia Virgin Racing

En 2010, trois équipes sont arrivées en F1, émergeant de plusieurs projets mort-nés (USF1, Stefan GP…). Un an après et à l’orée d’une nouvelle saison, que peut-on espérer de ces dernières ? La situation a-t-elle changé depuis ? Portraits croisés.

Team Lotus : Tony Fernandes défendeur d’appellation

L’équipe veut se différencier de la nouvelle Renault, désormais Lotus Renault GP. Pour cela, rien de mieux qu’un procès. Chaque entité défend ce qu’elle estime être son droit, mais au final, il faut regarder la vérité en face. Gérard Lopez, bien qu’appartenant à l’une des écuries concernées, fait part d’une analyse très franche et pour le moins intéressante : « C’est un fait : si 1Malaysia Racing doit changer de nom, ils perdront l’argent que la FOM leur doit. (…) Au minimum, il faudrait admettre la vérité, qui se résume en une histoire d’argent et rien d’autre. » L’argent a toujours manqué aux petites équipes, et ce malgré les fonds injectés par des hommes d’affaires au compte en banque bien rempli. Après tout, Tony Fernandes est de ceux-là… Il faudra observer ce que deviendra son équipe, notamment après cette affaire qui risque d’empiéter sur l’image véhiculée par l’équipe. Toutefois, l’image ne fait pas tout : n’oublions pas que Lotus est la seule parmi les trois équipes à s’être vraiment renforcée au niveau technique avec l’arrivée de Renault.

Virgin Racing : remaniements

En 2010, beaucoup d’observateurs estimaient que Lotus était la seule écurie sérieuse parmi les trois nouvelles venues. Cependant, tant qu’elles sont toutes trois dans la course, il y a encore de quoi espérer. A l’instar de Lotus, Virgin est incarnée par Richard Branson, qui fait figure de personnalité de la jet-set autant que de passionné de sport automobile. Et chez Virgin, en ce moment, on assiste à un remaniement. L’information principale qui en résulte est le retour d’Ian Phillips, qui est passé par Jordan, Midland et Force India avant d’arriver cette année chez Virgin en tant que directeur général. L’ancien CEO de Virgin, à savoir Graeme Lowdon, préside désormais l’équipe. Ce nouveau rôle lui permettra ainsi d’avoir une position privilégiée par rapport à la FOTA. Tout cela signifie qu’un nouveau CEO a été nommé : Andy Webb, PDG de Marussia. Le président de Marussia Nikolay Fomenko a quant à lui été nommé directeur technique. A noter que l’association de l’équipe avec Marussia leur permettra selon eux de rencontrer les bonnes personnes et d’être plus efficaces, même si des hauts cadres de Marussia ont directement une place chez Virgin Racing. Quoi qu’il en soit, tous ces changements vont dans le sens d’une progression et d’une réflexion sur l’équipe elle-même qui ne pourra qu’être bénéfique pour le futur. D’autant plus qu’une personnalité-clé telle que John Booth ne se verra pas changer de poste.

HRT : perdre Chandhok pour acquérir Karthikeyan

Chez HRT, Chandhok en a eu assez d’être mis de côté. Toujours pour les mêmes problèmes, n’empêche : l’argent. Sakon Yamamoto et Christian Klien ont ainsi pu prendre le volant, non seulement pour leur capacité à piloter la voiture, mais surtout grâce à l’argent qu’ils pouvaient apporter. Karun Chandhok s’est donc contenté de faire quelques piges pour la radio sportive britannique BBC 5live. Dans l’optique de l’arrivée en F1 en Inde, les pilotes et écuries du pays ont la cote. Grâce à cela, Karthikeyan fait un retour très inattendu en F1, lui qu’on n’avait pas vu depuis 2005. Nous n’allons pas revenir en détail sur ce changement, mais nous souhaitions souligner de nouveau l’incohérence de ce choix, et nous demander si cela était là une preuve de la difficulté de l’écurie hispanique à concrètement s’investir en F1 pour un projet durable où l’écurie pourra espérer être compétitive. On leur souhaite, puisqu’il est toujours bon de voir des nouveaux compétiteurs débarquer en F1, avec ce rêve de pouvoir progresser et d’arriver au sommet en partant de rien.

Ces trois équipes sont donc à suivre pour savoir si réellement, grâce aux réductions des coûts entreprises par la FIA depuis quelques temps, des équipes peuvent entrer dans le microcosme de la F1 et espérer briguer points, podiums voire victoires.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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