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Roulette d’arrêts à Monaco

Légende Monégasque

Un Grand Prix de Monaco sublime cette année, tant au niveau du sport que du spectacle. Malheureusement, le spectacle aura été tronqué. Mais nous y reviendrons plus tard.

Vettel et Button se sont livrés une lutte sublime, avec la participation d’Alonso, dans une mesure de plus en plus conséquente au fil de la course. Les trois hommes auront souvent été seuls, Webber étant pénalisé dès son premier arrêt dans la foulée de celui de Vettel (confusion de la part des mécaniciens), Hamilton se pénalisant en ayant pas assuré sa Q3 samedi, Massa assurant à un rythme inférieur.

Le sort en était jeté dès ces instants. La lutte essayant de se réaliser aux cours des arrêts aux stands suivants, s’il y en avait. Un exercice qui a semblé chaotique ce dimanche. Vettel a donc choisi un arrêt, Alonso deux, et Button trois. Le premier safety-car de l’année a d’ailleurs donné l’impression que Button était parfaitement parti pour la victoire. C’était sans compter un Vettel au run à la longétivité impressionnante. Derrière, les écarts se creusaient, et la voiture de sécurité – une bien meilleure publicité pour Mercedes que son écurie de F1 ! – a évité l’affront d’avoir les trois premiers seuls dans leur tour !

On s’acheminait alors vers un tiercé Vettel-Alonso-Button aux écarts se réduisant tour après tour. Derrière, les pilotes à un arrêt avaient tiré leur épingle du jeu, se mêlant à un Hamilton soufflant la classe en début de course, et ce que certains appeleraient la crasse en fin de course. D’ailleurs, il semble logique qu’Hamilton écope de la même pénalité que di Resta, leurs actions à Loews étant assez semblables. Néanmoins, après vision plus détaillée, on s’aperçoit qu’il s’agit plus d’un accident de course. Soit.

De belles luttes quoiqu’avortées, comme souvent à Monaco, ont égayé notre après-midi néanmoins, même si sur la fin, cela a viré au grand n’importe quoi. Au passage, on essaie toujours de comprendre pourquoi Alguersuari était si motivé pour reprendre son tour à Petrov lorsque Sutil était en perdition suite à un léger accrochage avec Kobayashi. Le tout menant à un drapeau rouge, la course s’est retrouvée quelque peu gâchée. En tête, le suspense lié aux pneus ne jouait plus, tout le monde ayant chaussé des pneus plus frais durant l’interruption. Derrière, identique. On se demandera d’ailleurs si les règles sur les deux heures de course, ou même sur les drapeaux rouges, servent encore. On se posait la question au GP d’Europe 2007 et en Corée l’an passé. On sait maintenant qu’on continue quoiqu’il arrive.

Dommage, car le suspense était tué dans l’oeuf. Avec une Red Bull en tête, en conditions presque de qualifs, Vettel avait la tâche simplifiée. Ce qui n’est pas pour autant démérité. Derrière, l’interruption aura nui à certains pilotes. LRGP a perdu gros même si Heidfeld a su se montrer opportuniste. Sutil aura parfaitement su profiter du drapeau rouge pour se refaire. Maldonado aura été très mal récompensé de son irréprochable week-end au profit de Barrichello, Kobayashi aura perdu une 4ème place qui n’aurait pas été volée… Et la liste est longue ! Dommage pour certains pilotes !

Ce qui est sûr, c’est qu’aucun des hommes du podium n’était là par hasard, et que le vainqueur aurait pu être n’importe lequel, cela serait passé pareil. On se rend compte que la domination Red Bull n’est pas si flagrante en course, et qu’il manque peu de choses pour que les concurrents grapillent des points à Vettel. Sans compter un Jenson Button qui semble des plus remotivés. Qu’une seule chose à dire : Montréal, vite !

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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