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San Luis ou l’Argentine sportive

La piste de San Luis en Argentine paraît très alléchante.

Autant l’admettre immédiatement, je ne suis pas un grand suiveur du GT1. Ceci étant dit, certains pourront me pardonner de découvrir aujourd’hui ce qui aurait dû l’être il y a quelques années.

En regardant la course de GT1 à San Luis, sur le tracé du Circuito Potrero de los Funes, j’ai découvert une piste simple mais aussi magnifique. A coup sûr, une des plus belles pistes que j’ai pu voir ces dernières années. Et beaucoup savent que je ne suis pas spécialement élitiste au niveau des pistes, essayant de trouver les points positifs avant tout.

Cette piste semi-permanente, utilisée depuis 2008 par le FIA GT, a été rénovée à cette occasion, mais d’une façon old-school, classique mais toujours aussi efficace puisqu’elle suit les routes locales autour d’un lac. Le résultat est magnifique, tant au niveau du tracé que du paysage. Offrant de nombreux dénivelés mais aussi un mélange savoureux de virages en aveugle, virages doux, rapides et de murs prêts à sanctionner l’erreur, le circuit est tout simplement l’un des plus télégéniques et photogéniques existants. Mais surtout un challenge pour les pilotes. On rencontrera également au cours du tracé quelques collines, quelques bâtiments anciens et d’autres plus récents.

Dès lors, plus rien n’empêche la grande majorité des pilotes, équipes et fans à apprécier le circuit. Sa conception « naturelle » le rapproche de Spa et Bathurst, deux tracés dont la réputation n’est plus à faire. La piste originelle date de 1987 et a été reconstruite et modifiée un peu en 2008, à merveille malgré l’ajout de deux chicanes, mais au final, même sa longueur de 6,270 kilomètres n’est pas un problème. Voici d’ailleurs une carte du circuit.

Du côté de la F1, le dernier GP en Argentine a eu lieu en 1998, et depuis le circuit de Buenos Aires est un peu délaissé, à l’abandon, malgré son passé prestigieux. L’Argentine a un glorieux passé en compétition, avec notamment Fangio, et si un circuit comme San Luis aurait pu être visité dans les années 60 ou 70, la tendance n’est probablement pas à un retour en Argentine. Bernie nous dirait que l’économie est trop aléatoire dans ce pays, et que le marché local n’est plus ce qu’il a pû être. Dommage, car le tracé aurait bien eu sa place, de par sa beauté, son tracé original mais aussi de son pays. Malheureusement, il y a des choix que nous ne pouvons influer.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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