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Sepang – Vettel passe la seconde !

Vettel passe la seconde

Que dire après ce Grand Prix de Malaisie ? Beaucoup de choses ! Même si la pluie n’a pas joué un rôle ce week-end, la course n’en fût pas moins animée. Le DRS a joué un rôle plus important qu’en Australie, chose logique, et l’on a enfin pu apercevoir à quel point les Pirelli pouvaient modifier la physionomie d’une course. Faisons notre revue équipe par équipe.

Chez Red Bull, encore une course impériale de Vettel dont il n’y a pas grand chose à redire. Peut-être une domination moindre en course tandis qu’il a su sortir son brio en qualifications quand il le fallait. Du côté de Webber, un départ manqué en raison d’un Kers défectueux ou de son habituelle faiblesse sur la grille aura gâché la course. Néanmoins, le rythme en course semblait bon malgré une stratégie à 4 arrêts. Reste à savoir si l’Australien saura effectuer sa traditionnelle montée en puissance dans le championnat. Histoire de donner une opposition à Vettel, si la Red Bull est vraiment au-dessus du lot.

McLaren signe son second podium de la saison avec Button. Une course bien gérée, en sachant éviter les écueils, au contraire d’Hamilton dont quelques soucis aux stands et en luttes auront été mauvais. La pénalité est un peu sévère mais il semble que les commissaires souhaitent appliquer au sens strict le règlement, quitte à user de la double peine. Derrière la McLaren Mercedes de Button, on retrouve une Lotus Renault GP. Du côté d’Enstone, Heidfeld a su répondre aux critiques en signant une performance du calibre de celle de Petrov à Melbourne. Un russe qui a été moins à son avantage, malgré un excellent départ, et qui ne semble pas avoir fait les meilleurs choix quant à sa stratégie de pneus. Sans compter une sortie qui aurait pu être évitable si proche de l’arrivée, lui refusant une sixième place potentielle. Petrov semble mettre sa sortie sur le compte des boules de gomme hors trajectoire (tout comme di Resta et Alonso l’ont aussi déclaré), mais il faudra veiller à ce que le natif de Vyborg ne retombe pas dans ses travers de l’an passé.

Pour Ferrari, le week-end se sera terminé sur des impressions mitigées. Toujours en retrait en qualifications, le rythme de course semble être meilleur, avec Massa qui devance Alonso en course. Le changement d’aileron joue peut-être mais Alonso devrait tâcher à améliorer ses départs en ce début de saison. La Scuderia semble donc avoir du travail sur la planche, en attendant mieux. Néanmoins, niveau développement, c’est Mercedes qui doit commencer à s’inquiéter. Malgré les discours optimistes de facade et les sourires affichés, les performances de Schumacher et de Rosberg laissent dubitatifs. Il ne reste qu’à attendre et voir si la situation s’améliorera, mais cela devient inquiétant.

Derrière les grosses équipes, on a retrouvé une Sauber, celle de Kobayashi qui nous aura gratifié de quelques luttes au sein du peloton comme il en a l’habitude. Perez a semblé moins brillant qu’en Australie mais sa course s’est achevée prématurément après avoir été heurté par un lest perdu par Buemi. Le suisse aura passé son week-end à perdre des morceaux, mais cela ne l’empêche pas de finir une seconde fois devant Alguersuari, et ce malgré une stop-and-go en cours de route. Si la Toro Rosso ne semble pas aussi à l’aise qu’en début de saison, l’équipe devient intéressante en raison du soap-opera qui se trame entre les deux pilotes. Force India semble un peu plus performante que l’équipe satellite de Red Bull, en scorant encore des points grâce à di Resta. L’écossais confirme donc son talent jusqu’alors en faisant jeu égal avec Sutil, il est vrai pénalisé par un changement d’aileron en début de course. La cote de Sutil pourrait ternir tout au long de la saison si l’allemand ne se reprend pas et que di Resta continue de se montrer au niveau. Et comme un certain Hülkenberg frappe à la porte… Derrière ce peloton du ventre mou, le Team Lotus s’est montré plus proche qu’en Australie, avec un Kovalainen restant dans le rythme tout au long de la course, pour ne finir qu’à un tour des leaders. La fiabilité reste perfectible, comme la course de Trulli l’a montré, mais les performances sont assez honorables pour une équipe dépourvue du Kers.

Finissons enfin par les équipes motorisées par Cosworth. Williams inquiète encore plus qu’en Australie, avec un nouvel double abandon. Monoplace mal concue ou prix élevé d’un pari technique, la solution devrait se faire bientôt connaître, sans quoi Barrichello risque fort de se décourager, tandis que Maldonado reste toujours aussi difficile à juger, en raison du faible nombre de tours jusque-là. Les qualifications ne penchent pas en sa faveur, mais cela n’a jamais été son point fort, et en Q1 ce samedi, c’était lui ou Barrichello en zone rouge pendant un fort moment. La situation devient assez inquiétante. Chez Marussia Virgin, on a semblé moins distancé qu’en Australie, à l’instar du Team Lotus. Néanmoins, l’écart demeure conséquent pour que Glock et d’Ambrosio puisse montrer quoi que ce soit. D’ailleurs, Glock commence à mettre en doute sérieusement le tout CFD. Depuis le temps qu’on le dit ! Enfin, et sur une note plus joyeuse, Hispania a réussi son pari de la qualification, comme nous l’avions parié. Et bonus caché, le rythme n’est pas si mauvais, Liuzzi gardant en repère visuel les Virgin, tandis que Karthikeyan n’était pas si largué. Les monoplaces n’ont cependant pas franchi l’arrivée, l’équipe décidant de stopper avant de grosses casses. Si Hispania trouve des ressources pour son développement, en plus de la soufflerie que Mercedes GP va leur louer, Marussia Virgin pourrait s’inquiéter dans quelques mois.

Espérons que la course à Shanghaï nous offre un spectacle aussi agréable, en ce jour de chinoiserie dominicale ! Beaucoup de monoplaces ne semblent pas être à leur développement optimal prévu à cet instant de la saison, ce qui pourrait laisser augurer d’une belle saison européenne.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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