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Quand le Times met à jour la publicité subliminale

Subliminal

Après que le Times ait éventé le lobby de certains médecins anglais de renom, Ferrari a donc décidé d’enlever le code subliminal qui faisait suite au sigle Marlboro des années précédentes. Bien que Ferrari le nie, ce qui est plus ou moins compréhensible, il est bien sur évident que le montage était subliminal, malgré son évolution annuelle. Mais ! Mais il y a un mais !

D’une part, sachant que Ferrari est la seule équipe à avoir conservé une entreprise du tabac dans son nom, il est alors évident que Marlboro, via le groupe Philip Morris, souhaitait une exposition maximale. Mais tout le monde le sait, du moins, tous ceux s’intéressant de près à la F1. D’ailleurs, Marlboro avait anticipé l’arrêt de la pub du tabac en rachetant l’intégralité de la livrée italienne pour la revendre ensuite selon les emplacements. Ce qui est resté un privilège assez rare, bien que florissant cette année.

D’autre part, il va de soi que fumer ou non incombe de la responsabilité de chacun. Bien que le marketing de la F1 soit fort, je me demande quand même comment voir des GP avec des voitures badgées nicotine peut inciter le quidam banal à fumer. Après avoir tué la principale source de revenus dans le sport mécanique, on s’en prend maintenant à des chemins totalement biaisés (fallait le trouver le lien Code Barre/Marlboro, excepté les couleurs !). Sauf que cela trompe peu de gens. L’image de Ferrari en F1 dans les dernières décennies reste fortement associée à Marlboro. Et personne ne s’en est plaint. De plus, les publicités suggestives étaient légions lorsque l’interdiction de fumer ne touchait pas tous les circuits du monde de la F1. Rappelons-nous des Go!!!!!! (Gauloises), Racing Revolution (Lucky Strike), les Mika/David/Kimi/Juan (West), Buzzin Hornets/Be on Edge (Bensons & Hedges), le kangourou de Winfield, et ainsi de suite pour tous qui étaient là à faire vivre la F1. Et personne ne s’en plaignait.

Sauf que le principe de précaution et les pseudo-bienfaiteurs de l’humanité semblent de plus en plus délicats à contenir. Et si finalement ce n’était pas le monde de la F1 qui déraillait, mais bien le monde contemporain ? Ce n’est plus aujourd’hui en tout cas qu’on reverra un James Hunt fumer et boire sur le podium, une amante au bras, ou un Keke Rosberg fumant sur le muret des stands. Autres temps, autres mœurs.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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