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Simona de Silvestro Sauber F1 Team portrait
© Sauber Motorsport AG

Top 10 des raisons de craindre pour Simona de Silvestro

Dans la foulée de son annonce chez Sauber, une foule d’articles saluant Simona de Silvestro est apparue sur les internets.

S’il n’est nullement question de remettre son talent en question, la Suissesse étant probablement la pilote féminine la plus apte à rejoindre la Formule 1 à ce jour, il y a toutefois quelques raisons pour mettre de l’eau dans son moulin. Certaines saugrenues, d’autres moins.

1 – Un refrain déjà entendu
Sauber a annoncé son intention d’aider Simona de Silvestro à obtenir sa superlicence avant d’éventuellement la titulariser en 2015. Un discours qui colle parfaitement, avec un an d’écart, à celui promis pour Sergey Sirotkin. Celui-ci se contentera finalement d’une deuxième saison en Formula Renault 3.5 Series… tout en voyant son rôle chez Sauber partagé avec Giedo van der Garde et Simona de Silvestro.

2 – Pilote « affiliée »
Ni pilote réserviste, ni troisième pilote, ni membre d’un junior team, Simona de Silvestro hérite d’un statut inédit en F1. Pour le meilleur, mais aussi et surtout pour le pire ?

3 – Elle vient de l’IndyCar Series
Autant nous sommes les premiers à reconnaître la qualité des courses outre-Atlantique, tant sur routiers, sur urbains que sur ovales, ou encore enclins à trouver des qualités à une série où les voitures sont plus lourdes, plus difficile à piloter et les courses plus longues qu’en F1… Autant il faut reconnaître que les derniers passages des Etats-Unis à la Formule 1 ont été assez mitigés.

4 – Quid du budget ?
Raison pour laquelle Simona de Silvestro a quitté l’Europe pour les Etats-Unis, le budget reste l’éternelle problématique du sport automobile. Ces derniers mois, la Suissesse a couru avec le soutien de Nuclear Clean Green Energy et d’Areva. Ces entreprises auront-elles le même intérêt en F1 ? Rien n’est moins sûr. A moins que l’annoncer dès février permette de démarcher des partenaires pour 2015 dès aujourd’hui.

5 – L’eau peut couler sous les ponts
D’après certains médias, Simona de Silvestro aura un programme mêlant des essais au volant d’une Sauber de 2012, ainsi que des participations à deux séances d’essais libres à Austin et Abou Dhabi, et de deux sessions d’essais privés à Silverstone et Abou Dhabi, encore. Autrement dit, rien de concret avant cinq mois. Robin Frijns et Sergey Sirotkin ont connu cette situation l’an passé.

6 – Elle va faire du simulateur
Quel simulateur ? En décembre, Esteban Gutiérrez admettait qu’il n’y avait pas de simulateur à disposition chez Sauber. Il faudrait donc trouver un partenaire. A moins que l’équipe ne parle du simulateur de conduite d’une locomotive piloté par Peter Sauber le mois dernier ?

7 – Son parcours parle peu
Une fois l’attraction d’une femme pilote en F1, Simona devra rapidement performer. La Formule 1 reste un monde de vautours où il faut donner des résultats tôt ou tard, cas Massa exclu.
Les gens préfèreront-ils retenir sa quatrième place en Formula BMW USA face à Robert Wickens et Stefano Coletti, ou plutôt sa vingtième place en Formula Renault Italie et ses trois saisons pour devenir troisième de Champ Car Atlantic ?
S’attarderont-ils à analyser ses résultats en IndyCar Series pour remarquer ses trois années, en solitaire dans une équipe coulée par le fiasco du moteur Lotus-Judd, ou encore de voir qu’elle était à quelques points seulement de Tony Kanaan pour sa première année chez KV ? Pas sûr…

8 – Elle va passer un an sans courir
D’accord, cela n’est pas rédhibitoire. Mais il peut s’agir d’un handicap assez gênant.

9 – Elle est Suisse
Ok, il y a toujours une exception, mais vous en avez vu beaucoup des pilotes suisses chez Sauber depuis l’arrivée de l’équipe en Formule 1 ?

10 – L’histoire est trop belle
A une époque où l’on parle de plus en plus de l’éventualité d’une femme en F1, pourquoi l’attention s’est-elle portée sur Simona de Silvestro seulement récemment ? La pilote suisse a 25 ans, ses résultats étaient donc connus depuis longtemps. Certains parlent de son podium à Houston l’an passé, d’autres de son passage dans le stand Sauber au dernier Grand Prix des Etats-Unis, quel a donc été l’élément déclencheur ?

Malgré cela, nous souhaitons bonne chance à Simona de Silvestro dans sa quête, puisque son courage, sa détermination et sa vitesse valent tout de même le détour, comme elle a pu le montrer dans sa carrière, tant dans les formules de promotion, que lors d’essais en GP2 Series ou encore en IndyCar Series ces dernières années. Elle n’est peut-être pas l’une des 22 meilleurs pilotes au monde, mais la Suissesse ne démérite pas, et cela fait longtemps que la F1 ne remplit plus ce critère. Alors, pourquoi pas ?

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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