Trop de Lotus tue le Lotus

LRGP

Après les annonces de programmes en LMP2, GT, mais aussi GP2 et GP3 (avec ART), le Lotus Group semble être frénétique voire extatique.

Mais comme si cela ne suffisait pas, en plus des rumeurs liant Lotus à Renault F1, la marque vient d’annoncer son engagement en qualité de motoriste mais aussi de constructeur en IndyCar à partir de 2012. Cela représente le pas au-dessus de l’implication de Lotus avec KV dans la discipline depuis la saison 2010, mais il me semble que Dany Bahar, PDG de Lotus, a les yeux plus grands que le ventre.

Vouloir faire de Lotus une marque de sportscars, et donc sportivement impliquée, est louable. Même si je ne cautionne pas la manière, ni la cohérence historique liée au nom Lotus. Mais la marque, tout comme le groupe auquel elle appartient, dégagent-ils des profits si colossaux justifiant des investissements massifs dans toutes les disciplines citées ? Ou le gouvernement malaisien, actionnaire de Proton, a-t-il tant d’argent et de liquidités à investir ? On peut bel et bien se poser la question de la stratégie de Bahar à long-terme (cinq-dix ans par exemple).

Mais dès aujourd’hui, on peut aussi se poser la question des capacités techniques de Lotus. En effet, l’action semble se constituer surtout de sponsoring. Hormis en GT et en IndyCar justement, on remarque que Lotus sponsorise ART en GP2 et GP3, et d’après la rumeur bientôt Renault en F1. Et quand on voit les déclarations d’ART GP cette semaine se déclarant réfléchir à un programme en Endurance, on peut se dire que le « programme » LMP2 de Lotus pourrait suivre la même voie.

Au final, les problématiques marketing pèsent plus que les problématiques sportives, et on commence déjà à regretter l’action de Fernandes, avant même de connaître le jugement définitif !

A propos de Guillaume Renard

Guillaume est l'expert en sports mécaniques et formules de promotion du site. Les côtés business et politique du sport ne l'effraient pas, et il décortique et analyse l'actualité des monoplaces avec brio. En plus de cela, il est l'homme derrière l'appareil photo qui vous fait partager ses clichés au fil des articles.