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Un numéro unique par pilote ?

Chaque pilote aura son propre numéro, est-ce viable ?

A chaque pilote en F1 son numéro, c’est la dernière idée de Jean Todt pour favoriser la reconnaissance et l’identification des pilotes en course. Si ce procédé a fait ses preuves en IndyCar et en F1, les équipes actuelles semblent peu séduites par ce système.

N’oublions pas qu’il y a encore une quinzaine d’années, le système des numéros était laissé à l’appréciation des équipes avant d’être brutalement passé au système selon le classement de l’année précédente.

Penchons-nous cependant sur les intérêts que pourraient créer un tel système, s’il était basé sur le pilote. Un pilote qui en serait le principal bénéficiaire, tant les possibilités de marketing et de produits dérivés se retrouveraient démultipliées au service du pilote. On peut alors comprendre la réticence des membres de la FOTA à ce sujet. Leur but est de mettre en avant l’équipe, par les pilotes, ou via (c’est selon), afin de maximiser leurs éventuels retours sur investissements. Et un tel système serait moins avantageux pour eux que le système qui était en place dans le passé. Combien de pilotes Ferrari se sont vus associer à la « légende » par les numéros 27 ou 28. Voire le célèbre 15 de Renault lors de son premier assaut en F1.

L’intérêt des équipes est donc plus de capitaliser sur leur marque, à travers l’identité, la notoriété mais aussi l’image véhiculée. La notoriété joue un rôle assez conséquent dans l’équation, et le système de numérotation pourrait largement y contribuer, mais plus dans l’ancienne formule que celle voulue de Todt.

Néanmoins, on pourra constater quelques problèmes dans l’idée du président de la FIA. D’une part, à quoi bon laisser le choix du numéro pour l’identification si on ne voit pas plus le numéro que ces dernières années ? La surface disponible n’est pas aussi grande qu’en Nascar par exemple. D’autre part, pourquoi vouloir donner aux pilotes un moyen de se mettre en avant alors même que les casques deviennent de plus en plus jetables et les déclarations de plus en plus corporate ?

Enfin, plus accessoire, reste la question de vouloir autoriser des numéros différents tandis que les livrées doivent rester identiques entre les coéquipiers, le précédent BAR-Supertec en 1999 restant en tête alors que l’idée n’est pas radicalement différente. Encore une fois, jetez un oeil outre-Atlantique pour voir que les règles sont beaucoup plus souples. Peut-être en raison d’une exposition moindre, et donc d’enjeux économiques moins forts pour les constructeurs. Probablement.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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