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Vettel plante sa banderille en Espagne

Sebastian Vettel en Belgique (2009)

Chose n’est pas coutume, ce n’est pas un taureau qui est victime, mais bel et bien les matadors qui lui tournent autour. En témoignera Alonso pourtant auteur d’un excellent début de course.

Encore une fois, rien à redire de Vettel, qui a su se reprendre après son premier échec dans l’exercice des qualifications. Une victoire acquise dans les stands et dans ses tours de sortie. Hamilton aura lutté tant qu’il a pu, mais rien à faire, quand on ne peut pas dépasser, on ne peut pas. On notera quand même qu’il sera resté longtemps dans le diffuseur soufflé (pour combien de temps ?) de Vettel, quitte à y tuer ses pneus. Qui auront tenu. Button et Webber derrière ont assuré leurs places tant la McLaren et la Red Bull paraissent au-dessus du lot. Le problème, c’est qu’ils ne semblent pas pouvoir inquiéter Vettel et Hamilton pour l’heure.

Hamilton résiste donc, mais pour combien de temps ? Chez Ferrari, on fait grise mine, entre un Alonso transcendant la foule au départ avant de sombrer, et un Massa transparent. Mercedes assure les points derrière, semblant retrouver sa place de 4ème force comme l’an passé, tandis que Lotus Renault GP continue son retour dans le rang, toujours en difficulté avec les pneus. On retrouve ainsi un Petrov gourmand en qualifications qui se voit ruiner sa performance du samedi lors du dimanche, et l’exact contraire pour Heidfeld, à qui ne pas faire les qualifications, aura bénéficié.

Derrière, on notera l’excellente prestation des Sauber, le mexicain Perez se défendant plus que bien pour sa première saison, et le nippon Kobayashi effectuant une remontée post-crevaison dans le tour initial peut-être plus impressionnante que celle d’Heidfeld. Chez Toro Rosso et Force India, déception. Les deux équipes doivent se reprendre. Elles attendent d’ailleurs leur lot d’évolutions à Monaco, sur un parfum de quitte ou double.

Williams, toujours aux abonnés absents. Maldonado a fait illusion en qualification, avant de perdre le rythme en course, tandis que Barrichello a vogué entre les problèmes. Les succès d’antan paraissent si lointains…

Pour les nouvelles équipes, rien de nouveau sous le soleil. Team Lotus continue son apprentissage. Belle qualification de Kovalainen, mais l’Espagne ne lui réussit décidément pas. Trulli est plus anonyme mais fait son travail dans l’ombre. Tout comme Glock et d’Ambrosio qui semblent subir les errements de Marussia Virgin Racing, et ses évolutions qui feraient croire en l’existence de la décroissance. Tandis qu’Hispania continue à exister. Plutôt bien vu les moyens et où les gens les mettaient il y a quelques mois.

Allez, espérons qu’à Monaco, certains téméraires créent la surprise, même si cela n’arrive plus si souvent !

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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