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Vettel smurfe en Turquie

Vettel signe sa troisième victoire de la saison 2011 en Turquie

Oui, il smurfe sur la vague du succès, comme pourraient le dire les Ratz, ces grands philosophes. Encore une fois, une victoire maîtrisée, où il n’y a pas grand chose à redire dès lors qu’il passe le premier virage en tête. Et pourtant, on espère toujours que 82 arrêts au stand et presque une centaine de dépassements plus tard, la lutte soit plus serrée. Que nenni ! Le binôme Vettel-Red Bull semble être toujours le plus à même de scorer ces points pris qui ne seront plus à prendre.

Pour le reste, ce fut une course un peu étrange. Riche et dense en animation de manière épisodique, mais laissant une impression bizarre. C’était bien ou pas ? Est-ce que cela compte dans un sport qui se veut plus spectacle que le sport ? Va-t-on vers le catch ? Où vais-je, que fais-je, je ne le sais toujours point.

Le départ fut correct, presque tranquille, malgré la configuration du premier virage en Turquie. Hormis pour Hamilton, qui à tenter, aura perdu le temps de quelques tours. J’en vois déjà qui m’annoncent avec ironie qu’heureusement que Pirelli a fait des pneus en mousse, et que cela aura redistribué les cartes après les aléas individuels. Cela reste à voir, si en Chine cela pouvait être vrai (course confuse mais plaisante), en Turquie, ce fut plutôt frustrant. La zone du DRS a également paru un peu pessimiste quant aux effets du système, ce qui au final aura ravi les rares spectateurs des derniers virages jusqu’à ce fameux virage 1, qui auront été comblés.

Si Webber semble avoir du mal à lutter face à un Vettel décomplexé ou des Pirelli déconcertants, on appréciera les luttes à venir (quoique pour des places de plus en plus basses) entre Heidfeld et Petrov. Le russe a d’ailleurs failli connaître un remake de ce que Kubica avait connu lors du premier virage au Nurburgring 2007. L’histoire ne se répète pas, elle semble bégayer. Dommage que les jeux de consommations de l’un et de l’autre nous aient privés d’une lutte jusqu’au bout. Après tout, Boullier a dit que c’était fair, ce serait dommage de nous en priver, non ?

McLaren a semblé plus dans le rang cette semaine, mais toujours aussi beau en duel, comme l’an passé. Pendant ce temps, Ferrari a semblé légèrement requinquée. Visiblement, ni les anglais, ni les italiens, ne s’y attendaient et cela s’est vu dans quelques ravitaillements manqués. Barcelone devrait donner un indicateur plus fiable de la forme des deux équipes, tout comme pour Mercedes, dont les progrès en qualifications sont là, mais peinent à se concrétiser. Ce qui apparaît de plus en plus manqué en tout cas, c’est Schumacher qui fait presque peine à voir. Rosberg doit jouir en silence, et il a bien raison.

Kobayashi nous aura gratifié d’une belle remontée, aidée par des pneus économisés involontairement le samedi. Perez de son côté tente de calmer son côté Man vs Wild, ce qui est en bonne voie. Ou du moins, sur le bon chemin. Chez Toro Rosso, Buemi semble prendre un plaisir malin à ridiculiser Alguersuari, le DJ peu charismatique. Attention Jaime, il parait qu’un certain Ricciardo lorgne sur ton baquet. Enfin, tu sais, les « on dit », parfois ils se concrétisent. Comme il y a deux ans. On dit que tu pourrais remplacer Bourdais. Tu t’en rappelles ?

Chez les jeunes équipes, Hispania continue de travailler assez sérieusement tandis que Virgin a – de nouveau – pris conscience qu’une évolution CFD ne signifiait pas forcément une évolution en piste. N’est pas Red Bull qui veut. Pour Team Lotus, les problèmes de fiabilité nuisent à ce qui pourrait s’apparenter à de belles prestations. D’ailleurs, au championnat, Team Lotus est encore devant Williams. Les temps sont difficiles et il semble loin le temps où la FW33 donnait de bons espoirs en essais hivernaux…

C’était en Espagne d’ailleurs, là où le F1 Circus se déplacera pour son prochain meeting.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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