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Formulec ef01
© Formulec.org

Formula E, ça se précise !

Après de longs mois de silence ayant fait craindre pour l’avènement de ce projet, la FIA et le promoteur du championnat nous apprennent les dernières évolutions, tant commerciale que sportive, du futur championnat électrique de la FIA qui débutera en 2014, soit une année plus tard qu’initialement prévu.

Les droits commerciaux de la discipline reviendront à Formula E Holdings, enregistrée à Hong Kong malgré des bureaux londoniens. L’organisation de la holding sera assurée par l’Espagnol Alejandro Agag, dirigeant de l’équipe GP2 Barwa Addax. Gendre de l’ancien Premier Ministre espagnol José María Aznar, il avait longtemps été relié à la reprise d’une équipe de F1 à son compte, ce qui ne s’est finalement pas fait, y compris chez HRT. La possibilité de devenir le Bernie Ecclestone des courses électriques lui a semblé plus attrayante. Son partenaire sera le milliardaire Enrique Bañuelos, magnat de l’immobilier.

Parmi les hommes forts du championnat, on retrouvera également l’ancien membre du gouvernement britannique, Lord Drayson, qui semble avoir abandonné ses projets de devenir un acteur technique du championnat, ainsi que l’ancien PDG du GP de France, Eric Barbaroux.

La première ville à avoir donné son accord de principe pour accueillir une course est Rio de Janeiro, qui a ainsi dû agréer au plan initial de disputer les courses en centre-ville. Le maire de la ville et le gouverneur de l’Etat ont issu un communiqué de presse allant en ce sens, au sein d’une conférence où l’ancien pilote de F1, Lucas di Grassi, était présent. Alejandro Agag a confirmé des discussions avec Carlos Slim Domit et Federico Alaman pour une course au Mexique, ou avec le Prince Albert de Monaco pour Monte-Carlo.

Le modèle de véhicule utilisé sera le prototype Formulec EF01, développé dès 2010 avec Alexandre Prémat et Jules Bianchi et le support technique de Siemens. Exit donc les projets Drayson et FondTech, tout comme les initiateurs du projet regretteront que la monoplace choisie ne soit finalement pas trop visuellement différente de ce qui existe déjà, comme le voulait initialement la FIA.La Formulec avait à l’époque été conçue comme une alternative à la F3 thermique avec des courses de moins de 20 minutes en raison des limites des batteries. Les organisateurs défendent cette durée en parlant de l’importance médiatique du 100 mètres aux Jeux Olympiques. La clé reste pour eux l’ambiance autour de l’évènement, qui devrait être concentré en une seule journée.

D’après les déclarations d’Alejandro Agag, le championnat sera ouvert par la suite à n’importe quelle voiture homologuée comme Formula E par la FIA, ce qui devrait quitter le côté monoplace de la discipline. Il y aura dix équipes de deux pilotes pour la saison inaugurale de 2014 avant d’ouvrir progressivement le plateau en 2015 ou 2016 si les acteurs suivent. Le but affiché est toujours d’attirer des acteurs de la F1, des compagnies électriques telles que Tesla et de gros sponsors mondiaux.

Le format audiovisuel se résumerait en 50 minutes : 30 minutes de courses et 20 minutes de résumé et d’interviews, de façon à concocter un programme voulu des chaînes télé sans avoir la lourdeur d’un rallye ou d’un GP de F1. De nouveaux formats seront mis en place, dont la pole-position établie par play-offs avec une voiture courant contre l’autre, à la manière de la Superleague Formula en son temps. L’autre nouveauté sera aux pit-stops le changement… de voiture ! Et non de pneus ou de batteries. Les mauvaises langues se demanderont où est le développement durable…

2013 sera l’année des premières démonstrations de la Formula E avant le premier championnat, toujours prévu en 2014. Les objectifs d’Agag sur le championnat reposent en trois points : créer une discipline compétitive et excitante, devenir le décor de la R&D autour des véhicules électriques et de faire croire aux gens en la voiture électrique. L’homme d’affaires a les moyens d’y parvenir mais le public suivra-t-il ? Rien n’est encore moins sûr.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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