Accueil / Formula E / Formula E – Paris à tout ePrix
FIA Formula E ePrix Paris course Bird di Grassi Vergne
© Glenn Dunbar/LAT/Formula E

Formula E – Paris à tout ePrix

Samedi 23 avril 2016 : la date est historique. Les Formula E ont arpenté les rues du septième arrondissement de Paris et n’ont laissé personne indifférent.

Je ne souhaite pas analyser les réussites et contre-performances de l’événement. En revanche, je vais partager mon expérience, celle que j’attendais avec tant d’impatience.

En immersion

Une semaine avant l’ePrix, direction le dôme Visa, sponsor-titre de l’épreuve, pour dénicher l’une des dernières places en vente. Dans le même temps, la FFSA organisait un jeu-concours sur le thème suivant : partageons notre passion.

En participant, j’ai pu gagner deux places supplémentaires pour cette épreuve électrique. On m’a suggéré de les revendre, mais j’avais une autre idée en tête. Je voulais conclure le dessein des organisateurs, qui veulent aller à la rencontre des citadins dans leur jungle spécifique. J’ai donc soigneusement choisi deux invités qui avaient un point commun : une vague curiosité malgré une absence d’intérêt pour le sport.

Autant le dire tout net : je n’avais pas convaincu mes interlocuteurs, qui soulignaient l’horaire tardif auquel ces personnes voulaient arriver. Au final, les animations se sont véritablement dessinées dans la deuxième partie des festivités.

La curiosité enfantine version adulte

L’activité en piste n’a pas vraiment emballé mon premier invité, qui s’est tout de même prêté au jeu du Fanboost. Fait intéressant, l’avis des deux chanceux du jour a été unanime : le Fanboost, c’est de la triche !

Lunettes de réalité virtuelle chez Tag Heuer, plongée dans le noir en 3D chez Michelin, simulateur de pilotage à l’eRace et pilotage par la pensée chez Visa : il a tout essayé, avec un regard de gamer averti fracassant.

Pendant ce temps, le deuxième chanceux du jour n’était toujours pas là. Il allait commettre un faux-pas pour tout passionné : arriver après le départ de la course. À ce moment-là, on se dit que cela va être difficile de l’intéresser, mais détrompez-vous. Ses questions n’ont cessé de me mettre au défi, ma préférée restant celle-ci :

Parmi les constructeurs, pourquoi n’y a-t-il pas Ferrari ? L’électrique, ils vont devoir s’y mettre…

Un détail m’a également frappé : il était littéralement scotché au pourcentage de Nelson Piquet Jr, dont l’arrêt prématuré ne pouvait pas lui permettre de rallier l’arrivée avec sa deuxième monture.

À cet instant, je me suis rappelée comment je suis devenue folle de sports mécaniques. Les données chiffrées ont une grande place pour suivre la course : quand Mika Häkkinen rattrapait Michael Schumacher à la fin des années 1990, les écarts actualisés m’offraient un suspense haletant. J’étais hypnotisée, il n’y avait plus d’autre issue que la passion pour la vie.

Si ces deux situations ne sont pas du tout les mêmes, j’ai bon espoir que la passion peut encore naître si l’on prend la peine de tendre la main à un nouveau public, dont la curiosité n’est plus à démontrer. En plein état d’urgence, difficile d’offrir la meilleure expérience, surtout à ceux qui ont déjà profité de meilleures conditions en salle de presse ou du côté des VIP. Au moins, il y en a qui auront apprécié ce moment.

Pour les autres, donnez votre avis sur le Paris ePrix auprès des organisateurs !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Motor Racing League plugin by Ian Haycox