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GP2 Asia : quel avenir ?

Le GP2 Asia s'arrête

L’annonce a été faite durant la journée d’hier, c’est donc le circuit d’Imola qui accueillera la finale du GP2 Asia dans deux semaines, du 18 au 20 mars. Outre une formidable leçon de géographie, le GP2 et son organisation ont ainsi trouvé la parade afin de remplacer les meetings de Bahreïn et offrir une manche indécise puisque tout le monde aura encore sa carte à jouer au championnat, sur un circuit que peu de pilotes connaissent.

Le choix d’Imola est évident d’un point de vue logistique et de coûts, mais aussi de disponibilités, mais il ébranle sérieusement l’image du GP2 Asia, puisqu’il s’agit d’un détail en plus du côté négatif de la série.

On savait le GP2 au bout d’un cycle. Avec son calendrier saison après saison de moins en moins grand et diversifié, le GP2 Asia s’exposait au risque d’une annulation déterminante un jour où l’autre. La lutte pour l’espace médiatique avec l’A1GP appartenant au passé, les organisateurs ont décidé de faire plus court, plus sobre. De véritable championnat asiatique, le GP2 Asia était devenu plutôt un GP2 Arabian Series, un GP2 Bis, parfois Ter, afin de tester pilotes et budgets en vue de la Main Series.

Cette année, le seul intérêt du GP2 Asia était ainsi d’utiliser en primeur et de tester les nouveaux châssis Dallara, en sus et place des vieux châssis. Ainsi que le changement de Bridgestone à Pirelli. Ceci a d’ailleurs entraîné une hausse du niveau du plateau, et moins d’échanges de baquets que les autres années, les équipes tendant à conserver un line-up inchangé sur les deux championnats pour maximiser les retours techniques.

Alors, après cette manche à Imola, que va-t-il advenir des GP2 Asian Series ? Avec des manches répétitives, aux mêmes endroits, voire en Europe ? Sans cette règle – quoique contournée -où les teams étaient « censés » avoir au moins un pilote non-européen ? Ne serait-il pas plus judicieux de changer l’appellation en GP2 Winter Series, comme le font certaines formules britanniques ?

L’avantage serait de gagner de la souplesse au calendrier, qui pourrait intégrer quelques manches en Europe et éviter des stupeurs ou des remarques acerbes. Etait-il possible d’accepter un championnat où les deux tiers des courses se passaient sur la même piste ?

L’inconvénient serait des coûts de logistique et d’organisation probablement revus à la hausse, et un retour à la valse des pilotes. De toute façon, cela recommencera dès l’an prochain. Le GP2 Asia est donc au tournant de son existence, la mutation se fera-t-elle ?

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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