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GP2 : Fabio Leimer fait le point sur sa mi-saison

Fabio Leimer 2012 GP2 Valence

Fabio Leimer, actuellement 7e du championnat de GP2 Series, a prouvé qu’il pouvait fournir des performances appliquées et régulières, sans pour autant être parvenu à s’imposer en 2012. Avec nous, il fait le point sur son entame de saison au sein de l’équipe Racing Engineering.

Pour commencer, nous avons interrogé le Suisse sur ce qu’il doit réunir afin de réunir tous les ingrédients indispensables à une victoire cette saison. Il n’y a pas de secret dans le domaine : tout doit être réuni, sinon difficile de concrétiser, comme l’illustrent plusieurs de ses week-ends de course.

Cette année, j’ai été certainement l’un des pilotes les plus rapides à Barcelone, mais nous n’avions pas eu beaucoup de chance avec l’arrêt au stand et avons reçu un drive-through. Le plus important cette saison, c’est que pour une fois tout doit bien fonctionner durant un week-end.

Je suis l’un des pilotes les plus réguliers cette année, et n’ai pourtant pas encore gagné de course, même si je me suis retrouvé en tête de la course à plusieurs occasions. Pour moi, nous avons simplement besoin d’un peu de chance aussi pour que tout se décante comme nous le souhaitons.

La chance ne suffit pas toujours, cependant : le sport automobile est également une affaire de talent et d’expérience, et les deux sont bien évidemment nécessaires. En GP2, cela l’est d’autant plus : les pilotes ont tendance à souligner la difficulté de gérer une séance d’essais libres de seulement 30 minutes, et Fabio Leimer nous explique pourquoi.

L’expérience est toujours un avantage, surtout en GP2 car la séance d’essais libres est limitée à 30 minutes, ce qui est plutôt exigeant pour un rookie – même si cela prépare bien à la Formule 1. Par conséquent, je suis assez confiant vis-à-vis des prochains circuits à emprunter, comme je les apprécie et j’y suis souvent rapide.

Pour rappel, le champion 2009 d’International Formula Master a fait ses débuts en GP2 Series en 2010 et en est à sa troisième saison, en plus de deux participations en GP2 Asia.

Un autre facteur déterminant en GP2 Series, comme en Formule 1 d’ailleurs, se situe au niveau des pneumatiques Pirelli. En Hongrie, si la Formule 1 disposait de gommes médiums et tendres, le GP2 devait troquer ces pneus tendres pour des pneus super-tendres ! Toutefois, comme le souligne le pilote Racing Engineering, tous les pilotes GP2 disposent des mêmes gommes.

Honnêtement, puisque tout le monde est logé à la même enseigne et que nous courons avec les mêmes pneumatiques, cela ne me dérange pas trop. Cependant, je pense qu’il aurait pu être préférable d’utiliser les pneus médiums et tendres à Budapest.

La suite de l’interview est une démonstration qui souligne la préparation des pilotes GP2 à la Formule 1. L’atout ? La connaissance des pneumatiques Pirelli.

En général, les pneumatiques sont bien entendu le facteur principal influant sur la course. Peu importe si votre voiture est bonne, si vous ne comprenez pas les pneumatiques et ignorez comment les gérer comme il se doit, alors vous ne disposez de quasiment aucune chance de bien figurer en course. Depuis que les pneus Pirelli fournissent la discipline, cela est devenu bien plus difficile pour les pilotes car il faut sans cesse se concentrer sur les pneumatiques lorsque vous pilotez.

Fabio Leimer est précis dans ses explications, il sait de quoi il parle et comment il doit réagir pour obtenir de meilleurs résultats. Celui qui s’est distingué lors du GP2 Final l’an passé, certes en retrait vis-à-vis des leaders, a réalisé le spectacle à plusieurs reprises et a su décortiquer plusieurs éléments clés de sa saison, notamment lorsque la voiture de sécurité avait ruiné sa belle performance en Grande-Bretagne.

Cependant, cela suffira-t-il pour convaincre, après plusieurs saisons de GP2, les observateurs de son coup de volant et sa pointe de vitesse ? Tel sera en tout cas le défi auquel le Suisse s’attardera. Son équipe dispose également du Français Nathanaël Berthon dans ses rangs, qui a signé une belle deuxième place en Hongrie, lors de la course sprint. L’Auvergnat semble avoir amélioré les points qu’il devait parfaire et être désormais prêt à lutter à la hauteur de son coéquipier. Sera-t-il en mesure de le faire ponctuellement ou régulièrement ? L’avenir nous le dira également, dès la Belgique dans un peu moins de trois semaines !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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