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Alice Powell : « La confiance en soi est primordiale »

Alice Powell 2012 GP3 Spa

Les efforts d’Alice Powell cette saison en GP3 ont été couronnés d’un point acquis dans la dernière course de la saison à Monza, au bénéfice de pénalités infligées à Tamas Pal Kiss et Aaro Vainio. A Spa, nous l’avions interviewée, là où ce point n’était encore qu’un rêve lointain. La pilote Status GP, qui a notamment remporté en 2010 le championnat de Formule Renault BARC, réalise un bilan de sa saison, revient sur sa jeune carrière et les moments charnière qui l’ont poussée à faire de la compétition à haut niveau. Avant de parler d’avenir et d’évoquer tout un panel de possibilités aux coûts très hétérogènes.

Vous avez affiché un certain potentiel cette saison, en connaissant des hauts et des bas. J’imagine que votre objectif est d’inscrire un ou des points d’ici la fin de saison ?

Bien sûr, j’ai très bien entamé la saison. Mais par rapport au fait de marquer des points, nous avons connu des difficultés à mi-saison, certains circuits m’ont donné du fil à retordre, même chose avec certains éléments de la voiture en conditions de pluie. Je crois que le problème a été que lors des précédentes courses [avant Spa, ndlr], nos attentes étaient peut-être trop élevées. Mais bien sûr, des points seraient fantastiques cette saison, soit à Spa soit à Monza – ce serait super !

Quand vous êtes-vous dit que faire de la course automobile n’était plus qu’un hobby, mais ce que vous vouliez faire de votre vie ?

Vous savez, tous les enfants rêvent d’occuper une fonction extraordinaire. Pour ma part, j’ai commencé à courir à 8 ans et demi, j’étais une très grande fan du sport. Mais c’est seulement lorsque j’ai commencé à faire de la monoplace, à 15-16 ans, que j’ai pensé que c’était réellement ça que je voulais faire, consacrer ma carrière à cela. Cette passion est toujours présente aujourd’hui, et j’espère en faire ma carrière, que ce soit en Formule 1, ou ailleurs – mais il y a énormément de prétendants.

Vous faites partie de l’immense vivier de pilotes britanniques prometteurs. Dans ce contexte, à quel point est-il difficile de trouver des soutiens financiers ?

Le sport est si coûteux : le budget d’une saison de GP3 est d’un demi-million de livres ! C’est très difficile, je ne suis pas du tout issue d’un milieu aisé, donc je dois me débrouiller pour trouver le budget, ce qui rend la chose évidemment plus difficile. C’est difficile, mais la crise économique mondiale n’aide pas non plus, presque tous les pays du monde sont touchés. J’aurais dû débuter en sport automobile quelques années plus tôt, cela aurait été plus simple ! Le budget sera le plus déterminant quant à mon avenir dans telle ou telle discipline.

De fait, envisagez-vous d’explorer d’autres horizons, de courir aux Etats-Unis par exemple ?

Là-bas, ou en GT, c’est une possibilité. De nombreux programmes existent pour les pilotes, par exemple Porsche pour ne citer qu’eux. Ces programmes ne nécessitent pas un budget colossal, comparé au GP3 ou au GP2, et vous pouvez vivre décemment en étant pilote professionnel en GT !

Pour la saison 2012, l’équipe Status GP vous a-t-elle fait une offre assez rapidement, ou avez-vous dû attendre le dernier moment pour trouver ce volant ?

Cette année, ce n’était qu’à la fin du mois de mars que j’ai décroché ce volant chez Status GP. J’ai fait des essais avec eux à Silverstone, ils ont vu du potentiel en moi. L’équipe est fantastique, ils m’ont énormément aidé à apprendre la monoplace, j’ai réellement apprécié le GP3. Je n’ai pas hésité à ce moment-là pour me lancer dans cette aventure avec eux cette saison !

Les pilotes évoquent régulièrement l’importance de la confiance, et le fait d’en gagner à chaque bon résultat. Qu’en pensez-vous, avez-vous acquis de la confiance durant la saison ?

Au début, je n’avais pas confiance en la voiture – pas parce qu’elle était mauvaise, bien au contraire, mais parce que je n’avais pas fait d’essais avant. A Barcelone et Monaco, nous avons terminé 11e, j’étais en confiance. A Valence, nous étions 9e en essais, et après nous avons rencontré deux abandons, c’était difficile à Silverstone. Clairement, ma confiance en a pâti. La confiance est très importante, et ce qu’il faut aussi c’est rouler le plus possible de kilomètres pour l’acquérir.

Toujours concernant cette confiance, est-il plus difficile pour une fille d’en acquérir ?

Cela fait maintenant 11 ans que je cours en sport automobile, aujourd’hui j’ai l’habitude d’être la seule fille ou d’être l’une des seules filles à courir. Ce n’est pas quelque chose qui m’a tellement affecté, l’important, c’est d’avoir confiance en soi.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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