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Change. Yes! IndyCan!

L'IndyCar peut changer et évoluer, notamment sur le domaine de la sécurité.

L’accident effroyable de Mike Conway lors des 500 miles d’Indianapolis pose l’éternelle question de la sécurité dans les sports moteurs. Soyons clairs, le risque zéro n’existera jamais. Un sport extrême reste par définition dangereux. Un sport tout court même.

Cela dit, il est temps pour une discipline comme l’IndyCar de se pencher sérieusement sur la question, dans cette discipline où les monoplaces peuvent atteindre plus de 300km/h de moyenne sur un ovale. On se rappelle des accidents de Kenny Brack, Bruno Junquiera ou même plus récemment de la mort de Paul Dana début 2006 sur l’Homestead.

A l’heure de renouveler dans une paire d’années les monoplaces d’Indycar, je crois que les promoteurs de l’Indy Racing League ne se posent pas exactement toutes les bonnes questions. En lisant les déclarations, j’ai plus l’impression qu’ils cherchent à conserver le côté spectaculaire de leur discipline plus que toute autre chose. Bien sûr, l’aspiration est un phénomène qu’il faut à tout prix conserver, de même que les aspects des coûts et de proximité des monoplaces. Mais il n’y a pas que ça. Je ne dis pas qu’il faut rechercher à tout prix la sécurité, au risque d’aseptiser la formule, loin de là. On l’a vu en F1, c’est un bien pour un mal. D’autres me répondront un mal pour un bien, mais je demeure persuadé que les risques sont inhérents à ces sports, et qu’aucun ne va se donner la mort volontairement, bien évidemment. Le cœur de la problématique est donc de parvenir à trouver un bon équilibre, à contrebalancer la décision de la monoplace au meilleur différentiel coûts/spectacle par la décision d’une monoplace la plus sûre.

Car bien que les Américains apprécient le spectacle, et ne sont pas vraiment avares de crashes, mais il demeure inacceptable de voir une monoplace se disloquer au moindre accident, de voir des roues volées, et j’en passe. Alors on me répondra, qu’en Indy, ou plus globalement outre-Atlantique, les pilotes sont des vraies têtes-brulées, et jamais rien n’empêchera quoi que ce soit. Mais c’est réducteur du problème, c’est se cacher sous de faux prétexte. Les diodes au volant pour les drapeaux étaient un premier pas, bien en avance sur d’autres sports, mais il faut maintenant aller plus loin, car cela ne suffit pas. La F1 s’est inspirée de ces mêmes diodes, alors pourquoi ne pas s’inspirer des câbles rétenteurs de roues de F1 maintenant ? Certes, l’IndyCar reste soumise à des contraintes différentes, notamment sur ovale, mais les ingénieurs américains (ou italiens, comme Dallara fournit le plateau jusqu’à fin 2011, au moins) ne sont pas plus bêtes que les autres, ils peuvent trouver des solutions. Ils peuvent le faire oui.

PS: Parlons des 500 miles en eux-mêmes. Comme d’habitude, grandement déterminés par les guerres de stratégies. Kanaan y aura presque ruiné sa folle remontée, Castroneves et Power tout perdu, Lloyd et Patrick tout gagné sur la fin. Mais Franchitti mérite grandement sa victoire, il aura dominé de la tête et des épaules ce dimanche. Et Hunter-Reay ne pourra pas se tourner les pouces jusqu’à la prochaine course, tandis que Conway doit garder un goût « corset » de ce week-end qui aura fini en eau de boudin pour lui. Anyway, that’s racing.

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l’affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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