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IndyCar : James Hinchcliffe surfe sur la vague 2.0

Capture d'écran Hinchtown.com | site officiel de James Hinchcliffe

Il est des pilotes dont la popularité bondit en un clin d’œil, en un coup de buzz. En Europe, le Canadien James Hinchcliffe pourrait bien suivre ce chemin.

Comment a-t-il fait, me direz-vous ? Une apparition sur la chaîne américaine SPEED, une imitation de Kimi Räikkönen sollicitée par le présentateur et le tour était joué – la vidéo en est déjà à plus de 10000 vues après quelques jours seulement. Pour ceux qui sont davantage familiers avec le sport automobile au niveau européen, ou à l’échelle de la Formule 1 et des grosses disciplines hors US, ce nom ne vous disait peut-être pas grand-chose. Pour les férus d’IndyCar, l’histoire est tout à fait différente.

Faits marquants

Et pourtant, de 2006 à 2008, pour le compte de la formation canadienne, Hinchcliffe avait concouru en A1 GP, le championnat qui affrontait différentes nations du monde. Bien sûr, il fit une moins bonne impression que Robert Wickens la deuxième année – qui n’est autre que le champion du monde en titre de Formule Renault 3.5 devant Jean-Eric Vergne !

Comme le décrivait le mois dernier le pilote de 25 ans, originaire d’Oakville, le fait d’avoir toujours été bien placé mais jamais premier dans les championnats de formules de promotion amenait le doute chez ceux qui devaient le juger et se dire qu’il n’était peut-être pas l’homme de la situation pour les plus grosses montures. Malgré tout, en 2011, après avoir terminé 2e en Indy Lights en 2010 derrière le Français Jean-Karl Vernay, il a participé à la saison d’IndyCar pour se classer 12e.

Cette saison, il truste actuellement la 5e place du championnat grâce à deux podiums et une qualification au 2e rang aux 500 miles d’Indianapolis, mais après plusieurs meetings compliqués, notamment à domicile. Particulier, puisque le baquet de la « Go Daddy car » devait revenir à Dan Wheldon, tragiquement disparu à Las Vegas lors du dernier meeting en 2011. Malgré cela, impossible de dire que le Canadien a volé sa place tant son coup de volant est étincelant – en fait, faire le parallèle avec l’arrivée de David Coulthard en F1, en remplacement d’Ayrton Senna, serait plus juste.

La cerise sur le gâteau

Mais là où James Hinchcliffe a une longueur d’avance sur ses acolytes, c’est bien aux niveaux du marketing et de la communication. Un article de Joanne Ireland parle d’une « identité unique définitivement établie », en mentionnant le site internet du pilote, Hinchtown.com, lancé en 2006, où le pilote développe une nouvelle identité, celle du maire d’une ville fictive, qui n’oublie pas l’interaction puisque tout visiteur peut faire une demande pour devenir membre officiel du gouvernement d’Hinchtown. Rien que ça.

Et ce n’est pas tout : sur les réseaux sociaux, de nombreuses campagnes fictives sollicitent les mêmes internautes et supporters pour faire apparaître le pilote dans diverses situations (en page d’accueil de son sponsor-titre, en présentateur de Saturday Night Live, etc.). Avec, comme toujours, vidéos à l’appui !

Susciter des vocations

Le magazine F1 Racing évoquait récemment que la saison 2012 de Formule 1 était la meilleure de toutes, notamment en raison de la disponibilité des pilotes accrue grâce aux réseaux sociaux. Comme évoqué précédemment dans un article consacré à la communication en sport automobile, ces supports de communication permettent de tisser de nouveaux liens avec les supporters, mais cela est encore perfectible. Ce qui manque aujourd’hui à la Formule 1, indéniablement, c’est un pilote comme James Hinchcliffe, loin des schémas corporate trop souvent vus et évocateur d’une bonne dose d’authenticité et de sincérité.

Pour s’en convaincre, il suffit de l’écouter parler de la refonte de son site internet en 2006 :

Le moment était venu de concevoir un nouveau site internet et nous avons regardé tous les sites des pilotes : en Indy, en F1, en NASCAR – et nous en sommes venus à ces deux conclusions : ils étaient tous les mêmes et ils craignaient tous.

Les pilotes actuellement en formules de promotion sont prévenus ! Néanmoins, la question n’est pas de jeter la pierre aux pilotes, encore moins de souhaiter que tous suivent l’exemple parce que cela génère le buzz. Mais, en termes de communication, le plan en or ne se situe pas seulement dans le fait de faire monter une femme au volant d’une Formule 1, d’autres voies sont possibles. D’autant plus que de nombreux pilotes, en Formule 1 ou ailleurs, sont loin d’être lisses. Pensez à Mark Webber, et vous comprendrez. En tout cas, pour le futur, préparez du pop-corn : la sortie est imminente !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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